mercredi 9 janvier 2019

Devoirs de la citoyenneté.

Au pays des droits, de la revendication, du corporatisme galopant, du capitalisme sauvage titubant, de l’appropriation des découvertes scientifiques, de la consommation aveugle sans retenu… Au pays qui essaya de relayer et profiter des acquis de l’humanité sans mettre la main dans la pâte, profitant des apports des Phéniciens, des Romains, des Musulmans, des Ottomans, des Français…et en cours de route, de Didon, d’Hannibal, de Magon, de Ibn Khaldoun, de Fleming, de Pasteur, de Leonardo da Vinci, de Voltaire, de Rousseau, de Jaurès, de Kant, de Soljenitsyne, de Hawkins, de Sartre, de Bourguiba (avec ses défauts de parcours)…pour dire haut et fort que ces gens avaient fait des risques pour moi, avaient essayés des tests de médicaments sur leurs propres corps pour moi, que les guerres de libérations et d’affranchissements étaient faites pour moi, que les révolutions et les rebellions contre les iniquités étaient faites pour moi, que touts les morts des guerres mondiales avaient cru faire du bien pour moi, que tout les gens qui priaient cinq fois par jour, une fois, dans le cœur ou pas du tout, avaient une pensée de fraternité avec moi, que le cumul des valeurs dans le parcours humain est irrévocable et en perfectibilité constantes. De cet écran géant, de souffrances, de combats, d’esprit pionnier et de tendance aimante vers Dieu et ses créatures, qui montraient les souffrances pour un droit de citoyenneté acquis, voici, un projet de lecture, aussi minime soit il, d’un incident révélateur du niveau de la nature humaine prédominante. Pour la route, il ne faut pas oublier que le destinataire est connu depuis, Sydney, Oakland, Melbourne….jusqu’au Saskat et Ottawa au Canada et de Ghar El Dima jusqu’aux barbelés de la frontière Libyenne, sans parler du fait que son honorable compagne travaille à dix mètres du labo des mirages. Sans parler de l’historicité, pour rester correct. Lihidheb Mohsen 09.01.19

mardi 8 janvier 2019

"Sur la route" à Zarzis.

Voilà t il, ce sont les péripéties, les happenings, les priorités, le climat, la cherté du carburant, l’état de sa tire, le mouvement trébuchant, les caprices circonstanciels, la santé…qui déterminent désormais, ce que fallait faire Boughmiga de sa vie globulaire. En effet, entre, lecture, jeu d’échecs, musée écologique sans jamais de visiteurs même gratuitement, écriture, marches journalières avec Si Slah, devoirs sociaux de visites des morts et des mourants, accompagnement de certains festivals…il y a peu de surprises dans une vie monotone malgré sa richesse et sa diversité acquises. Tu peux courir, les bonnes nouvelles ne viennent presque jamais et souvent, il fallait créer des espoirs volatiles extravagants, juste pour avoir quelque chose à l’horizon. Bien sur, quelques fois, on prenait des difficultés pour négatives, pendant qu’elles devenaient avec le temps, un cumul expérimental et révélateur. Je revenais à la maison, quand un homme avec sa caméra, m’interpella tout en constatant le livre que j’avais à la main, disant que c’était la première fois qu’il rencontrait quelqu’un intéressé à la lecture. Etait ce sa faute, du fait de ne pas avoir ciblé cette catégorie de gens, ou la mienne, qui sort, un peu, ou beaucoup de la règle générale. Il commença alors à me prendre dans son engin portatif, me laissant à ma guise, parler de nature, d’humanité, d’histoire contemporaine, d’art, de pédagogie, de migration, de bouteilles à la mer, de poèmes, de lieu culturel, d’activité de nettoyage, de normalisation avec les déchets, montrant les assemblages géants et les composants du musée… Une occasion unique pour Boughmiga, sans censure, ni dirigisme, ni même un but fixé au préalable, le laissant s’exprimer à sa guise et proposant ce qu’il avait dans les tripes. Une occasion, qu’il n’avait jamais eu dans sa vie, depuis ses vingt ans, quand il était assez lucide et précurseur, sans personne ne lui laisse la possibilité de s’exprimer, ni de faire passer ses idées très importantes. En plus de l’iniquité compréhensible du régime qui se défendait, l’occultation, était aussi du tissu social et culturel ambiant. Une découverte, constaté, juste après la dite révolution, quand le dictat politique n’existait plus, alors que la claustration existait toujours en plus forte. Car les artistes envoyait Boughmiga aux poètes, ces derniers l’envoyaient aux littéraires et ainsi de suite avec les historiens, les thérapeutes, les écolos, les associatifs, les opposants, les humanistes….pour découvrir, que l’ambiant immédiat, des ces entités et de la société traditionnelles et conservatrices, sont les vrais massacreurs des initiatives et des valeurs humaines. Au jour du marché du Bled, Zarzis ou El Mouensa, il m’arrivait de rencontrer des gens ordinaires, qui me congratulaient pour l’émission « Sur la route » « a l’attarik » pour sa teneur écologique et humaine. Il y avait même un Imam, homme de religion dont j’appréciais le discours lors des occasions de cantiques mortuaires et qui m’interpella pour me dire sa douleur et sa solidarité pour les causes soulevés. A chaque fois, je ne manquais pas de dire, que le mérite revenait à Si Mounir Msallem pour sa belle émission et surtout, à la sensibilisation au sujet de ces drames contemporains et de plus en plus aigus. Entretemps, il y avait un marchand de bricoles Djerbien, qui de la France, avait amené à la vente, plusieurs livres et qui m’avait reconnu joyeusement, car il avait vu Boughmiga à la télévision. J’étais encore plus heureux de la vingtaine de livres que j’avais achetés, auprès de cette honorable personne, qui garde encore un peu de respect à la minorité des lecteurs et aux livres. Lihidheb Mohsen 08.01.19

lundi 31 décembre 2018

Tawaassol Zarzis.

En collaboration étroite avec l’ADDCI, le Mercy Corps, les droits de l’homme Médenine et l’école 7 Mars de Bengardane, la jeune association Tawaassol de Zarzis, avait organisé un séminaire le dimanche 30 décembre 2018 à l’hôtel Eden Star, sous le titre « le rêve de l’autre coté », pour une approche de sensibilisation relative au sujet de l’émigration légale et la migration clandestine. Une campagne, qui se voulait sensibiliser à une immigration positive et informée tout en soulignant un accompagnement juridique aux refugiés, demandeurs d’asiles et immigrés clandestins. Inauguré par l’allocution de Monsieur Anouar Abdennebi, président de l’association, en présence d’une cinquantaine de personnes, ainsi que par le Docteur Faouzi Khenissi assistant du maire de Zarzis, débuta par l’intervention de l’activiste écologique Lihidheb Mohsen, qui parla longuement des mouvements humains à travers l’histoire et la légitimité naturelle des espèces à une mobilité répondant aux divers motifs de survivances. Plusieurs textes et poèmes avaient été lus, sur la migration clandestine à partir de la Libye et la Tunisie depuis le début du millénaire. Toutefois, il avait formulé une certaine prédication appelant à l’irrévocabilité de l’universalité de l’homme, ses préoccupations et son avenir. Tout en restant apolitique et global, Lihidheb avait parlé de l’attraction irrésistible des pays du nord et paradoxalement, leur refus d’admettre le droit à chacun de se déplacer et son droit au bien être. De son coté, Si Mongi Slim, président de la croissant rouge régionale de la croissant rouge de Médenine, avait animé ingénieusement des débats sur la question des débats et demandeurs d’asiles. Supervisant aussi un grand foyer d’accueil et d’hébergement, d’une centaine de personnes de nationalités diverses, il parla des conditions acceptables de ce travail humanitaire et la nécessité de l’accompagner par le coté juridique et selon les conventions internationales. Car, comme il l’avait dit, on ne peut exiger un bon accueil à nos émigrés clandestins et autres qui sont partis en Europe et faillir à son devoir envers les arrivants en Tunisie. Après la pause café, Si Oueriemmi, du bureau d’emploi de Zarzis, avait parlé des conventions bilatérales en matière d’émigration avec l’Italie et la France, tout en parlant des différentes étapes de recrutement, de constitutions de dossiers et de suivis. Un nombre d’informations très importantes et nécessaires pour connaitre ses droits et ses devoirs, dans la légalité et l’esprit des conventions. Quand à la grande intervention de Monsieur Lazhar Jouili, magistrat à la cours de cassation et expert dans différentes organisations de l’ONU, avait abordé le sujet de son coté global tout en axant sur le coté juridique et les différents cas de figure en Italie et ailleurs. Il parla de la loi universelle de 1951, donnant le doit de chacun à l’exil et l’interdiction absolue de le refouler sous n’importe quel prétexte. Comme la Tunisie, avait accueillie plus d’un million de personnes en 2011, dans de bonnes conditions d’hospitalité et d’humanité, il avait aussi palé des flux migratoires clandestins partant de l’Afrique vers l’occident. Dans l’après midi, deux films documentaires avaient été projetés, l’un sur l’abandon scolaire, un sujet de plus en plus préoccupant, et l’autre sur le rêve de l’autre coté, une chimère fantasmatique dont les déceptions se font occultés par amour propre. Un grand merci pour ses apports d’informations et de sensibilisation, à Monsieur Abdennebi président de Tawaassol, l’Addci, les droits de l’homme Médenine, les jeunes élèves de Bengardane, Messieurs, Mongi Slim, Si Oueriemmi, Lazhar Jouili, Faouzi Khenissi, Mohamed Trabelsi (croissant rouge locale), Chamseddine Marzoug (activiste au cimetière des inconnus), Mme Kaouach ainsi que les valeurs journalistes, Chaala Mejai et Si Kaouach. Lihidheb Mohsen.

Festival de l'olivier à Zarzis 2

Cette fois, c’était l’approche scientifique de l’événement, organisée par l’association de citoyenneté et dignité dans l’espace de l’école de pêche, samedi 29 décembre 2018. Après les présentations de Si Kaouach et Charrad, Si Abdallah Attia avait pris en main la gestion des interventions et des débats. Avec la présence, Ô combien importante du commissaire régional de l’agriculture, Si Ali Bouaïcha, l’absence de certains était notoire et regrettable, dont, les élus que ce soit au parlement ou à la commune, la représentation de la commune elle-même, l’union des patrons Utica, l’Union des fellahs, l’Ugtt, les milliers d’élèves, les centaines de profs, les centaines d’instits, les dizaines d’associations, les propriétaires d’oliviers, les huileries…. »ken me ihinn Allah ». Toutefois, le niveau était très respectable et tout les intervenants étaient d’un grand apport en idées, constats, savoir faire et constats. Il parait le gouvernorat de Médenine, se base sur trois secteurs économiques importants, les produits de la mer, l’oliveraie et l’élévage. Sans entrer dans les détails, car un petit livre aurait été programmé pour reprendre les principaux points, il avait été question, de toutes les étapes de l’huile d’olive, depuis le plantage, le labour, l’entretien, la cueillette, la presse, la production, la consommation, le stockage, le vente, la consommation. Messieurs Slah Lichiheb, Mounir Abichou, Si Dhaou de l’office de l’huile, avait bien relaté touts les détails se rapportant à cette richesse centenaire de la région. Ils avaient donné une dimension scientifique et pratique à ce secteur et répondirent aux questions des présents, dans un débat, aussi riche et constructif. Regrettant de ne pouvoir reprendre les informations en détail, on se limiterait à certaines idées dites à cette occasion. - La région comporte quatre millions et demi de pieds d’oliviers. - Une bonne partie de l’oliveraie de Zarzis et Djerba, devrait être rajeunie dans les brefs délais. - Le labourage devrait être modéré sans trop le faire ni en profondeur ni moins encore superficiellement. - L’enrichissement des terres par l’humus organique des restes d’animaux, d’arbres et de broyage des olives. - La protection des maladies et des insectes nuisibles par des moyens écologiques et organiques pour atteindre l’équilibre naturel. - Le transport et le stockage et le traitement des olives cueillies dans de bonnes conditions d’hygiène et de rapidité. - Utiliser des ustensiles adéquats à la conservation de l’huile d’olive, tout en évitant les bidons en plastique et ceux qui auraient servis pour des produits chimiques nocifs. - Les meilleurs silos de conservation de l’huile, restent les futs en inoxydable et les enphores anciens en poterie. - Le rajeunissement d’une partie de l’oliveraie, pourrait engendrer un plus value compensateur des frais et du manque à gagner pendant la période de recroissance, dans la vente du gros bois, de plus en plus demandé. - L’empreinte carbone de l’olivier est très positive à l’échelle planétaire et cet arbre « sacré », possède plusieurs atouts d’utilité, d’intégration et de durabilité. - Pendant les années de sécheresses, l’olivier se met à l’auto régulation, en fermant ses pores et ses veines au monde extérieur et se suffit à lui-même, jusqu’à des jours meilleurs. - Le transport des olives devrait être fait en vrac ou dans des emballages appropriés, afin d’éviter les sacs en plastique nocives. Cette journée, était très bénéfique, malgré le peu de présents, des gens importants faut il l’avouer, et Monsieur le commissaire régional de l’agriculture, avec son staff de la profession, était très dynamique et performant, surtout quand il parla de projets pour les jeunes, presque aboutis et sur le point d’inauguration. Tout le monde s’était accordé, à faire paraitre toutes les informations dans un petit livre pour faire parvenir ces connaissances et les vulgariser auprès des agriculteurs et des autres. Lihidheb Mohsen.

jeudi 27 décembre 2018

Festival de l'olivier à Zarzis.

L’association citoyenneté et dignité de Zarzis, en collaboration active de l’association Ziane et la volonté politique régionale, avait organisé les festivités commémorant le rôle économique de l’olivier, dans sa première version de cette façon. Cet événement, utilitaire et culturel, avait toujours eu lieu depuis une quinzaine d’années, mais ladite révolution, avait remis en cause son instrumentalisation politicienne. Dans sa nouvelle version, il avait bien réussi, malgré le fait, complémentaire, que la municipalité Zarzis nord avec l’étroite collaboration des scouts Tunisiens, avaient aussi organisé une manifestation grandiose, à sa façon, et télédiffusé à ce sujet. Aujourd’hui, jeudi 27 décembre 2018, à la partie gauche cette fois, de l’office des terres domaniales de Chammakh, la fête était totale, au milieu d’une vingtaine de stands géants couverts, des tentes traditionnelles, des groupes folkloriques et des performances cavalières s’animaient. En présence du gouverneur de la région, les officiels de l’agriculture et les autorités locales, touts les stands avaient été visités et des dégustations des produits locaux, en huile d’olive, mets divers et délicatesses, eurent lieu. Bien sur, les stands riches en produits et ustensiles du terroir, étaient performants grâce aux jeunes filles de l’association Ziane du Lycée 2 Mars. Des huiles en embouteillages et emballages divers étaient proposés aux visiteurs. Une bonne femme, avec ses deux enfants tranquilles sous une tente, cuisinait en tournant avec un long baton dans une grande marmite, un plat traditionnel de la région. D’un autre coté, des échelles étaient dressées en deux, pour cueillir les olives et montrer les différentes étapes de son traitement. Plus loin, une démonstration de tronçonnage mécanique à l’aide d’un tracteur, des branches d’oliviers pour profiter pleinement de la taille. Tout un accompagnement de cette richesse agricole dont jouit le presqu’ile de Zarzis, grâce aux labeurs de pêcheurs d’éponges, qui transformaient ce produit marin, en olivier et parvenir, avec le temps à créer, malgré la sécheresse, une oliveraie resplendissant et assurant la survie de ses habitants. Une autre installation de stands et d’exhibitions, ont été installés à la disposition du public, dans l’espace couvert de la foire de Zarzis ville. D’autres manifestations, dont des conférences techniques et théoriques, seraient organisées pour le lendemain. Une visite à l’huilerie moderne de production de l’huile d’olive et son embouteillage dans les normes internationales, serait programmée. Ainsi, Bravo aux initiateurs et réalisateurs de cette action de sensibilisation culturelle, Si Abdallah Charrad, Si Hassen Ghoul, Si Abdelkrim Kaouach, Si Salem Fréa, Si Abderrahmane Souei, Si Samir Ghrab….pour sa réussite, en attendant que d’autres de la société civile, autres que les partisans du mouvement Echaab et celle d’Ennahdha, font mieux et plus, pour la cause commune et rester au niveau des valeurs humaines et avant gardiste de cette région. Lihidheb Mohsen 27.08.2018

mardi 18 décembre 2018

Djerba, un musée à ciel ouvert.

Pour que cette île reste un musée ouvert, comme l’avaient laissé les anciens et l’histoire, il va falloir se mettre pour de bon, à prévenir les dégâts écologiques de l’homme, sur son environnement. Pollution, sur exploitation touristique, surpêche, bétonnage, déformation panoramique, urbanisation anarchique, carrières anarchiques, politisation rétro, exode d’humains dans les deux sens, militarisation excessive, ghettoïsation ethnique ou touristique, mégaprojets déformateurs…, une série de difficultés, certainement encore surmontable, par rapport aux possibilités et au patrimoine humain universel, à préserver absolument. De cette optique et le fait de se sentir concerner par touts les problèmes des concitoyens dans le pays, surtout quand j’habite en face, sur la terre ferme, de cette île flottante, attractive, agréable, intégrée dans son histoire et ses particularités ethniques, en croissance notoire, mais hasardeuse quelques fois, résidait mon intérêt à mon espace de chasse naturel et accessible. En passionné de la cause écologique, j’avais sillonné toute l’île de long en large et plusieurs fois sur la cote, à nettoyer, constater, dénoncer s’il le fallait, tout en faisant tout son intérieur, pour dénombrer les belles mosquées antiques, dont celles sous terrains et spirituelles. Comme d’habitude, je faisais le résumé de chaque sortie et chaque constat, que je partageais avec tout le monde sur mes blogs et le net, au point que plusieurs étrangers habitant l’île depuis des années, la découvraient à travers mes écrits. Juste pour dire, que tout en restant en deçà de la mentalité universelle des islanders, qui était quelques fois justifié dans l’histoire, pour se prémunir des épidémies et des invasions, cette peau de taureau, cette toison d’or d’Ulysse, était un véritable musée ouvert, portant les traces de toutes les périodes du parcours humain, y compris, l’homme primitif, dont quelques silex du paléo sup avaient été constatés sur la cote sud de l’île. Pendant une longue période, j’avais une relation avec un témoin direct de la situation de la décharge initiale de Guellala et me parlait des sa répercussions très graves sur la population de la région et même l’environnement direct. Au debut, je défendais le choix de son emplacement presque unique, mais j’ai su plus tard, qu’il était l’objet de plusieurs manigances politico foncières suspectes et son impact très négatif sur la population. D’ailleurs, mon vis-à-vis, homme intègre et équilibré, un peu réservé et peu expansif comme la plus part, en comparaison avec l’esprit aventurier des gens de la terre mère, était, à ma surprise, prêt à toute les éventualités y compris la confrontation directe avec les autorités. Ce qui fut fait, et la déchetterie fermée définitivement. Sans une alternative consistante, ni un visu sérieux des perspectives à la résolution du problème des déchets, advint malheureusement le chaos de la période de la révolution, pour verser dans les solutions bidons, les gestions au jour le jour et les issus impasses. En tant que voisin, combattant écologique, mais incapable de militantisme direct, j’avais assisté à toutes les manifestations de Djerba pour résoudre cette situation, avec même des compagnes de nettoyages directs. Je pensais, que même s’il y aurait des erreurs de considération et de conception, on ne peut laisser une région aussi riche et importante, patauger dans les déchets de sa propre consommation, au point de lui être solidaire afin de trouver une solution régionale pourquoi pas, il suffirait de discuter. Malgré ma prédisposition, ma lucidité et ma détermination à aider équitablement à cet effet, j’étais agressé à l’une des manifs juste en face de l’aéroport, quand je portais une inscription portant, « Zarzis soutient Djerba », ce qui était au fond, un engagement manifeste et raisonné de solidarité. Cette mise à l’écart et le nombrilisme excessif de certains autosuffisants, avait aussi été constaté pendant les discussions sur le sujet dans les blogs, au point de me dire directement, « que fait un Akkari de Zarzis dans un sujet de Djerba ». Mais, j’avais toujours dénoncé, cette passivité à laisser cette Atlantide se noyer dans ses déchets, tout en mettant à l’index les multiples choix très secondaires et mineurs du tri sélectif, du broyage minuscule ou encore la monumentale erreur de mettre en caissons énormes les déchets compactés et entassés au bord de l’île. Un acte de pilotage à vue, sans avoir la moindre idée de l’étape suivante pour le traitement de ses bombes à retardement, qui commencent, déjà, à se fissurer, laisser dégouliner des liquides nauséabonds et risquent d’envenimer la région et surtout Hassi Djerbi en face de l’autre coté de la mer. Un acte, provisoire, dans un sujet très important, juste pour faciliter le passage d’un ministre ou le camouflage d’une politique d’inconsistance. Devant cette situation douloureuse, à risques et de plus en plus aigus, dont les cumuls se font entasser à ne plus pouvoir traiter les anciens caissons, ni les quotidiens qui viennent au jour le jour, il y a lieu, d’envisager une solution, d’une façon sérieuse, apolitique, professionnelle et même si elle serait couteuse. Bien sur, tout en se gardant des manigances affairistes et profiteuses de la plus part des projets, l’idée d’une installation d’incinération produisant de l’énergie, serait, un choix ultime et décisif. Comme la désalinisation de l’eau de mer, est un acquis important, un grand projet de traitement des déchets, dans l’île, serait nécessaire et urgent, même au dessus des politiques changeantes et trébuchante, et rester aussi citoyen et de survivance. Lihidheb Mohsen Zarzis 18.12.18 Mémoire de la mer et de l’homme.

vendredi 26 octobre 2018

Zarzis, et la Tunisie, défendent leurs valeurs.

Aujourd’hui à dix heures, des centaines de personnes ont manifesté leur soutien à Si Ahmed Fréa, harcelé arbitrairement par une bureaucratie parallèle aux instances judiciaires du pays, réputé pour la fragilité des ses démarches douteuses et la superficialité de sa conception de la justice transitionnelle. Avec lui, tout le sud, voir toute la république, le docteur Fréa jouit aussi d’une réputation supra nationale qu’il confirma par ses apports inestimables aux ministères de l’équipement et celui des télécommunications. Bien sur, les visages politiques de l’ancien régime, les avocats, les médecins, les ingénieurs, certaines figures de partis politiques, le bon peuple, avaient salué le drapeau national avec l’hymne du pays comme pour affirmer que c’est une cause nationale et irrévocable contre la médiocrité en vigueur, contre le mal traitement de nos intellectuels et contre les basses manigances politicardes. Malgré l’appartenance de certains présents, à des partis politiques, ce qui n’est pas un péché ni interdit tant les partis sont légaux, le soutien à cette grande personnalité, reste apolitique, total et jusqu’au bout. Naturellement, il avait plusieurs fois, souligné sa prédisposition à répondre aux requêtes judiciaires et assumer ses responsabilités de citoyen qui aurait fait des fautes, en attendant la reconfirmation certaine de son innocence. Sachant l’honnêteté de la personne, sa crédibilité et le degré de sa valeur scientifique, on sait qu’il ne pourrait être coupable pour quelques jours d’instrumentalisation dictatoriale où n’importe qui aurait tombé. Lihidheb Mohsen 26.10.18