mardi 8 janvier 2013
Zaratt
Au début, je voulais descendre sur Oued El Akarit, ce tranché stratégique naturel, cette limite de la Tripolitaine, ce site préhistorique confirmé…, mais au niveau du croisement de Mareth, j’ai viré brusquement à droite vers Zaratt, cette ville que je ne connaissais pas encore. Bien sûr, comme un Boughmiga qui se respecte, un Akkari tanné par le sel de la mer, je me suis dirigé directement vers la côte, pour humer l’air marin et satisfaire ma nostalgie maladive. Les gens sortaient vers leurs champs de palmiers, de grenadiers, de Henné et de corètes et les enfants s’empressaient vers les bus scolaires, avec des regards interrogatifs sur cette voiture aux vitres fumés et au passager inconnu, qui passe à travers la ville aussi tôt le matin. La plage, si on peut l’appeler ainsi, était en chantier, des routes, des trottoirs, des travaux divers, promettaient une infrastructure et une logistique d’accueil pour les estivants à venir. Comme presque partout dans le golfe de la petite Syrte, Gabés, la mer est peu houleuse et les marées font reculer la mer sur une grande distance. Le port que j’ai vu de loin, parait très actif et sa renommée dans la production de poisson est reconnue.
Bien sûr, le contemporain n’était pas ma principale préoccupation, qui tendait plutôt vers la beauté des paysages naturels et la localisation par le « sniff », des sites et stations historiques. En effet, ma première descente de la voiture était relativement fructueuse, mais la deuxième était un vrai « Bingo ». Des tessons rouges phéniciens, des coquillages, des poteries à prédominance en gorge de pots, des blocs de pierres dont certains sont taillés en forme de base de pilonne, un four modeste, sans oublier l’omni présence des traces d’excavations malhonnêtes et pirates. Dans un endroit bien précis du site, j’ai constaté un grand nombre de pierres beiges et noires de mosaïque éparpillées sur le monticule, ce qui veut dire que l’endroit était habité pour une longue période et il y faisait bon vivre, surtout devant un endroit aussi poissonneux. J’étais surpris de ne pas trouver des débris de la moindre monnaie ou de métal qui normalement coïncidait avec cette période. Toutefois, j’ai eu le réflexe de chercher du silex, car je me suis dit qu’il y aurait certainement des gens qui ont habité auparavant cet endroit pour que les phéniciens s’y installent et effectivement, tout autour du site, j’ai pu récolter une bonne quantité de silex taillé approximativement à la manière du paléolithique supérieur. J’étais très heureux de cette traçabilité et cette traque par l’investigation et le palpage de notre passé commun.
A midi, mordant dans un bout de pain et deux morceaux de fromage, j’ai quitté l’endroit, mais l’ensablement de la route côtière m’avait dissuadé et dû me diriger vers la direction opposé qui me fit rouler sur des kilomètres pour me retrouver dans une impasse lagunaire où j’ai failli m’enliser dans un paysage terrible de solitude et de sable mouvant. Tout en revenant sur mon chemin, je regardais à droite et à gauche dans une sorte de lecture et d’appréciation du relief, quand j’ai vu quelques monticules de terre vers lesquels j’ai pris un raccourci difficile. Le premier endroit comprenait les traces en silex du paléo inferieur, peut être vers la période d’Adam et Eve, pas Smith et Braun bien sûr. Le deuxième monticule, je ne vous dis pas, du paléo supérieur, qui m’a pris jusqu’à quatre heures de l’après-midi sans m’arrêter, ce qui faisait huit heures de marche presque sans stop. Curieux, un berger est passé près de moi, pour s’informer de ce que faisait un homme au milieu de nulle part, à s’incliner sur des n’importe quoi.
A la maison, au travail, … tout le monde avait constaté l’impact de cette journée sur mon humeur et ma joie de mettre en relief la valeur historique de cette ville et cette région. Avec les carrés de pierre des mosaïques, j’ai formé le nom de cette ville, dans un tableau éphémère, par un scribe éphémère et passager, à la mémoire de nos ancêtres communs.
Lihidheb mohsen 02.11.2011
jeudi 3 janvier 2013
Nfidhett Mohra
Littéralement, "la prairie de la jument", un endroit entre Bengardane et Medenine, juste au niveau du vingt deuxième km à gauche pendant que je cherchais mes silex autour d'un monticule de terre. Ce qui m'avait pris quelques heures avec une seule pièce de trouvé sans grande importance. J'en ai déduis que mon ancêtre le paléo et néo ne sont pas passé par là !! Erreur, erreur, car dés que je me suis approché de la petite colline j'ai constaté plusieurs crevasses effectuées par des pirates du patrimoine. La première qui aurait été creusé il y a trois ans au plus, comportait dans son fond c-à-d, deux mètres et demi, une couche de cendres horizontale dans la quelle j'ai pu enlevé avec mon bâton un bout de poterie primitive. Un peu plus loin des "forages" récents, qui auraient été effectué la nuit d'avant, montraient une infrastructure verticale et très profonde dans laquelle les profaneurs ont fait un trou labyrinthique. Plusieurs dalles en pierres taillées et pierres granulés parsemaient les points saillants du relief. Une sorte de jeu de "Dame" avec des trous ornait l'une d'entre elles.
De l'endroit du constat même, j'ai téléphoné aux préposés du patrimoine pour signaler l'acte barbare et demander des renseignements sur le nom de l'endroit et son classement éventuel, mais il parait que le site est totalement inconnu et c'est grâce aux charpardeurs que cet endroit est désormais connu. Une lettre a été adressé aux instances pour prendre en charge ce site par les soins nécessaires et la mise en relief. D’après moi, cet endroit serait punique, et n'aurait pas été habité pour une longue période à cause du très peu de débris tout autour. Avec cet endroit, "Nifidhett Mohra", "El Mdeyne" "Suchis", La choucha, Sidi Ettouey, El Whamiya... Bengardane, est en mesure de prétendre à un patrimoine riche et millénaire.
vendredi 16 novembre 2012
Zarzis 235, lieu du crime
Zarzis 235, lieu du crime.
Comme le disent, les limiers de l’investigation à sensation, le criminel revient toujours sur le lieu du crime, une sorte de nostalgie à l’acte, une fierté ou une auto-culpabilisation qui rongent et dérangent l’âme…. Et moi, Boughmiga le néandertalien, serial killer, jack the ripper, …… je clame mon innocence malgré les faits accablants et le flagrant délit. C’était il y a six ans au moins, dans la région de Zarzis 235, lorsque dans le top de mon mouvement écologique et au sommet de mon dépassement mental et physique, au milieu d’un éclairci de terre sans herbes, j’ai empoigné la première tête de ma collection. Ce n’était pas facile de trouver un endroit aussi idéal à cause de la végétation touffue et intense. Ainsi commença ma chasse aux têtes et mes victimes commencèrent à tomber l’un après l’autre, grâce à ma détermination et ma rage de conquête des scalps et trophées.
Bref, depuis une semaine, je suis revenu sur cet endroit « macabre », pour constater amèrement le surpâturage de l’endroit et la désertification encourue sur cette région, ainsi que les érosions divers favorisés par la nuisance de l’homme. Bien sur, sachant bien profiter de toutes les situations, le défrichement du paysage m’a permis de récolter au raz du sol, ça et là, les restes des Acheuléens, les Moustériens, les Atériens, les Ibéromaurisien, les Capsiens et les Néolithiques….simultanément, passagers de cette terre d’accueil, de paix et de prospérité. Mon « big » ancêtre Néandertalien, a aussi royalement laissé son empreinte en bifaces et shoppers…. Toutefois, il y a très peu de poteries, mais assez de silex blanc avec des lamelles, divisées en trapèzes dont quelques uns sont aiguisés et tranchants. Deux d’entre ces trapèzes sont transformés en têtes d’armure à un seul aileron central, et dentelés d’une perfection étonnante. Mais, la plus belle pièce de toutes les stations et sites, était une tête d’armure rayée comme un zèbre que j’ai tout de suite appelé la « panthère rose » en chantonnant l’air fameux de circonstance. D’autre part, les éclats d’œufs d’autruches sont présents mais de faible concentration. Mais ce qui est étonnant, l’omniprésence de bouts de meules en plusieurs sortes de pierres et broyons divers, ce qui est en légère contradiction avec l’absence de poterie, car à ma connaissance, l’agriculture et la poterie étaient maitrisés relativement conjointement. Cet endroit, se caractérise aussi par un espace avec plusieurs bris de silex, et vu la prédominance des grattoirs blancs, ça ne peut être qu’un foyer de taille locale. Il m’a fallu ces six derniers jours de prospection intense de cette aire préhistorique, avec mon sac de toile et mes deux bâtons de pèlerin investigateur et je suis très heureux de mon butin de bandit de grands chemins et la réussite de cette opération « blitzgrieg ».
Sur le lieu du crime initial, j’ai eu le bonheur de trouver deux autres têtes….bien scalpées et taillées pile et face avec une précision redoutable, deux triangles équilatéraux et une demi douzaine d’incisives de mes ancêtres, arrachées volontairement pour une meilleur gestion des dents en fonction de la consommation des grains. Ainsi, cette attirance irrésistible, ce reflexe intuitif, m’a permis de peigner Zarzis 235, et les têtes, les feuilles de laurier, les burins, les meules, les broyons, les lamelles, les grattoirs, les perçoirs, les bifaces en silex, les incisives humaines….sont désormais entre de bonnes mains, et ne sont plus à la merci d’un laboureur, d’un bulldozer, ou tout simplement de l’oubli, la négligence et le chapardage.
Ainsi revint Arsin Lupin avec le butin, démystifia Sherlock Holmes les énigmes Hitchcockiens, sapristi l’histoire amusa Agatha Christi, des milliers de têtes tombèrent avec Gérard de Villiers et Saint A. s’amusa avec les Don Quichotteries de Boughmiga, voilà.
Lihidheb mohsen éco artiste Zarzis 16.11.2012
lundi 12 novembre 2012
Ghannouch, Gabés.
Dans une mini ruée vers le nord, qui m'a amené jusqu'aux tranchées naturelles de Oued Akarit, juste après Gabes en partant du Sud, cette barrière de cours d'eau profonde et stratégique que mes ancêtres "Néandertaliens" utilisaient pour coincer les mammouths et les moas, en les poussant à coups de cris, de branchages, de feu, de semblant de sagaies...pour les faire tomber dans le précipice et s'en empiffrer les canines avec la horde d’hominidés. Bref, ce n'est que le contours de mon histoire, malgré que c'était un journée mémoriale, digne d'un vraie guerriers des temps modernes et d'un commandos de l'esprit...et du coeur. Les détails seraient pour une autre narration....car tout en revenant ce jour même de la région de Gabes en longeant le littoral sous un violent sirocco, je suis passé par plusieurs villages, cottages, plantages,...avec ça et là, des ouvriers agricoles et des paysans paisibles. A la vue des légumes, surtout les carottes que j'adore, j'ai pensé à la ville de Ghannouch que je ne connais pas encore et qui approvisionne tout le sud en légumineux. Alors, j'ai redressé la barre de ma "coccinelle" direction Sud-Est et en vingt minutes, regardez Messieurs et mes Dames, ce que j'ai fait : "En entrant dans la ville de Ghannouch par un accès secondaire, il m 'a fallut du temps pour parvenir au centre où une sorte de guitare orne la place. Bien sur dans chaque ville au monde, je cherche la mer sans lequel je suis perdu et il m'a fallu aussi un peu de temps pour y parvenir au milieu de plusieurs groupes d’élèves qui biglaient cette voiture fumés au passager moribond. A l’horizon, j'ai vu une colline juste au bord de la plage et quand je m y suis arrêté, il y avait de petits bateaux avec des pêcheurs qui réparaient leurs filets. Répondant à ma déformation naturelle, j'ai commencé tout de suit à fouiner dans la colline et entre les débris de verre, les amas de matériaux de construction, les branchages et les couchettes d'enfants, j'ai eu l’immense bonheur de trouver des morceaux de silex taillés et significatifs en un temps records et après avoir flairer l'endroit avec succès. Bingo, me suis je dis, parmis, ls quelques centaines de milliers de personnes qui ont fréquentés cet endroit, je suis le seul à l'avoir honorer et respecter les traces de survie de l'homo-gabezien ou capsien pour faire scientifique." En sortant de la ville, j'ai consommé mes vingt minutes de descente sur cette ville comme un rapace, comme un tourbillon perspicace....pour sauver notre mémoire commune du rasage systématique de notre patrimoine naturel et culturel.
Ainsi, mes amis de Ghannouch et d'ailleurs, ce petit trésor a été tout de suite mis dans un bocal avec le nom de l'endroit, pris en photo et restera dans le musée mémoire de la mer et de l'homme, et
voilà, maintenant, est venu le moment de le vulgariser, avec une chaleureuse poignée de main avec touts les amis, les amoureux de notre histoire, de notre pays et notre devenir commun.
dimanche 4 novembre 2012
Guerguebia
Guargabia
Aujourd’hui j’ai décidé de descendre sur Gargabia, une sorte de croisade, de croissade, de reconquista, de razzia, de rush for the land, de débarquement …, une descente anthropopulus, sur les espaces naturels de mes grands parents les « Boughmiga néanderthalensis » dans la région de Zarzis. En effet, tôt le matin, en tenue de combat, l’armada se mit en marche de conquistador sous des nuées de brouillards venant du nord. J’ai commencé par constater un monticule dans le relief et comme d’habitude les bulldozers ont déjà fait leur affaire en trouant partout et défigurant l’endroit à la recherche de trésors qui n’existent que dans les fantasmes des fossoyeurs du patrimoine. Des trous béants parsemaient l’endroit et je frissonnais à l’idée d’y tomber car je ne serais retrouvé qu’après une semaine au moins. Un peu plus loin, un puits aménagé, source de vie et de survie cette fois, était certainement creusé depuis très longtemps à même la terre car seul son col supérieur était bétonné sommairement. Juste devant ce puits, deux bassines bâties en pierre pour desservir les animaux, moutons, chèvres, chameaux… en eau potable. J’ai eu dans mon esprit un smiley pour les gens qui trouèrent la terre pour en faire sortir la vie. La Guerguebia est une appellation descriptive de l’endroit en forme de « meule » entouré de lacs salées de toutes les cotés, ce qui fait sa fréquentation humaine était un peu rare à travers les âges. Un ami m’avait dit qu’il y aurait les restes d’une église introuvable dans cette région sur la base d’anciens écrits parlant du prêtre de Guerguebia. Toutefois, il y a un endroit juste à coté au nom de « Moussalla » (l’autel de prière en arabe) et la correspondance serait probable. De toutes les façons, c’est la préhistoire qui me préoccupe et j’en suis mordu à mord. Pourtant il m’a fallu « cavaler » dur pour trouver quelques rares silex taillés. Le premier, une sorte de lamelle-tête-d’armure était blottie dans le lie d’un petit courant d’eau de pluie. Plus loin au milieu de cette meule, un petit olivier résistait encore dans ce désert et tout autour, j’ai pu récolter quelques lamelles fines certainement utilisé pour dépecer les poissons qui étaient abondants dans le lac salée juste en face appelé « Sebkhet el Maleh » et qui était lié à la mer de Alouane. Il commençait à faire chaud pour un début de novembre, quand je me suis trouvé au fond de ce relief de collines et vallons pierreux et inhospitaliers, et dû prendre une bouteille d’eau dans mon sac en quittant la voiture pour faire le rayon à explorer. J’ai pris aussi mon bâton car on parle de sangliers sauvages, de loups et de chiens sauvages…et les ossements de moutons dévorés ça et là renforcent mes réserves. Rien, Nada, Nichts, … à part quelques scarabées qui se chamaillaient en chaleur, ou de gros crickets, qui sautillaient dés que je m’en approche comme pour me guider vers un destin inconnu. Mais comme vous commencez à reconnaitre le flair de « Boughmiga le néanderthalien » pour tout ce qui concerne ses ancêtres…j’ai déniché un endroit abrité des vents du nord sur le flan d’une colline juste en face du lac sus nommé… où j’ai trouvé un joli biface aux deux tiers sous le sable, des bouts de meules, quelques silex grossièrement taillés vraisemblablement au paléolithique, des pierres broyons, des nucléus, des tranchants avec toutes sortes de pierres… C’était un endroit de quelques dizaines de mètres carrés, dont les contours étaient complètement déserts et sans les moindres traces de vie humaine. Entretemps, j’ai « biglé » « zyeuté » un autre flan de colline qui me parait intéressant et promettant, mais il n’était pas dans le rayon de mon périple et je n’ai plus la force de supporter cette énorme fatigue et cette chaleur. Très prochainement, j’irai explorer cet endroit et les autres dans la région. Livingstone, Magellan, Ibn batouta, Christophe Colomb, Ulysse….auraient toujours une pensée favorable et reconnaissante de « Bouhgmiga le néanderthalien ».
Lihidheb mohsen
mercredi 26 septembre 2012
Biban art
Il faut reconnaître que j'ai une relation particulière avec cet isthme légendaire qui se prolonge entre la mer et le lac El Bibane sur un longueur de vingt km au moins. Non seulement, j'ai une forte sympathie à ses pauvres habitants, pêcheurs au jours le jour cloîtrés entre l’exploitant, la mer, le lac, l'absence de transport, la distance pénible vers la ville et le poste de police qui contrôle l'entrée. D'ailleurs il y a quatre ans, il a fallut que je gueule haut et fort et m'insurger sur le net et à la radio pour que ces gens aient de l'eau potable....
Tout de même, je ne peux pas parler du silex de mes aïeux et négliger mes contemporains... Bref, cet isthme est très fertile quand il y a de la pluie mais reste sans eau et c'est pour cela, que les seuls édifices historiques sont le fort de "Sidi Ahmed Chaouch" qui contrôle l’accès et la sortie de la ville romaine de Mdeyna, située sur la cote sud de lac. Submergée en partie par l'eau, cette ville (Atlantide) était un relaie entre Zien et Sabrata.
Arbitrairement branché sur le préhistorique, j'ai toujours longé des centaines de fois les plages de cette langue de terre dans mon action écologique de collecte de déchets et quelques dizaines de fois la dorsale rocailleuse au milieu de l'isthme, mais à vrai dire le silex se fait rare et à prédominance paléolithique supérieur. Il a fallut que je constate des travaux de terrassement de terrains pour que je revienne fouiner sur les lieux et trouver des merveilles de cette époque. Un couteau parfait dentelé d'un coté et tranchant de l'autre, un bel broyon oblongue et très lisse, quelques lamelles dentelées, des pointes de lance....Pour les pointes d'armures je n'ai trouvé qu'une seule sur une cinquantaine de sorties. Toutefois, le silex n'est pas abondant, mais les pièces sont grandioses et imposantes. Ce que vous pouvez constatez aussi sur les photos ou comme pour mon recyclage éco artistique des objets provenant de la mer, j'essais de configurer les silex de telles sortes qu'ils expriment un message, leur message pour que nous réfléchissions sur notre parcours. Un assemblage reprend l'évolution des outils du biface, aux lamelles, aux têtes d'armures, au fer représenté par un clou géant de l’époque romaine et enfin, des douilles de cartouches de chasse qui symbolises notre déchéance et notre agressivité gratuite. Ainsi, dans cette configuration, j'ai résumé l'histoire de l'homme depuis sa découverte de la pierre, sa maîtrise de la taille, le feu, la poterie, le fer, la poudre...une histoire de douleurs de souffrances.
On peut dire alors, qu'El Bibane ou Ejdaria comme il plait à l'administration de l’appeler
, est une région pleine de petites stations puniques, romaines, logeant la mer et sur la colline, mais toutes les pièces silex sont du paléolithique supérieur ce qui peut être confirmer par la quasi absence de bris.
lundi 3 septembre 2012
Le Néanderthalensis de Djerba Zarzis.
Nos parents nous disaient toujours, que le blé d'Aguiba, quand un couscous en est fait, n'a pas besoin de d'huile d'olive, car il est déjà parfumé et aromatisé par cette terre fertile et généreuse. Situé au bord du lac salé "Sabkhet el maleh" en plein milieu de "Djerba Zarzis Anthropopolis", Aguiba produit du céréale, des pastèques et des melons, pendant les années de bonnes pluies. Plusieurs troupeaux de moutons y grignotent les arbustes et les restes des récoltes. Bien sur la culture de l’orge est prédominante pour le caractère stratégique et nutritif de cette denrée utilisée particulièrement pour en faire de la Zoumita, en poudre granulée avec un peu d'eau et assaisonnée avec une légère quantité d'huile d'olive. Un met ou entremet, très pratique et bon marché, fournissant la satiété et la santé en tant que produit totalement local et compatible aux besoins nutritifs. Les bergers, les voyageurs, les pèlerins, les maçons, les cueilleurs d'olives, les marins, les sédentaires, les étudiants, les laboureurs, et même nos chers amis les émigrés en Europe....s'en approvisionnent et consomment la Zoumita.
Il faut aussi reconnaître, que ce ne sont pas les Akkara habitants de Zarzis, qui ont découvert la valeur des terres d'Aguiba, ni les Bérbéro-Arabes, ni les Punico-Romains ou les Garamantes.....mais c'était plutôt mon grand ancêtre, my ancestor, my grossfater, le Néanderthalensis de Djerba Zarzis. En effet, vu le nombre de stations préhistoriques et primitives tout autours de cet endroit à prédominance paléolithique supérieur...visibles par les brûlis, les escargotières, les bifaces et bris de silex...et les outils grossièrement travaillés pour le grattage, le dépeçage ou la chasse. Ce qui prouve l’avènement d'une agriculture précoce dans cette région, peut être en même temps ou avant la Mésopotamie, surtout avec la faucille en silex que j'ai trouvé à Aguiba, dentelée, courbée, pédonculée...et très pratique pour la moisson, surtout quand elle est placé dans le creux d'un bâton moyen sous forme de faux.
Ainsi, loin avant la faucille de Mao Zedong le paysan, de Vladimir illich Lénine l'ouvrier, d'Enver Hoxha le scribe.... voici, mon ancêtre, le Néanderthalensis de Djerba Zarzis, l'humain, le sage....nous laisse son message de paix lors de son passage, à travers sa faucille de prospérité et de solidarité humaine.
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