lundi 31 juillet 2017

La Zoumita, encore une fois.

Encore une fois, pour toujours, la Zoumita reste sans détours l’amie de l’homme dans son parcours, à meubler le sud tunisien, dans son élan de créateur de richesses et de combattant pacifique vers l’avant. A base de farine d’orge, très pratique, simple, facilement concevable dans les jarres, les peaux de chèvres, les couffins de palmes…et n’ayant besoin que d’un peu d’eau et un soupçon d’huile d’olive pour en faire un granulé appétissant et consistant. Avec relativement peu de calories, la Zoumita, permettait une bonne satiété et calmait la faim pour une bonne période. Elle était la provision principale des pécheurs d’éponges qui devaient resté pendant des mois en mer, celle des fellahs laboureurs et moissonneurs qui devaient rester sur les champs pendant des semaines ou pour les militaires, parait il, qui avait opté pour l’usage de ce produit parmi les produits nutritionnels impérissables et utilitaires. On pouvait ne pas trop la tamiser pour avoir un met fort et riche en textures renforçant l’estomac et la digestion. Comestible surtout pendant la journée, le soir sauf nécessité, était toujours consacré au fameux couscous ou les fruits de la saison. D’après le témoignage de l’un des vieux jeunes encore attachés à cette période et narrateur infatigable, il aurait avec deux autres, passé l’un des mois de Ramadan, à travailler dur dans la moisson, à jeuner dans quarante degré de chaleur et ne vivre que sur la farine d’orge quelques fois sans huile d’olive. La Zoumita, était aussi leur seule provision quand ils allèrent pour le labour à la Choucha, où chaque groupe de familles, se ruaient sur les terres par le travail et l’occupation de fait. Pendant cette période, les autres ne pouvaient suivre le rythme infernal des Accara, habitants de Zarzis, dans le travail de la terre et de la mer, car ils travaillaient jour et nuit et se relayaient aussi à reprendre les bêtes, mulets et chameaux. D’ailleurs c’était bien eux qui plantèrent tout le sud en en de milliers de pieds d’oliviers, ce qui n’était pas facile, car il fallait le débroussaillage des terres, le labour, les trous, la plantation, l’irrigation à plusieurs reprises, le suivi… On dit toujours, que c’étaient les femmes des fellahs, qui avaient sur le dos, transportés les jarres pleines d’eau sur des kilomètres pour irriguer chaque plant d’olivier. Il faut dire, que ces gens intégrés à la terre et la mer, il suffit qu'il y ait une tempéte et ne peuvent travailler à la mer, allaient automatiquement à la terre, dans un cycle, permanent et productif. On attendant, Boughmiga, était très satisfait, quand les voisins du sud, avaient commencé à planter aussi des oliviers, en attendant qu’ils investissent plus dans les productions locales et le tremplin économique de la région. Jusqu’à maintenant, avec des oignons, avec du piment vert, avec des figues, avec du melon, avec des pastèques ou sans aucun accompagnant culinaire, Boughmiga, honore toujours ce met et se l’approprie, se l’incorpore, comme il s’assimile et assimile son passé, son présent et essaie d’aller à l’avant, pour la paix et l’humanité des hommes. Lihidheb Mohsen 31.07.17

2 commentaires:

  1. Moi aussi, je suis un fan de la "troumaha", nomination attribuée par un pêcheur pour un "roumi" :) Pas plus loin qu'hier soir, mon dîner a été de la zoummita, accompagnée par des tomates zarzissiennes charnues et du melon arabe sucré, mais moins que d'habitude.
    Comme anecdote, je me rappelle, avoir ramené avec moi, en France, pendant mes études doctorales, début des années 90, de la zoummita (économie oblige). Une fois, je l'ai proposé à un ami Algérien, qui à la vue de la couleur ocre, il m'a demandé, si les Tunisiens étaient si pauvres et sauvages pour bouffer de la terre :P
    Bref, un Zarzissien qui se respecte ne pourra jamais vivre sans avoir un peu de Zoummita, même ghawia.
    Mohamed Chlendi

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  2. Oui, éffectivmenet, la Zoumita, un élément culinaire important dans la vie des nos parents. Un respect à l'orge, avec un peu de caloris, mais assez de satiété et de survivance. Les accara avaient bien utilisé ce met pour le travail et la production.

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