lundi 19 septembre 2016

Portraits et sagesse 63

Gammoudi Djebnoun Cette fois, ce n'est pas du cinéma ou l'imagination d'un artiste fantaisiste. C'était bel et bien une Dame, une véritable Dame, Akkaria authentique, laborieuse, digne, hautaine, solidaire, humaine et responsable. Avec de rares informations et une approximation arbitraire, on pourrait situer sa vie dans les mille huit cents quanrante, période d'instabilité pendant la quelle les Nouayels et les Cians se relayaeient pour l'attaque de la région afin de conquérir des grains, de l'huile, du bétail et des provisions diverses. Madame, si on ose dire, Gammoudi Djebnoun, était mère de famille, paisible, s'occupant comme tout le monde aux taches départagés entre les hommes et les femmes, quand une grande razzia eu lieu et plusieurs moururent dans la petite guerre éclair, dont certains de ses parents directs. Un malheur sérieux frappa alors la région et l'ésprit guerrier était au plus bas à cause de la vie stable et la sédentarisation agricole des Akkara. Devant cette situation et vu le grand respect que tout le monde vouait à Gammoudi, pour sa sagesse, sa bravoure et son adresse, elle prit toute seule l'initiative et prit les armes pour rendre justice et se venger de cette agression meurtriére. Elle se rasa la tête, se mit des boucliers comme un homme et monta à cheval jurant de rendre justice aux victimes. Ce genre d'attaques, connus sous le nom de razzia, étaient fréquentes et quelques fois compréhensibles en quelques sortes, car ses gens habitaient dans des endroits désertiques avec peu de production agricole, sans paturages pour le cheptel et un certain droit de regard sur la presqu'ile de Zarzis qui appartenait aux Nouayels. Cette relation conflictuelle et naturelle était devenu connu car quand les Akkara étaient en bons termes avec les Touazins et autres, les Nouayels étaient stoppés sur les frontiéres sinon on fermait les yeux et l'attaque se faisait soudainement. Devant cet état des faits, les cavaliers trés peu préparés aux attaques éclaires, laissaient faire tout en essayant de minimiser les dégats et contenir le fougue des assaillants en laissants des butins à leur portée, pour les rattrapper tout de suite aprés et les neutraliser pendant que sous l'effet de l'euphorie s'empifrait des richesses enlevées. Chaque fois, c'était comme ça et les assaillants étaient rattrappé et neutralisé quand ils se reposaient fatigués et empifrés de victuailles ou de moutons détournés. Dans ce cadre, macabre, injustifié mais reguliérement éffectué dans les rapports entre tribus et nécessitait certaines alliances et accord qui ne sont pas toujours respéctés, malheureusement. La force de travail et l'intelligence du Akkari, dérangeaient et l'hostilité était commune sur les terres, se qui poussa les gens à prospérer plutot par le travail de la mer et ses richesses. Gammoudi Djebnoun, alors, moblisa une petite armée et alla reprendre les biens et le bétail de sa tribu et entrepris plusieurs attaques avec succés. Aprés quelques années de guerriére, elle revint à son rôle de femme respectable, satisfaite des resultats de sa colére justiciére. Plusieurs voyageurs notifiérent son existence, et l'un d'eux avait longuement discuter avec elle, la qualifiant de sage et d'une grande influence sur sa tribut. Tout en s'éxcusant de l'improvisation "plausible" faute de sources disponibles, on ne peut que confirmer le respect et la gratitude à cette grande Dame de Zarzis. Une femme qui pourrait encore être l'éxemple à toute les autres femmes, dans les domaines de la sagesse, du travail et du sacrifice pour le prochain. Que Dieu accepte son âme dans ses paradis.

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