dimanche 19 février 2023
Reconnaissance, millénaire.
Aujourd'hui à quatorze heures, il fait encore chaud, mais il m'était encore possible de faire ma sortie dans la nature. il faut dire que je venais de rentrer de Tunis la capitale, ou le vénérable docteur Dhaker Lahidheb m'avait traité d'un vertige chronique, causé peut être par mes activités intenses dans plusieurs disciplines de la vie. Fier de ce bien être physique retrouvé, je dédie cette sortie et ses trouvailles à mes ancêtres et à l'aimable Docteur des pauvres Dhaker. Avec le temps, j'ai acquis une connaissance des régions du sud et les terrains susceptibles de fournir les traces des anciens du paléolithique et certaines poches du néolithique. Cette fois, j'ai visité un endroit fraichement défriché par les grands engins de nivellement et grands labours, ce que je souhaitai toujours car ces travaux me permettaient une nouvelle lecture et découverte d'objets ensevelis sous la surface de la terre. L'année dernière, au même endroit, j'avais trouvé du silex très primitif avec des foyer de brulis comportant des écailles d'œufs d'autruches, épars. Avec les autres endroits dans la presqu'île de Zarzis, on peut dire que l'homme avait bien habité la région depuis des millénaires et les pierres taillées sont des preuves irréfutables de ses passages et ses installations. En l'honneur du Docteur Lahidheb et la baraka des anciens, j'ai trouvé aujourd'hui, un petit débitoire de silex, dont les lamelles étaient encore sur place et ne manquait que le géant sapiens en chaire et en os. Une trouvaille, qui me combla de bonheur et me pousse à la partager avec touts les amoureux de la nature, de l'homme et du pays. Ainsi, une poignée de main avec mes illustres ancêtres et avec les gens bien de touts les temps. Lihidheb Mohsen 19.02.2023
mardi 20 décembre 2022
Portraits et sagesse 158
Mahmoud Boujeddada, un très brave homme, son allure et son dynamisme ne donneraient pas son âge, corpulent, bronzé, aux yeux vifs comme un tigre dans sa grandeur, dirigeait un stand de livres usagés à même la rue, au centre ville, un produit merveilleux, dans toutes les langues et allant du roman policier aux œuvres philosophiques et historiques. J'étais presque le seul à lui acheté les livres en Anglais et en Allemand et sommes devenus amis par la force des choses et après une demi douzaine de passages par celle ville insulaire. Il faisait plusieurs choses à la fois, dont l'accompagnement des élèves dans leurs études, la distribution des dons et des aides aux familles pauvres pendant les fêtes religieuses et autres, nettoyait quotidiennement les alentours de son espaces au point d'avoir entretenu un égout bouché et négligé par l'honorable municipalité... Il était fier, comme il se doit, de ce qu'il faisant et conscient de la justesse de son approche culturelle, environnementale et aussi philanthropique. Il y avait un arbre à coté de son stand, qui l'abritait par la chaleur, mais on l'avait en partie détruite juste pour le dégager, à cause de son activité populaire devant de grands immeubles commerciaux et d'affaires. Peut être, que la nature fait toujours bien les choses, et à cause de la verdure dans son cœur, les feuilles repoussèrent et Mahmoud, illumina l'endroit par ses centaines de livres, par sa sagesse et par son engagement à l'humanité des hommes.
jeudi 1 septembre 2022
Engagement jusqu'à la mort...
Une fin de mois d’aout, encore très chaude, mais il fallait bien garder son rythme et marcher longuement, comme d’habitude sur les plages du sud de Zarzis, jusqu’à l’Isthme d’El Bibane. Normalement je sortais seul, mais l’avant dernière fois était avec un jeune cinéaste qui insistait à prendre des prises d’une partie de mes activités écologiques et humanitaires. Loin, bien loin, aux environs de Lemsa, en descendant vers la mer, retroussant nos pantalons et enfonçant nos orteils pour ne pas glisser dans le fond très lisse et déstabilisant, on avait remarqué deux personnes qui nous précédaient vers la mer. Etrangement, ils portaient des chemises blanches et des pantalons noirs sans rien avoir dans les mains et marchaient d’une manière décidée qui frôle la précipitation. Puisqu’ils n’étaient visiblement pas de pêcheurs, toute en exécutant notre tâche, nous continuâmes à les observer de loin, au point de les voir pousser une petite barque vers le large et entendre un peu plus tard, le bruit d’un moteur puissant. C’était mon compagnon qui douta des mouvements et pensa que c’était une opération de migration clandestine en train de se préparer dans toutes ses étapes de rencontres, de timing et de contournement des contrôles.
Le
lendemain, j’étais seul dans mon action écologique au bord de la mer et
remarqua aussi un mouvement suspect de voitures de locations qui s’arrêtaient
dans des endroits précis, pour l’observation peut être et le rabattage et la
collecte des postulants à la Harga. Il faut dire que d’habitude je laissais ma
voiture ouverte et les clefs dans la serrure, mais cette fois, je les ai pris
dans ma poche pour faire les deux kilomètres de plages de part et d’autre de l’engin.
Le vent était encore très chaud et je devais ligoter mon chapeau de paille avec
une corde autour de ma tête et mon menton. Normalement, je rencontrais peu de
personnes mais cette fois, un vieux venait dans ma direction cherchant du
goudron, qui d’après lui, lui servait pour l’étanchéité de la toiture de sa
maison modeste. Je lui avais signalé les endroits où j’ai vu les rares calottes
de goudron, qui pourraient le servir. Il m’avait dit qu’il était marin et se rappelle
encore la quantité énorme de ce pétrole coagulé et qui brulait les plantes des
pieds chaque fois qu’on marchait dessus, à cause de la chaleur brulante. Plus
loin, j’ai rencontré un pêcheur en train de déposer sa moto pour entrer en mer
et se plaignit des inconnus qui circulaient depuis quelques mois et les vols de
filets, moteurs et même bateaux. Des outils de travail de gens pauvres, pour
des familles pauvres et dans un milieu de surpêche notoire. En revenant vers ma
voiture, j’ai rencontré encore une fois le vieux du goudron, en train de
démarrer vainement sa vespa refroidie par l’humidité de la mer. Je lui ai dit
que je vais venir avec ma voiture et le prendre vers sa maison si l’engin n’a
pas démarrer. Il me raconta qu’il connait mes voitures usées par l’oxydation du
sel marin et tous se collègues considéraient ma présence sur les plages depuis
trente ans, comme un accompagnement amical et un réconfort de secours en cas de
pannes. Il est aussi vrai que chaque fois que je trouve quelque chose rejetée
de la mer et pouvait leur servir, je la donnais avec plaisir au premier d’entre
eux. Un aviron, un bidon, une corde, un piquet de signalement de filets…. Il m’a
dit, qu’il aimait ce travail, malgré les maigres pêches, mais depuis l’accident
mortel d’un frère ainsi qu’un autre, il avait arrêté ce métier de souffrances
et d’ingratitude. C’était en 2015, parait-il, quand le mois de ramadan coïncidait
en été et en pleine chaleur, son frère, lors d’une journée torride, malgré le
jeûne, s’obstina à aller à Lemsa et mourut de soif et d’exténuation. La deuxième
personne, survécu pendant un moment pour payer aussi le prix de cette obstination.
Ainsi, comme les migrants clandestins, qui risquent leurs vies pour un bien
être légitime et de plein droit, les pauvres pêcheurs aussi, par le besoin et
quelques fois la foi, endurent les difficultés climatiques et mécaniques, au
point d’en mourir en vraies martyrs de la lutte pour la survie.
Bien sûr, ils ne sont pas les martyrs de la guerre, de la violence et la
compétition au gain, mais les vrais martyrs du droit à la vie et l’humanité des
hommes.
Lihidheb Mohsen 01.09.2022
Moncef Chebbi
« Chemins de traverse », son dernier livre qui met en valeur une période militante, de la jeunesse Tunisienne, tirée entre la gauche traditionnelle « de l’époque », le panarabisme naturel des indépendances et l’alignement aux pouvoirs en place ; et met aussi, une découverte du personnage, comme militant patriote et fidèle au parcours des idées et les différentes formes de luttes, sans tomber dans l’assimilation au chapardage politique ni les idées fixes et finies. Un livre de très grande qualité, focalisant sur une période occultée par les régimes en place et le sectarisme réducteur des biographies et écrits au sujet de la période. Ainsi, il a permis de constater la valeur supra nationale de l’auteur, la grandeur militante et intellectuelle de Brahim Toubal et les scissions organiques et constantes des factions militantes du Maghreb et du moyen orient. Comme je le lui est dit lors de la signature de son livre à Djerba, accompagner ainsi les idées du conceptuel à l’option militariste, lutter pour les peuples malgré les origines familiales aisées et garder une lucidité, une crédibilité et un engagement constants, dans un équilibre difficile et une conjoncture souvent ambiguë. Il était vraisemblablement ému, pendant qu’il faisait de la politique avec « El Amel Ettounsi », moi Boughmiga le néandertalien, militant de base à Zarzis, je volais chaque soir la bicyclette d’un ouvrier, pour l’utiliser à distribuer toute la nuit des paquets de tracts dans les ruelles de Zarzis et remettre tôt le matin le vélo dans la cabane. Un livre qui permet de mesurer la teneur des uns et des autres, que ce soient des individus, des groupuscules, des partis ou des états comme l’Algérie, la Lybie ou l’Irak…sans parler de la crédibilité intellectuelle et l’engagement réfléchi de Si Moncef Chebbi, qui endura la prison, le fugitif pendant une bonne partie de sa vie et les divers dangers de liquidation physique pour ses convictions. Le lendemain de sa visite à Djerba Zarzis, il ne manqua pas de visiter le musée mémoire de la mer et de l'homme, fit la connaissance du militant de base aussi Slah Mzalouat et dégusta à la terrasse du café culturel de Souihel, du thé à la menthe accompagné de pastèques et figues fraiches du jardin.... Ainsi, joindre l'action, aux éléments de la vie, pour la vie, était réussie...
Lihidheb
Mohsen 01.09.2022
vendredi 24 juin 2022
Hassi Amor...encore.
Hassi Amor, encore…
Depuis longtemps je n’ai
pas fait le jour de marché à Hassi Amor, ce village sur la route principale, en
plein milieu du sud-est Tunisien, qui résume les activités de la région et
donne une idée claire sur la situation des gens et la nature. Des légumes, des
fruits, des poules, des œufs, des vêtements usagés, des grains, des grignons d’olive, de la paille emballée, des bricoles et surtout une grande place pour
le commerce du bétail. En effet, des milliers de moutons, de chèvres et autant
de camionnettes agricoles quatre-quatre bâchés. Il y avait aussi des femmes
assises parterre à vendre des tissus multicolores et des habits traditionnels.
Pour moi, mon but était toujours de trouver des objets pour sauver la mémoire
dans mon musée écologique et cette fois aussi, je cherchais des outils pour le
jardinage de mon petit terrain, mais, je n’avais trouvé qu’un ustensile en
terre cuite et une girouette ancienne, « Tibsi w Maccara ». Les prix
étaient relativement chers et la production locale, modeste à cause de la
sécheresse qui sévit depuis deux ans. Seul le marché florissant du bétail qui
se maintient grâce au blé, le fourrage importés du nord de la Tunisie et
d’ailleurs à travers le port de Zarzis. Il parait que le prix du mouton à
sacrifier cette année, serait à sept cents dinars en moyenne, un montant,
difficilement abordable même pour le citoyen moyen.
Toutefois, je me permettrais
de relater mes remarques cette fois : Le marché au bétail était monumental
et serait le rendez-vous des citoyens de tout le sud, le nombre des femmes
étaient en croissance, les nombre des clients en général était important, les
camions de fourrage étaient nombreux, les vendeurs de grumeaux étaient trois
avec une grande affluence, la femme qui balayait sous les camions pour
récupérer la paille tombée n’était pas là et un vieil homme faisait la tâche,
une seule charrette au repos devant son âne chétif ce qui est un signe de
mécanisation fâcheux aux dépends des animaux et la vie traditionnelle, un
moulin à vapeur travaillait à plein rythme à transformer les grains en
nourriture pour les humains et les bêtes, un enfant tenant la main de son père
happa une poignée d’amandes vertes sous le regard sévère du vendeur qui s’était
calmé quand j’avais demandé au garçon d’en restituer quelques-unes, un vieil
homme familier dans la majorité des villes demandait à haute voix monotone des
dons pour la construction d’une mosquée, il n’y avait pas le marchand des
outils agricoles, le marchand de beignets à même la route aurait son temps
passé, le vieux forgeron noir qui travaillait debout dans un trou au milieu de
sa boutique jusqu’à la taille pour avoir le sol à la porté de ses mains n’était
plus, la vénérable Dame pleine de Baraka que je rencontrais les années
précédentes était absente et peut être pour toujours, le grands entonnoirs desservant
le pétrole Lybienne de contre bande entoure la ville et celles de tout le sud…
Voici donc, une lecture
rapide, d’un milieu qui révèle la sévérité de la situation, dans une économie
de survivance, surtout s’il n’y aurait pas un hiver précoce « de
pluies » pour sauver l’oliveraie et la nature avant de voir les arbres périr
à vue d’œil.
Lihidheb
Mohsen 22.06.2022
mardi 31 mai 2022
Les offrandes de la mer...
C’est inscrit dans le patrimoine social, dans la mémoire collective et le comportemental quotidien des paysans de l’oasis maritime. Au début, c’était qui voyait les bandes de petits poissons le premier, pour avoir le droit et la légitimité exclusive de l’attraper, sans la contestation, au vu et au su des autres familles longeant le littoral, ou qui a vu l’objet et devant quelle famille il est arrivé de la mer et que les habitants réutilisaient, une planche pour la cabane, une bouteille pour l’achat de pétrole ou d’huile, ou une corde pour tisser une muraille de brindilles d’oliviers… Cette expectative collective, donna à l’horizon, du point de vue de la population, une sorte de sacralité mystique, allant entre l’attente, le souhait, la vénération et l’espoir. Ce que Boughmiga avait repris sans le savoir, dans son action écologique et son mouvement avec les composantes de la nature qu’il embrassa avec ferveur.
Il
faut dire que la pluie vient généralement avec des nuages arrivant du nord-est,
le soufflet de vent rafraichissant après les siroccos, venait aussi du nord-est
et les éclairs de nuit rabatteurs des bandes de petits poissons vers les côtes
venaient aussi de la même direction. Pour cela, tout le monde s’inscrivit dans
cet attachement aux éléments de la nature et son mouvement généreux.
A
part les phénomènes conjoncturels comme la guerre mondiale ou la migration clandestine
et ce qu’elles rejettent tristement sur les plages, Boughmiga avait trouvé
beaucoup de choses utilitaires, comestibles, recyclables et importants. Il
avait trouvé ou consommé des dates de mer, des poulpes rejetées par la tempête,
des oranges, des tomates, des pommes de terre, des oignons, du piment vert, du
charbon, des aubergines, des seiches, des pastèques, des melons, des noix de
coco, des pins d’Alep, des paquets de thé noir, des paquets de cigarettes, des
bouteilles d’huile, des bouteilles d’eau minérale… Il faut aussi reconnaitre
qu’il avait aussi trouvé quelques fois de l’argent dans les chaussures des
migrants, qu’il avait converti dans les banques pour le donner aux associations
caritatives de la région. Une générosité de la mer, que rares sont les gens,
qui réalisent son ampleur et sa dimension. Ne dit-on pas dans la culture
locale, que celui qui a une nasse en mer, est dans les bras de sa mère.
Il
faut dire que Boughmiga avait recyclé et réutilisé tout ce qui venait de la
mer, jusqu’à la peinture et les pinceaux avec lesquels il avait écrit sur les
planches de la cabane de l’ile déserte les noms des hommes célèbres qui avaient
influencé l’histoire en bien et en mal. Bien sûr, tout au long de son action,
la famille voulait toujours réduire ses activités relativement extravagantes,
comme quand il réutilisait du charbon pour la cuisson du thé, avec de grandes
étincelles à cause du sel d’eau de mer imbibé et séché dedans.
En
présence de sa mère, autrefois, une de ses connaissances avait dit, qu’elle
connaissait un habitant, bien loin de la ville et des gens qui avait
dit « Chaque fois que j’ai faim, sans rien à manger, je me dirigeais
vers la mer, ma mère, à longer la cote, pour trouver quelque chose à grignoter,
à boire et subsister... ».
Ainsi, dans une sorte d’intégration ultime, dans un climat désertique,
en plus de la poudre d’orge, de l’huile d’olive, de l’eau de pluie, des figues
et des dates séchés, la ruée vers les plages des bandes de petits poissons,
séchés aussi pour les garder dans des jarres, constituaient des produits
stratégiques, nutritifs pour les pauvres et dont plusieurs sont offerts par la mer,
maternelle.
Lihidheb Mohsen 26.05.2022
dimanche 22 mai 2022
Tomate orpheline.
Dans le sud-est Tunisien, désormais, c’est la sècheresse, presque pas de pluie, les sables du désert et de la mer, la diminution du niveau des nappes phréatiques, l’ensablement des puits traditionnels, le tarissement des citernes d’eau pluviale, le recul de l’effet d’humidification des vents de mer, le surpâturage, la surpêche, la confiscation des terres collectives par l’état, la consommation exclusivement du nord et de l’étranger…, amère cette situation qui perdure et augmente de jour en jour sa mainmise, qui se manifeste bruyamment par la charté des légumes, la monté en flèche des prix des fruits, l’explosion des prix des matériaux de construction, l’hégémonie vorace des factures des énergies et la pénurie périodique des produits l’un après l’autre. Il faut dire que les prix ont toujours grimper aussi à l’occasion des fêtes, du mois de Ramadan et lors du passage tapageux des confrères venant de l’étranger pour les vacances et les extravagances.
Un
bilan noir diriez-vous, mais en vérité, la réalité est encore plus douloureuse.
Puisque Boughmiga, veut toujours diversifier ses activités pour garder sa
liberté d’action et ne point se faire approprier par un créneau aussi important
serait-il, il tenta cette année, de planter des semences de pastèques, de mêlons
et de tomates, dans l’espace du musée écologique, le lopin de terre de son fils
et celui de son frère à l’étranger. Il a fallu quelques fois employé des
africains futurs migrants clandestins pour faire deux cents trous à cet effet. D’après
les connaisseurs, les semences sont souvent improductives à usage unique et l’irrigation
par l’eau de robinet est nocif et Terminator. Donc, Boughmiga avait acheté deux
petits arrosoirs et à partir de ce qui reste encore dans la citerne d’eau de
pluie, il rationna périodiquement à chaque plant un litre d’eau douce. Un
exercice physique, recommandé pour sa santé qu’il faisait très tôt le matin
avant le réveil de tout le monde. Quelques jours après, il fallait aussi bécher
les trous pour aérer le sol et laisser les plants sortir de la terre. Sauf
votre respect, Boughmiga se permet de ne pas parler d’une approche fondamentale
et en parlera bientôt dans le blog thématique de la migration clandestine.
Depuis
quelques semaines, les semences poussaient, puis mouraient et qu’il fallait remplacer
de nouveau, irriguer de nouveau, bêcher, encastrer les pauvres poules,
surveiller les attaques de moutons et chèvres de voisins, surveiller le ciel et
les rares nuages dans l’espoir de la pluie, suivre les prévisions
météorologiques chaque soir à la télé avec les remarques taquines de sa
compagne…. A la fin, en vain, la plupart des plants sont morts, les semences ne
sont pas sorties de la terre et seule, une tomate de douze centimètres de haut,
mis en haut, prématurément, comme pour congédier Boughmiga rapidement de cette
aventure, une tomate rouge de dix grammes. fallait-il l'exporter par le port de Zarzis, jusqu'à Marseille et Hambourg, pour convaincre les preneurs de décisions sur les difficultés des pays du sud !!
Voilà,
une action exemplaire, véridique, incontournable, de la vérité de la sécheresse
dans la région et l’infertilité des terres, qui pourrait justifier les vagues
de migrations même de chez nous, dans le sens du « must » écologique
naturel.
Lihidheb Mohsen 22.05.2022


