mercredi 30 novembre 2016
Des hommes et des motivations ridicules.
mardi 29 novembre 2016
De chaque coté du mur.
Palabres macabres.
lundi 28 novembre 2016
Le berger, imposant.
samedi 26 novembre 2016
La Jneyna, petit oasis.
vendredi 25 novembre 2016
La peur de la mer
Ils descendaient vers la mer, les amis de longue date, au village, à l’école, à la pêche aux poulpes, aux jeux de foot pieds nus, aux cérémonies de mariage au couscous
appétissant, aux escalades des palmiers pour leurs dattes mielleuses… et cette fois, se libérant juste de la famille et des taches domestiques, s’accompagnaient, nonchalants, en se disputant et se chamaillant. Deux frères d’une famille de paysans, un jeune noir d’une famille pauvre et un fils d’un ancien émigré à Tunis, qui revenait juste de la capitale et racontait plein d’histoires sur cette ville de rêve. Le tramway, les bus, les immeubles qu’on n en pouvait voir les sommets sans perdre sa chéchia du dessus de la tête, le cinéma, oui le cinéma, Samson l’imbattable, le retour de Ringo, la bête, la brute et le truand… des films qu’il racontait avec des gestes et des détails impressionnants et fantastiques.
Ils s’approchaient lentement du phare et des silos de blé provenant par bateaux des terres de la Choucha, juste en face du petit port des embarcations des pêcheurs d’éponges. Encore sous l’effet des histoires fantasmagoriques racontées des films de Tunis, ils ne remarquèrent pas l’homme assis, affalé par terre, comme étourdi, aux yeux hagards et le teint pâle. En essayant de l’aider à se relever, il était comme ivre avec un vertige de haute montagne et répondait difficilement aux questions des enfants. Il n’avait pas l’accent local et son accoutrement, la wazra grise, le turban blanc, la canne noueuse, les babouches en peau de chameau, le corps sec et dur, l’allure sobre et autosuffisante…expliquaient son origine de l’intérieur du pays. Les enfants se précipitèrent à chercher de l’eau et lui lavèrent le visage tout en le calmant et essayant de comprendre ses inquiétudes. Doucement, il commença à raconter comment il venait de Médenine pour chercher du travail et comme il ne connaissait pas la ville et n’avait pas prévu de se faire recommander pour une connaissance pour l’accueillir, ses pieds le guidèrent vers cet endroit.
On lui avait parlé un peu de la mer, avec des insectes dedans et les dangers le concernant, mais il n’avait jamais imaginé qu’elle est aussi grande, aussi houleuse, immense, impressionnante, très bleue avec des moustaches blanches, crachant les flots avec un grand fracas comme du tonnerre…ce qu’il ne put supporter et comme s’il était au sommet de Djebel Tejra, il fut pris de vertige, la terre dansait sous ses pieds, tanguait à ne plus tenir debout et perdit connaissance tout de suite. C’était alors que les enfants comprirent la situation et éclatèrent de rire tout en essayant de sympathiser et calmer le vieil homme. En le guidant lentement vers la plage, ils lui racontèrent l’étendu de cette grande nappe d’eau qui ne sort pas forcement de son lit et constitue une grande ressource de poissons, il suffisait de la comprendre et respecter ses fureurs. L’obligeant à mettre ses pieds dans l’eau jusqu’aux genoux, ils firent ensemble une centaine de mètres longeant la plage tout en lui racontant les aventures de l’homme avec la mer. Ils ne manquèrent pas de lui raconter comment lui aussi, de son coté, à son histoire, son immense monde dans le désert et les étendus de sable et de couleurs. Une similitude, qui redonna à l’homme sa probité et une certaine confiance en lui-même. Des jeunes vivants sur le littoral, ne pouvaient imaginer deux mondes aussi différents et une telle incompréhension mutuelle. Toutefois, ils ne pouvaient faire mieux, et Samson, prit Dalila par la main, restèrent heureux et eurent beaucoup d’enfants.
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Le vieillard de Medenine (Poéme ancien) ---------------------------------------------------------------------
C’était un artiste, ouvrier, artisan,
Marin, bricoleur, endurci matelot,
Chaque soir se retire dans sa chambre la haut,
Pour construire de jolis petits bateaux
Avec sur les mats, des voiles blanches,
Et une coque, colorée et étanche,
Il en faisait de touts les modèles,
Frégates, péniches et caravelles,
Des paquebots à vapeur et felouques,
Des galériéres et Titanic en reliques
Il est fier de ses œuvres qu’il expose,
Dans les places, les festivals et les foires,
Et malgré l’argent qu’on lui propose,
Il en vend avec regrets et remords
Un jour il partit assez loin de la mer,
A Médenine dans les ksars légendaires,
Dans une ruelle desservant les Ghorfas,
Et les fameux joueurs de Kharbga,
Un vieil homme courbé sur son bâton,
N’ayant jamais vu de bateau pour de bon,
S’approcha et pris le voilier dans ses mains,
Le caressa et l’embrassa avec entrain
Et notre artiste en resta très ému,
Devant la fusion de deux mondes inconnus,
Devant cet amour sans limites ni barrières,
Cette liberté sur la terre et la mer.
Ce baiser signe très fort notre nature,
Notre tendance irrésistible vers l’avant,
Vers d’autres cieux, d’autres horizons,
Couvant les semences de l’avenir
Ainsi, il faut qu’un artiste le fasse,
Pour qu’un vieux « Temri » l’embrasse,
Cette œuvre commune de liberté,
Qu’il faut chérir et chevaucher.
Lihidheb mohsen éco artiste 19.12.2010
Mémoire de la mer et de l’homme
Hourra, félicité
jeudi 24 novembre 2016
Succés Story, Boughmiga.
Succès story Boughmiga
Suite à une initiative des associations des jeunes ingénieurs et celle des jeunes sciences de Zarzis, une cérémonie d’écoute et de congratulation avait été organisé le 14.08.16 dans un grand hôtel de la place. Ils étaient incroyablement nombreux avec une présence totale, du jamais vu dans les manifestations culturelles en salle depuis les mobilisations forcées d’autrefois. Il y avait aussi d’autres personnes qui racontèrent leur expérience affairiste dans une situation économique vierge. Voici donc, ce que dit Lihidheb Mohsen, Boughmiga pour les fans d’écologie populaire et les autres.
« Bonjour tout le monde, fier de vous voir aussi nombreux et curieux au sujet des expériences des autres. Dans quelle langue vous voulez que je vous parle, l’arabe, le français, l’anglais ou l’allemand !!! Bien sur notre langue maternelle est acquise, puis l’anglais et l’allemand sont à venir pour vous et le français, est le moyen disponible d’affronter le monde et briser les frontières de l’ignorance et le plafonnage intellectuel imposé. Donc tout ce que je vais vous dire, est en dehors de mon travail, où j’étais entré au niveau d’ouvrier pour en sortir inspecteur en chef. Des dizaines de disciplines en parallèle avec mon travail, avec des moyens très modestes et une volonté de fer, avaient été abordé sommairement, mais jusqu’au bout. Malgré le confort soyeux et dorlotant de l’unanimisme traditionnel, malgré les explications merveilleuses de la foi, malgré les mises au pas du consumérisme, tout jeune d’autrefois, ne pouvait que se révolter et exploser contre le dictat de la famille, de l’école, des traditions, de l’Etat, des grands… ce que je fis alors, une deuxième fois à quarante ans, cette fois en implosant profondément pour me réintégrer dans mon milieu écologique et naturel. Laissant mes grandes connaissances universelles à coté, dans le cadre de l’action mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, j’avais nettoyé toutes les plages pendant vingt ans et pris les choses comme elles sont, par leurs couleurs, leurs formes, leurs mouvements, leur aura et la possibilité d’en retracer le parcours de mémoire et d’utilisation. Il faut dire que la « Baraka » des ancêtres était toujours là, car à chaque trouvaille, je me demandais ce qu’en aurait fait mon grand père…ce qui m’avait poussé à remplir des milliers de bouteilles en eau potable, pour répondre à une inquiétude profonde et étancher la soif millénaire de la région. Des objets, une sorte de lettres du vocabulaire de la vie que j’avais transformé en mots, en poèmes et en textes. Un verbe, de dernier lieu, qui avait contenu pleinement ce mouvement avec la nature et les idées ainsi que les configurations artistiques acquises, afin de les partager et diffuser dans le monde ce poignée de main de paix et d’amitié. J’étais sans le vouloir, pionnier en nettoyage des plages, premier à vulgariser le drame des émigrés clandestins, premier à avoir un record mondial Guinness…dans un mouvement non stop de conséquence humaine et d’engagement avec l’ambiant. Avec cinq cents textes et poèmes, six films documentaires, un musée de plein air pour les rejets de la mer, des dizaines de visites gratuites par les élèves de la région, des installations géantes sur les espaces des lacs salés….je peux prétendre à de bonnes lectures environnementales, touristiques, culturelles et artistiques. Le patrimoine était aussi abordé par ce tourbillon pollens et cette action débordante, pour sauver les traces de l’homme primitif de la région. En tant que jeunes ingénieurs, vous avez les moyens rationnels d’en découdre avec les vicissitudes de la vie et en prendre ses mécanismes pour les parfaire. Le monde est à vous, l’horizon est prometteur, il suffit de le vouloir pour voir les choses autrement et évoluer avec. Voilà donc, l’histoire d’une personne, la philosophie expérimentale pratiquée, la fusion avec la nature et l’ambiant et une meilleure gratitude au créateur de l’univers….une initiative qui vous est possible, autrement, à chacun sa vocation, mais abordable pour tous…pour la réalisation de soi même et pour un monde meilleur. »
Applaudissements.
Et voilà, quelques mois après, Boughmiga attend toujours la visite des jeunes et surtout leurs initiatives et leurs énergies de création. Toutefois, toute l’expérience est sur le net, en plusieurs blogs thématiques et assez explicites pour tous, pendant que l’action personnelle, reste toujours la meilleure réponse à la médiocrité. Bon courage, les jeunes.
Lihidheb Mohsen, Boughmiga




Eco artiste Zarzis 23.11.16
dimanche 20 novembre 2016
Portraits et sagesse 95
Dhaou Lihidheb
Sans retrogradation ni fixation sur les populations antérieurs en minimisant la valeur des nouvelles générations, Dhou Lihidheb, était un exemple type de l'homme de la société locale, confronté aux vissicitudes de la vie. Trés jeune, il accompagna sa mére Fatma Abichou vers le Sahel où un bon nombre de familles de Zarzis, émigra trés tôt dans un mouvement écologique de survie à cause de la sécheresse et les razzias dans le sud. Une région, qui lui permis une légére alphabétisation et une perspicacité étonnante en calcul et arythmétique. Une certaine intélligence, qui le marqua dans ses rapports prochains. D'ailleurs, certains l'appelaient Dhaou El Bacha et les plus intimes l'appelaient "El Askri" en référence à une petite expérience dans la lutte pour l'indépendance et aussi le fait qu'il était toujours intransigeant et juste. En tant que paysan pauvre comme la majorité des familles de la population, il ouvrait aussi quelques fois sa boutique, pour devenir boucher ou travailleur dans le chantier communal contre un salaire journalier de deux cents cinquante millimes et trois livres de farine chamalout (Camelote). Une vie de petits travaux de jardinage, de cueillettes des quelques olives, de gargottier, d'élévage des quelques moutons...pour couvrir l'année. Il était un grand travailleur physique et fit souvent de son jardin, un petit paradis de pommiers et de légumes différentes. C'était surtout pendant la collectivisation des terres, qui avait commencé paradocalement par le bas, les petits propriétares, qu'il paniqua pour ses quelques oliviers. Avec sa cinquiéme femme, simultanément, il fonda une famille nombreuse et une stabilité définitive à Souihel. Un choix difficile, éloigné de sa famille proche, distant du tribalisme protecteur, avec un verbe tranchant atténué par un peu d'humour, une tête dure sans pour autant bornée, une éthique et un esprit de justice parfaits, une impartialité sociale éxemplaire, qui n'avaient pas facilité ses rapports avec les gens, ni participer aux sources de subsistance. Toutefois, sa boutique, avec une haute "doukkana" et proche de l'école primaire, était comme un café culturel d'autrefois, quand les instititeurs s'y rencontraient, les bélligérants politiques, les vendeurs d'éponges, les jeunes revenants de Tunis ou du service militaire, les personnages de la région, les grandes figures du paysage social...dans une orientation moderniste et ouverte. C'était d'ailleurs, ce que Si Dhaou Lihidheb avait inculqué à ses enfants, une certaine, éthique, une certaine "rijla" durable et une impartialité inébranlable dans toutes les conditions. Un héritage confirmé et pratiqué
sur le terrain de la vie et qu'il dorme en paix, que Dieu l'accueille dans ses paradis.
mercredi 16 novembre 2016
Portraits et sagesse 94
Mohamed Souei
On ne peut pas faire mieux pour constater et mettre en exergue la maturité humaine et le comportement regulier ou la conception juste des choses de la vie...et découvrir la personnalité
étonnante de Si Mohamed Souei. Gérant et éxploitant de la fameuse pêcherie d'El Bibane, depuis 2012, il réussi à en faire un lieu de travail agréable et rentable, grâce ses relations humaines avec le personnel et sa proximité avec les activités de cette grande ferme aquatique. Ayant fait neuf ans de sa vie sous le drapeau du ministére de l'intérieur, il avait acquit une grande assurance de soi et un positivisme parmanent avec toutes les péripéties de sa vie. Chargé du protocole à la frontiére, il renforça pendant cette période, son éthique de communication et sa crédibilité professionnelle. Des acquis, qui influérent sur la suite de ses activités et renforcérent les chances de sa réussite dans tout ce qu'il entrprit. Quand il déclare publiquement, qu'il est l'homme des plus heureux au monde, ce qui a été confirmé par une longue discussion sur son attitude humaine et altruiste vis à vis de plusieurs sujets, on ne peut que lui donner raison et le soutenir dans son combat de terrain et son populisme positif. Il faut reconnaitre que sur le plan de la relation avec les travailleurs, elle est trés satisfaisante, mais il y a encore à faire pour nettoyer une fois pour toute l'Ilot d'El Bibane et militer pour la restauration du fort turc de la place. Une occasion trés favorable avec la gestion intélligente de Si Mohamed Souei, qui aiderait certainement toute initiative écologique ou patrimoniale. Un homme merveilleux, avec un endroit aussi merveilleux, qui appélent la société civile et les autorités à participer à l'embellissement de la région et soutenir cette gestion équitable de nos richesses économiques et panoramiques. Respect et reconnaissance à Si Mohamed Souei, qui rendit le sourire aux dizaines d'ouvriers marins, meutris par les dures conditions du metier et redonna à El Bibane, son rayonnement touristique et culturel.
mardi 15 novembre 2016
Portraits et sagesse 93
Faiçal Dchicha
C'était peut être sa qualité de professeur de mathématique, qui l'amena à afficher une rationalité étonnante dans ses approches associatitives et éducatives, car Si Faiçal, fils du fameux Si Abdelghaffar décédé à la Mecque et d'une lignée de lettrés et de notables, n'a pas céssé de conquérir le terrain de la vie publique par l'accompagnement et l'encadrement des phénoménes sociaux. En effet, initialement président de l'association du developpement durable et de la coopération internationale de Zarzis ADDCI, il entreprit toute une infrastructure de formation et d'information dans les régions de Zarzis, Medenine, Tataouine, Remada, Gabes, Kasserine, Kerkennah, Tunis, Djerba, pour participer aussi dans des évennements à l'étranger. Ce n'est pas toujours facile de surfer sur toutes ses activités et ses régions, car il s'occupa de la vulgarisation et le traitement des programmes du Pasc, du Pnud, de la Fao, de l'Ote...pour faire des interventions en gestion axée sur les résultats, en planification des projets par objectif, en émigration et developpement, en soutien associatif de la région de Kasserine, en prépartions aux taches de la mairie, dans la gestion du patrimoine et l'écologie, en intégration des émigrés revenants, en création d'associations féminines, en sensibilistations aux approches humanitaires ... Toute une activite up to date, capable de mettre à niveau toute une société assoiffée de justice et d''emploi surtout aprés l'évennementiel social de 2011. Des sujets, qui malgré le fait qu'ils sont véhiculés dans une certaine sphére...ouverte, pourraient faire l'objet d'une participation massive selon les préoccupations et les difficultés rencontrées. En attendant de soutenir Si Dchicha et participer à cet élan avant gardiste, respect et reconnaissance à Si Faiçal et en avant toute les machines...du progrés.
Portraits et sagesse 92
Abdallah Attia
On ne peut parler de culture à Zarzis, sans parler de Si Abdallah Attia, imminent professeur et intellectuel arabophone. Du centre, passablement socialisant, il avait fait plusieurs interventions et conférences lors des rendez vous syndicals et surtout sa participation majeure dans les journées de Noureddine Sraieb. Vraissemblablement apolitique, Si Abdallah defendait bien son authenticité et ses sources arabo musulmanes sans conflictualité ni ranceur. Actuellement inspecteur dans les écoles sécondaires en éducation civique, il ne cesse de manifester un interret majeur à la qualité de l'enseignement et les difficultés du parcours. Une personne, à remercier, à encourager et soutenir pour plus de performances et pour un monde meilleur.

dimanche 13 novembre 2016
Portraits et sagesse 91
Ahmed Ouercheffani
Grande figure du paysage culturel et militant de Zarzis, professeur de français, véritable intellectuel, Si Ahmed Ouercheffani, un sympathisant syndicaliste et militant au sein du parti communiste Tunisien puis le mouvement Ettajdid et El Massar...jusqu'à faire parti du bureau politique national. Il manifesta toujours une présence positive dans toutes les manifestations et les événements culturels, ainsi que les réunions de la commune, les réunions associatives et les séminaires divers. Il a présidé l'association du festival des éponges de Zarzis et participa largement dans les perspectives de l'association de la sauvergarde de Zarzis, pour laquelle il avait proposé une dizaine de pages de propositions fort objectives et visionnaires de la situation du patrimoine et son parcours. Des recommandations qui avaient été perdu de vue paradoxalement aprés ladite révolution de 2011. Il avait aussi, juste aprés l'auphorie du changement de 1987, assuré le comité de solidarité nationale de Zarzis et démontra comment un socialisant peut gérer la chose commune et porter éfficacement secours aux nécéssiteux. Grand ami, de Si Ben Brahim francophone aussi, de Si Abderrahman Souei coéquipier politique et de toute la classe syndicale et culturelle de la région. Souhaits de santé et de bonheur à Sid Ahmed qui disait toujours " ça va, à part ce qui ne va pas ".
vendredi 11 novembre 2016
Portraits et sagesse 90
Karima Essefi
Cette fois c'est la gente féminine qui malgré les équivoques, prend la société par les brides et fait son parcours dans un bled en éternelle éffervescence. En effet Karima Essefi, au look mignon, broussailleux et félin, refléte bien son fougue de vie et sa participation majeure et directe dans la vie associative dans ses cotés artisanes, féminines et humanitaires. Avec une maturité surprenante, elle rayonne d'activité et de volonté à en découdre avec les difficultés du chemin du volontariat. Avec un bon carnet d'adresses des opérateurs associatifs locaux, régionaux et même nationaux, elle est toujours en train de participer à un séminaire, préparer un événement, encadrer des artisanes, réunir des gens pour un festival... C'était à Sangho, quand il était un pole national et mondial de culture et de villégiature, qu'elle avait fait ses debuts en tant qu'agent d'accueil, puis sécrétaire de direction pour devenir un cadre dans l'organisation et la gestion des manifestations de l'établissement d'hébergement. Une formation de terrain, qui l'avait hautement forgé et dépasser les handicaps usuel d'une femme, pour particper pleinement dans la chose publique de la région. En tant que présidente de l'association Zarzis-vision-city chargé de l'aide aux artisanes et aux artisans pour rehausser la valeur des produits traditionnels et aider le savoir faire traditionnel à affirmer ses productions. Une association qui avait réuni quelques dizaines de femmes et d'hommes
pour éxposer leur orfévrerie, leurs tapis, les oeuvres d'art, leurs broderies et leur tissage traditionnel des tentes, des sacs en toile... Elle est aussi quelques fois membre ou trésoriére des associations nationales Ain Tunsie ou l'association de la langue arabe numérique ...sans limiter son élan volontaire. Derniérement, elle s'occupe de grévistes en difficultés qu'elle voudrait assister sur les plans humains et social sans intervenir pour autant dans le rôle reglémentaire des corporations en place. Respect et reconnaissance, pour une femme qui dans une société assez trationnelle, a pu s'affirmer, se réaliser et aider sans limites. Bravo Karima Essefi.
Portraits et sagesse 89
Salem Zouagha
Bien il faut être mordu de livres, de culture, de littérature, de tendance vers l'autre, de préoccupation générale, de sujets patriotiques, de motivations universelles, de raisonnements d'écologie globale....pour rencontrer certaines personnes comme Si Salem Zouagha. Originaire d'El Mouansa, fils du bon peuple, il assure la bibliothéque de Zarzis, depuis une bonne trentaine d'années pour devenir un chef de service à Medenine tout en faisant des journées de la samaine à Zarzita. Avec une trés bonne gestion du corps des livres en fonction de leur discipline dans les rayons des deux grandes salles de lecture, il était aussi pendant trois mandats le sécrétaire général de l'association des amis de la bibliothéque et du livre, une activité qui cadre admirablement avec ses préoccupations. Il n'avait pas manqué de militer sur le plan syndical, surtout sous les régimes totalitaristes, ce qu'il n'arrêta de faire pour l'équité administrative dans le secteur. Ainsi, pendant que nos grands sont vivants, pour consolider leur élan et les pousser vers l'avant, on ne peut que dire à Si Salem Zouagha, reconnaissance et gratitude. Bon courage.

mercredi 9 novembre 2016
Anthropo topo patati patata.
Voilà donc, en profileur ordinaire de quartier, je fais une aventure par la lecture des portraits, des malins et des distraits, tout en citant les gens, de caractéres ou intélligents, sans prévaloir une idée, un comportement ou une attitude, à la recherche d'une sagesse commune à toutes les sociétés. Oui en effet, sur une bonne période, dans une région bien déterminée, des hauts, des bas, des bravoures, des opportunités, des tendances, des circonstances, des réactions de la conscience collective, des gestions de la situation à la dérive, des concours d'événements malencontreux, des créneaux sociétals préétablis naturellement...pour arriver, enfin, que nul n'est mauvais, nul n'est bon, tout le monde l'est à la fois, pour trouver, un profiteur mais bon, un grand mais malin, un militant mais collabo, un instit mais conformiste, un proprio mais égocentique, un richissime mais cupide, un notable mais tribal, un politique mais nombriliste, un homme d'affaires mais éffacé, un imam mais féodal, un génie mais introspectif, un intello mais insouciant, un leader mais claniste...juste pour dire qu'il n'est pas facile d'évaluer les gens définitement, car ils sont dans un éternel mouvement et un changement permanent d'attitude, en fonction des happenings et de l'humeur générale ou ce qui est voulu par le moment humain. On ne peut donc dire qu'un tel est bon l'autre moins bon...et ce sont généralement, des gestes, que certains n'ont pas pu faire, n'ont pas voulu faire, ou n'ont pas été poussé à les faire. On peut le voir actuellement dans les grands rôles politiques, quand une idée murisse, un leader est recommandé pour guider les masses, une personne au profil bien déterminé est nécessaire et filtrer par des éléctions folklotiques...à condition de laisser la roue tourner, de faire les éternels compromis de la société et les impératifs du dictat du moment. En comparaison avec les autres régions, on peut affirmer que la diversité culturelle et les différents apports et contacts avec les autres peuples et les autres idées, avaient forgé une mentalité soft et une convivialité humaine certaine, sans se départir de ses racines et ses spécificités sociales. Une afféctation, qui parait nettement dans le comportemental individuel et collectif et réussir à chaque épreuve à prouver une grande sagesse et une grande lucidité. Dans un monde en ébulition, où le drame est quotidien, quelques fois sans justifications, malgré que la violence ne peut être justifier, on peut contater la perrenité de la guerre, sur toutes les périodes et qui avait été quelques fois et paradoxalement, des catalyseurs d'innovation et de developpement.
Un équivoque, qui n'a plus de raison d'être, à moins d'instrumentaliser la chair humaine et manipuler sa foi et ses croyances. Un état de fait, qui pourrait être déconstruit, par cette micro société assimilatrice de touts les apports des conquérants, des voyageurs, des prédicateurs, des razzias et des moralisateurs...pour mettre en place une société d'équité et d'humanité. On ne sait que trop bien la futilité des idées de la mentalité guerriére et comment le respect mutuel entre les croyances fut balayé par les tribunaux de l'inquisition et comment des pays comme l'Irak, la Lybie, la Syrie, le Yemen, le Soudan...dans lesquels les gens vivotaient bon gré mal gré, furent détruits pour laisser place au chaos et la déchéance. Qui a tort et qui a raison, pendant que le monde se noie dans la violence et la pollution, sans perspectives d'avenir meilleures ni promesses de bonheur. Une situation, qui incite, maleureusement, certaines personnes à plonger dans la foi et l'autarcie des idées violentes, ce qui malheureusement, sert certains néo conquistadors et les hégémonies modernes. Encore une fois, la région du sud Tunisien ou la plaine du Djeffara, malgré et peut être à cause des tumultes entre les tributs, reste un bon exemple humain de réussite et d'assimilation des valeurs universelles et comment les faire revivre dans la dynamique de touts les jours, pour la paix pour toujours.
mardi 1 novembre 2016
Un musée englouti par la terre.
Par une information en métaphore, je déplore la disparution du musée des traditions de l'ancienne huilerie souterraine de Zarzis, qui avait fonctionné pendant une bonne période, mais suite aux déclarations du gérant, il en avait marre des promesses et des sabotages manifestes et latents des officiels et des officieux d'autrefois. il m'avait dit personnellement, en tant que collégue avec mon musée mémoire de la mer qui n'a jamais été officiel et toujours gratuit depuis vingt ans, que lors d'une visite d'un ministre et les promesses des aides et du soutien, le ministre l'avait tiré loin des autres pour lui dire : Compte sur toi même, mon brave, n'écoute pas les balivernes... sur ce il décida en lui même de plier bagage. Ainsi c'était pendant la gestion approximaliste des affaires du pays des premiére années du millénaire, et notre ami le gérant, pris ses affaires et émigra en Europe, laissant les traditions, la muséologie, les visiteurs, les prometteurs...sombrer dans les labyreintes de l'oubli. Il voulu vendre quelques éléments en sa possession pour mon musée, mais je n'avais pas les moyens, comme si le fameux ministre s'était adressé à moi aussi. Je l'ai vu depuis, bien dans sa peau, sans regret, avec un enthousisame visible et un bien être certain. A le place du musée, il y a maintenant un immeuble, qui lui appartiendrait, et peut être que l'huilerie sous terraine n'existe plus. Mais pour la route, et pour justifier les causes de cet article qui en était le motif, il y a encore trois piéces romaines, déposées juste sur le trottoir devant l'immeuble, qui était apporté de la plage de Nozha, où elles étaient des bornes kilométriques de signalisation de la période romaine. L'un des jeunes de la région m'avait dit qu'il jouait avec ces bornes dans l'eau de la mer avec ses amis. Trois piéces importantes, tranvaillés dans du gré rouge, du gré blanc et restent disponibles pour les autorités du patrimoine afin de les placer dans la cour du musée municipal de Zarzis. Il aurait été facile à Boughmpiga de les sauvegarder chez lui dans son musée, mais il y a des priorités à respecter...et il y a un proverbe arabe qui dit : moi je te respecte et toi, tu devrais te comprendre.


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