samedi 6 octobre 2018

Les pêcheurs de Zarzis manifestent.

Aujourd’hui, le 06.10.18 à 12 h 30, les pêcheurs de Zarzis et quelques figures de la société civile, avaient manifesté leur soutien à la liberté de déplacement, à la dignité humaine, à non criminalisation des secours aux migrants en difficultés et leur soutien indéfectible au bateau humanitaire de sauvetages en mer, l’Aquarius. Bien sur, cet acte de solidarité avec tous les militants de la cause humaine, n’est pas étranger à l’élan de cette région, habitué à intégrer ses activités quotidienne aux devoirs de secours et incidents arrivant dans le parcours du travail. De ce fait, les pêcheurs de Zarzis, avaient ordinairement secourus plusieurs centaines de clandestins en difficultés en mer, aux dépends de leurs maigres produits en poissons. Dernièrement, certains d’entre eux avaient été emprisonnés pendant qu’ils appliquaient leur devoir de secours et d’humanité sans conditions. Bravo aux pêcheurs de Zarzis, bravo à tous les sauveteurs en mer et ailleurs et bravo et soutien à l’Aquarius pour ses activités passées et futures. Lihidheb Mohsen Zarzis 06.10.18 Mémoire de la mer et de l’homme.

mercredi 3 octobre 2018

Les bleus, aux cols bleus.

Encore et encore, même si le capitaine est mort, on s’inquiète sur notre sort, avec désarroi et remords, il faut bien dire haut et fort, les coups de pieds dans le décor, de nos ingénieurs et entrepreneurs, comme on peut le constater et le voir, après les dernières pluies, qui avaient carrément, enfoncé le portail, à cause des débordements de l'eau ruisselant des monts. On avait bien prévenu, dans les délais et avant même les chantiers, directement et par écrit, pour faire un travail intelligent et précis. Mais voilà encore et encore, personne n'écoute les doléances, personne ne répond aux correspondances....et tout le monde dance à la folie, dans la marre de la médiocrité, apparemment fixe et finie. Lihidheb Mohsen 03.10.18

mardi 2 octobre 2018

Un SOS save our souls, dans la mer en face de Zarzis.

Venons de constater loin à l'horizon dans la mer, une lueur transcendantale qui serait une fusée de détresse et un appel urgent au secours. Cette lueur verticale et fixe serait à une trentaine de km juste en face de Souihel Zarzis. C'était il y a quelques minutes le 01.10.18 à 20 h 50 et Slah Mzalouat et moi Boughmiga, faisant de la marche, avions téléphoner à la garde nationale pour informer et faire engager les secours éventuellement. Allah Yestir. L’image contient peut-être : nuit, ciel et plein air 16 commentaires5 partages 23Messaoud Hammami, Sonder Naam et 21 autres personnes J’aime Commenter Partager Commentaires Faouzia Bouthour Faouzia Bouthour Rabbi y ouster Gérer J’aime · Répondre · 11 h Ing Sami Dabbouni Ing Sami Dabbouni Vous appelez la garde ce bon ou pas encore Gérer J’aime · Répondre · 11 h Mannou Zarzis Mannou Zarzis Rabi y9adir il5ir Gérer J’aime · Répondre · 11 h Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb Je viens d'appeler le numéro du chef de la garde nationale maritime qui m'avait bien entendu mais il n'était pas aucourant de l'incident et le 192 à qui j'avais transmis les péripéties sur place en lieu et en temps, ne lui avait pas transmis l'information. Gérer J’aime · Répondre · 11 h Hayet Dhifallah a répondu · 2 réponses · 11 h Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb Comme toujours on tombe dans les incohérences et le numéro quii aurait d'aprés moi pris en charge l'affaire était le 192....d'ailleurs le seul qui repondait des 197 198... 1 Gérer J’aime · Répondre · 11 h Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb En tant que citoyen je ne suis pas censé connaitre les numéros spécifiques et il suffirait qu'un l'un d'entre eux était contacté, il devrait faire faire le nécessaire et transmettre l'information aux compétences. J'espére qu'il n'est pas encore Trop tard..... Il y a bien des hélco....non...!!! 2 Gérer J’aime · Répondre · 11 h Mannou Zarzis a répondu · 2 réponses · 11 h Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb C'est une urgence absolu e s'inscrit dans les obligations et le travail de certains de nos valeureux concitoyens...non ...!!! 1 Gérer J’aime · Répondre · 11 h Amira Bouzoumita Amira Bouzoumita Svp j ai rien compris vous avez observez quoi? Gérer J’aime · Répondre · 11 h Amira Bouzoumita a répondu · 4 réponses · 10 h Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb J’espère que les bateaux en rade déclareraient cet incident, mais je rappelle encore que c'est très sérieux et très grave, car défaillir à assistance à personnes en danger est un crime répréhensible et illégal. 2 Gérer J’aime · Répondre · 10 h Ing Sami Dabbouni Ing Sami Dabbouni Mohsen Lihidheb si mohsen ou se trouve le signal par rapport aux bateaux Gérer J’aime · Répondre · 10 h Mohsen Lihidheb Répondez... Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb Nous étions du coté de Bennana Souihel, mais vu la distance et l'éloignement de la lumiére qui serait de trente km, ça veut dire aussi que c'est devant Zarzis et même Djerba....à cause de la distance. 1 Gérer J’aime · Répondre · 10 h Kamel Abichou Kamel Abichou عيون لا تنام ....زعمى الحرس البحري يقوم بنفس العمل Gérer J’aime · Répondre · 3 h Mohsen Lihidheb a répondu · 1 réponse Virgule Mousika Virgule Mousika Bonjour Mohsen, des nouvelles depuis? Gérer J’aime · Répondre · 3 h Laura Adida Nouiri Laura Adida Nouiri · 2 amis en commun Et .... quelque chose à été fait?? Gérer J’aime · Répondre · 3 h Laura Adida Nouiri a répondu · 2 réponses · 2 h زياد بن رمضان زياد بن رمضان Un bled pommé ! Gérer J’aime · Répondre · 1 h Mab Jebnoun Mab Jebnoun · 12 amis en commun Si Mohsen Lihidheb yaatik essaha , le citoyen exemplaire comne d habitude. Inchalla rabbi maahoum. Gérer J’aime · Répondre · 36 min Mohsen Lihidheb Répondez... Mohsen Lihidheb Mohsen Lihidheb Je viens de revenir du port où j'ai rencontré des pêcheurs qui n'avaient pas d'information mais qui m'avaient affirmé que les "Harraga" n'utiliseraient pas de feu de détresse "!" et ce devrait être accidentel. D'un autre coté, évitant de demander des comptes à l'autorité, j'ai demandé à un ami, Si Chamseddine pour vérifier le suivi de l'incident et me contacta après consultation qu'il n y avait rien de grave et d’après le chef de la garde maritime, les bateaux de surveillances de la douane étaient déjà à l'endroit indiqué au moment indiqué. Tant mieux, mais notons que c'est un précédent d'alerte pour dynamiser nos possibilités de secours et en dégourdir les actifs. Gérer

samedi 29 septembre 2018

La prophétie de Mamadou.

Dans sa hutte en broussailles avec ses sœurs, Ruminant l’indigence, les douleurs et la peur, Pendant que le désert avançait sur les terres, Sans emplois ni le moindre espoir. Avec le Tam Tam des guerres et conflits, Et l’immolation régulière de villages et prairies, Entre faim, maladies chroniques et carnages, Un désarroi des plus aigue dans les âges. Faut donc répondre à l’instinct naturel, Vers d’autres horizons, aller vers l’appel, Et laissant à manger un bout à ses prochains. Comme un boulet de canon dans le décor, Et Mamadou s’éjectera de son corps, Dont les ondes tisseront des relations, D’amitié entre peuples et nations. Il prend alors son cœur dans ses mains, Sa force de travail, sa sagesse, son élan, Et s’en va en guerre traversant le désert, Usé jusqu’au bout de ses nerfs. D’un obstacle à l’autre, d’une épreuve vers un ghetto, De passeurs d’hommes vers d’autres masos, Pour se trouver après des dizaines de mois, En pleine mer plein d’effroi, A regarder autour de lui pleurant les enfants, Dans les bras de leurs mamans. Certains passeront les filets de la providence, D’autres vers les ghettos de l’exploitation, D’autres n’auraient pas de chances, Périront au fond noir de l’océan. Ils sont des millions à aller ou venir, A prendre le chemin tracé du futur, Et attiré par l’aimant occidental, L’emploi et les droits humains universels. Pourtant, ils étaient passés par là, les prospecteurs, Les chercheurs d’or, les aventuriers, exterminateurs, Les commerçants de bling bling de la traite triangulaire, Les déserficateurs méticuleux de la mer et la terre, Siphonnant pour de bon, pétrole et richesses minières. Ils sont passés par là, les voilà, les fameux civilisateurs, En paternalistes religieux et décisionnaires réducteurs, Virent à bout, jusqu’au bout, de ce qui suffisait aux pauvres, Pour venir de l’autre coté les saupoudrer de sel et de poivre, Dans une sorte d’anthropophagie culturelle et éffective, Témoin contre un monde inique à la dérive. Et Mamadou, acculé et poussé jusqu’au corps, Comme le firent touts les êtres vivants sur la terre, Sauterelles, oiseaux et troupeaux d’animaux de tout bord, Répondit à l’appel écologique vers le nord. Avec son autre visage un peu plus blanc, Des pays limitrophes de ce petit océan, L’attraction vers le nord est aussi irrésistible, Moins dramatique certes, mais compréhensible, Et presque les mêmes raisons au départ, Poussent les jeunes à tenter la mer. Ainsi, ce flux migratoire légitime et continue, Prend la place du vide des inégalités, Répond au reflexe de survie inné, Et passe à travers le légal convenu. Mamadou, n’est pas pour une reconquista sauvage, Il n’est pas Garibaldi et sa remonté guerrière, Ni l’aventurier phallo du Soudan et son histoire, Ou les Hilaliens, détruisant tout sur leur passage. Il est l’homo erectus, sapiens sapiens sapiens, Avec la sueur de son front et du bon sens, Avec l’esprit libre de l’intox collectif, Avec l’énergie débordante et l’esprit saint et vif, Ira dans le monde jusqu’au bout où la vie, Portera la paix et la sagesse en lui, Et montrera haut et fort combien lui aussi, A droit au bien être et au travail comme autrui. Ainsi, sondant les mémoires et les tréfonds, Des victimes et même des vivants, Pour contourner et comprendre cette ruée, Pleine de risques et de dangers, Pour finir par saisir cette prophétie pacifique, De Mamadou, la victime, le magnifique, Qui dans un cri sourd et très fort, De son âme, son esprit et son corps, Embrasse à pleins bras le nord. Une prédication certaine peut être, Qui a dépassé le stade de constat, Pour démontrer que son avenir et son être, Seront dans le monde, malgré toutes les lois. Puisqu’arrive l’occident avec force, Avec ses canons de consommation, Voilà Mamadou qui avance, Sans violence ni sommation, Pour fusionner et partager le bonheur, Avec ses autres frères et sœurs. A la mémoire des victimes de la migration, Dans les déserts du Mexique ou la Lybie, Dans les mers de Tanger, Yémen ou Tripoli, Mamadou défrichera pour de bon, Ce sentier d’entraide et de fusion, Entre les valeurs du sud et l’occident. Une universalité dont personne n’échappera, Porteuse d’espoir et l’aboutissement normal, Qui dans sa dégringolade vers l’aval, Rassemblera enfin l’homme dans l’agora. Ce ne seront pas les capitaux, Les idéologues et féodaux, Les théophiles ou cardinaux, Ou les gérants des arsenaux, Qui sauront unir notre monde, Dans une fusion naturelle et féconde, Comme Mamadou l'effectue chaque jour, Dans son exode permanent de bravoure. Lihidheb Mohsen 28.09.18 Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis.

mercredi 26 septembre 2018

Le capitaine est mort, y a plus rien à attendre.

Dans le même endroit, sur le même sujet, dans les mêmes journées, voilà de la pluie qui tomba avec force cet après midi et comme attendu, l'eau venant de la colline sur ladite route Hôpital Souihel, avait débordé directement chez les voisins entra du portail et inonda son jardin au point de passer sous le mur vers l'habitant le plus en bas encore qui se trouvait aussi victime de ce débordement de deux cotés, celle de son voisin et celle directement de la rue. Tenez vous bien chers amis, car ces victimes de cette première petite pluie sont un couple âgé de quatre vingt cinq ans et soixante quinze dont les enfants et petits enfants sont allés depuis des décennies gagner leur pain à l'étranger. A les voir cet après midi, sur la route à colmater le devant de la maison de leur voisin le plus en haut, en avant, afin de détourner vainement le courant d'eau qui va s'amplifier de plus en plus d’après la météo et le catastrophisme du oui dire. Ils étaient vieux, le mari était physiquement impotent et entassaient maladroitement des pierres, des planches, des objets divers inadéquats. Comme le dit l'adage de chez nous, encore une fois, "Aaredh el ouad Bigouffa" s'opposer aux eaux de l'oued avec un couffin. Etant sensible à leur résistance et leur bravoure, je leur avais fournis une pelle et une pioche tout en laissant une distance honorable à leur amour propre et leur combat. Ils savent bien que leur combat est aussi le mien, mais étant seuls et avancés dans l'âge, ils n'accepteraient pas facilement de l'aide. D'ailleurs, de mon coté, avec le petit chantier que j'avais engagé pour prévenir cette même pluie, une bonne partie du ciment et du talus exécuté par des ouvriers, avait été emporté par les eaux. Une situation catastrophique qu'on n'aurait pas vécu et ne vivront pas si les autorités avaient entendus nos doléances. Devant l’héroïsme naturel de ce couple, symbole direct de la grandeur de nos parents, déterminé studieusement à se protéger des intempéries et de vicissitudes de la vie, on ne peut s'incliner en respect. Il parait qu'on annonce sur le net, à la météo et partout dans le monde, que cette région subira bientôt des pluies diluviennes et dangereuses, alors, je ne pourrais que dire à cette occasion " Le capitaine est mort, vogue le bateau, vogue...". Lihidheb Mohsen 26.0918

mardi 25 septembre 2018

Y a t il un capitaine à bord...!!!

Sans parler macro, je prendrais juste ce petit incident, juste au niveau de notre cerveau...pour démontrer comment depuis mon enfance, je suivais les charrettes sur cette rue descendant de la colline, chargées de brindilles d'oliviers, de foin pour le bétail, de fourrage à sécher pendant les années de pluies, les chargements d’oliviers ou les grands bidons de deux cents litres d'huile ou d'eau à vendre...je trottinais derrière les troupeaux à contempler les béliers et les ânes ou bien regardais le passage des chameaux que l'on abreuvait tout les jeudis de chaque semaine, je m'amusais à voir l'érosion de la pluie et comment à chaque fois, les eaux faisaient des sillons profonds allant jusqu'à deux mètres. Il parait que ses alluvions avait fait descendre lentement une grosse meule en granite rose de cent kilogrammes qui resta pendant quelques années devant la boutique paternelle avant que des chapardeurs du patrimoine de nos ancêtres l'avaient subtilisé dans la nuit. Cette route qui desservait la compagne avoisinante juste derrière la colline et la route mitoyenne traversant tout le village de Souihel sur douze bornes. Ainsi, j'étais témoin de l'évolution de cette rue de sable, qui amenait aussi de l'eau pendant les intempéries, et mon père dirigeait ce liquide précieux vers son lopin de terre pour l'irriguer et y retenir le limon. Quand cette marre d'eau s’asséchait, on s'amusait à marcher sur l'argile craquelant e amusant sous le pieds mais on marchait aussi sur les épines des feuilles de cactus dissuasives... Donc, on commença à goudronner cette rue avec des alternances avec les divers travaux simultanés de canalisation, de l'eau, de l'assainissement, du téléphone, de électricité, puis encore de l'eau potable dont l'installation était amorti, pour les eaux d'évacuation de l'usine de dessalement...une déconstruction ou les chantiers prévalaient malgré les protestation de Boughmiga, pour laisser la ruelle a son niveau habituel, on bétonna la route quatre ou cinq fois, avec à chaque fois, quelques centimètres en plus, au point de rendre cette "cascade" d'eau de pluie en un sur élevé versant de part et d'autre son débit. Cette fois, quelques moins avant son asphaltage et après les dizaines de catastrophes d'inondation et gaspillage, j'avais écrit une lettre réglementaire aux autorités de tutelle, l'équipement, la mairie, l'entrepreneur....afin de tenir compte cette fois du niveau de la route qui ne devrait pas dépassé la hauteur des terres avoisinantes....mais malgré les promesses évasives ils n'en firent rien et pendant le chantier même, un responsable m'avait promis qu'un autre sous traitant passerait bientôt pour embellir les accotés et contenir les eaux descendants de la colline. Voilà un an, personne ne passa et chaque pluie la maison et les voisins recevaient une bonne partie des eaux. Cette fois, poussé par un instinct de survie, poussé par les prémonitions scientifiques de la météorologie internationale annonçant une grande tempête à venir ces quelques jours, j'ai donc décidé de faire le travail de nos illustres équipementiers et municipes en engageant un petit chantier de deux jours pour colmater les brèches, les trous, les failles... Alors comme ça, on peut dire que l'adage local de "Ya khourrafa kharfi", va bien avec ce paysage de prévention par écrit, de crier, de signaler...sans le moindre résultat ni le moindre écoute. Des prédications qui avait été formulés dans plusieurs domaines et à plusieurs reprises auxquels, les élus et les autres bureaucrates techniques ne firent même pas attention. Maintenant, presque chaque nuit jusqu'à quatre heures du matin, les Quads, les motos et les grosses cylindrés des riches fils d'émigrés, montaient vers la colline avec un élan de deux km/h comme s'ils voulaient décoller avec un vacarme à réveiller les morts. Y a t il un pilote à bord ...!!! En avant toute, vive la Tunisie, des jeunes de demain. Lihidheb Mohsen 25.09.18

mercredi 19 septembre 2018

Free ours....Liberté à tous...

Aujourd’hui, dans les avenues de Zarzis, une manifestation monstre avait été effectué par les marins de la région, en protestation à l’arrestation des marins « Bourassine e les autres » par les autorités Italiennes, dans des conditions suspectes et vraisemblablement politiques. Les pêcheurs de cette région avaient toujours porté secours aux Harraga naufragés négligeant leur travail maigre de pêche pour s’engager dans des actes de bravoure et d’humanité. Cette attitude justicière, n’allait toujours pas avec la législation maritime des pays limitrophes et se confrontait aux activistes d’extrême droite et la claustration du nord. Etant leur président de l’association des pêcheurs, Si Chamseddine Bourassine, était aussi le patron du bateau arraisonné par les gardes cotes Italiennes, trainant derrière lui une douzaine de jeunes en difficultés dans les hautes mers. C’est dans cette ambiance effervescente, que les marins de Zarzis, exigent la libération de leurs collègues, demandent l’intervention des ministres de l’intérieur et des affaires étrangères nationaux et haussent le ton vis-à-vis du comportement des Italiens à ce sujet. Il parait qu’il y aurait un jugement le vendredi et tout le monde espère la libération des ces valeureux pères de familles. Malgré le caractère supra national, de cette affaire d’avant-garde et de militantisme humanitaire, il y a eu l’intervention de plusieurs politiques et élus, haranguant la foule sommairement. Essayant de contourner sommairement le sujet, tant que ces actes répréhensibles par les voisins étaient bénévoles et sans perception d’argent, tant que le problème est collectif et ces actifs ne soutiennent pas forcément l’émigration illégale, on ne peut que s’investir totalement dans ce mouvement et crier haut et fort le droit des pauvres au bien être et à la dignité. Bien sur, les slogans étaient de toutes sortes et avec l’euphorie locale justifiée, on tapait sur les portes de l’occident pour une meilleure justice. Il y avait aussi des appels aux autorités Libyennes, pour écouter les cris des pêcheurs et rendre compte des marins pris en otages dans ce pays. En attendant la précipitation des événements, au dessus des récupérations politiques…la volonté collective des marins et des autres, restera toujours pour la libération des « otages » et l’allégement des conditions des Harraga et leur liberté naturelle de mouvement. Lihidheb Mohsen 19.09.18 Action mémoire de la mer et de l’homme Zarzis.