mardi 22 juillet 2014
Oudayy Dhaou
Juste à coté du petit Oued de Dhaou, une dénomination qui serait reliée à la noyade d'un certain Dhaou dans cet endroit entre Lemsa la colline et l’élèvement de terre plein des Gtôô...., se trouve un endroit historique que j'avais constaté depuis des années et dans lequel j'avais trouvé en surface quelques bris de monnaies Puniques et des tessons hétéroclites. La station n'était pas grande, mais elle fait l'avant garde d'une série de petites stations préhistoriques interminables jusqu'à Zarzis ville. Bien sur, en fouineur de la préhistoire, je le visitais périodiquement après chaque bourrasque, chaque tempêtes, chaque labour et chaque transformation, mais les trouvailles étaient toujours maigre, ce qui ne diminue pas l'importance éventuelle de l'endroit. Lors de mon dernier passage écologique pour aller voir l’intérieur de l'embouchure de Allouane, j'ai vu puis constaté l’ampleur du désastre à l'endroit, causé par les bulldozers, qui avaient sillonnés en long et en large le site en réduisant la petite colline et creusant un grand trou rectangulaire, qui laisse entrevoir une colon de pierres qui descends dans la terre....avec çà et là des traces de cendres primitives. Ayant enquêté sur cette agression, un voisin du site, m'avait confirmé la voracité du propriétaire et le fait qu'il avait continué à déformer sans vergogne le site de Oudayy Dhaou. Voilà encore, du travail, à nos amis, préposés au patrimoine.



lundi 23 juin 2014
Zarzis, Saguit Sola
samedi 21 juin 2014
Bengardane, fête le patrimoine.


jeudi 19 juin 2014
Musée agricole et historique dans la ferme de Gauffreteau !!!!!
Ni Google, ni Yahoo, ne pourrons traduire ce texte de Boughmiga, en un seul trait, sans brouillon, sans la moindre faute, sans rature.....seulement parce qu'il y croyait, ce projet de musée écologique, agricole, colonial, historique.....et que la décadence, la routine, la rétention, avaient fini de faire obstruction au fougue et l'élan de Boughmiga. Toutefois, l'idée est encore là, à la portée des amoureux de ce pays et de son histoire.




mardi 22 avril 2014
Medenine paradise
Cette année, le sirocco a commencé tôt, dans l’Oued de Médenine, transformé en place de marché hebdomadaire…à cause du manque de pluies et de la proximité du désert… Un marché super plein d’arabes, berbères, des blancs, des bruns et des noirs…une mosaïque multicolore de gens, de produits, d’activités, d’animaux et bestioles, de grains et de légumes, de poissons séchés et colliers de figues…autour des centaines de Ghorfa légendaires…les Ksars d’autrefois, hélas…Un marché dans un grand Oued, comme si dans les villes du nord, un souk dans une rivière, mais de toutes les manières, des crus il n y en a guère et même les cours d’eaux sont rares.
Cette ville administrative, qui suppléa progressivement Métameur, a une histoire très riche, sur toutes les périodes de l’activité humaine, avec des sites de Chichma, Maydher, Tejra, Souitir, Hassi Amor…pour le paléolithique et Gyktiss, Essnam, Gtaayet echih, Green, Nabch Edhib,…pour le Romain. Sans négliger le rôle fédérateur des ksars aux milles Ghorfa au médiéval, et qui avait aussi servit en école coranique, véritable tremplin pour des études ultérieurs à des centaines de jeunes locaux, entretenus par la bienfaisance et la solidarité populaire.
La longueur et la diversité de ce marché est aussi très attrayante et permet de grandes marches à la lèche-brocantes à zigzaguer de droite à gauche entre les stands en repérant les attroupements autour des produits étrangers ou les Toubibs traditionnels…ce qui me permettait de marcher pendant des heures sans la moindre fatigue ni la moindre monotonie. Pendant que je demandais à un jeune noir, un de nos ambassadeurs en France, le prix d’un escarbot…j’ai sursauté à l’oui d’un bruit venant de ma droite et pendant que je m’assurais de son origine, le jeune homme m’avait confirmé que c’était le croassement de grenouilles. Tout en lui disant, que je cherchais ce bruit vainement depuis trente ans au moins, j’ai commencé à chercher les batraciens dans l’eau qui jaillissait au milieu de l’oued et qui pourrait être aussi un rejet de d’eaux usagers…avec mon appareil photo à la main, sans que je puisse les trouver. Des femmes et des enfants, regardaient avec interrogation, ce vieillard à la chéchia rouge, en train de sautiller entre les flaques d’eau, avec patience et application…sans le courage d’en demander la cause. J’étais très déçu par ce désappointement, cette fausse alerte, ce faux rendez vous, avec les cris de vie des grenouilles, que j’attendais depuis toujours et pour toujours.
Plus loin, je suis tombé sur un vendeur de livres usagers et parait-il, comme partout dans notre bled, ce commerce est le moins florissant si on excepte les livres scolaires proposés dans une sorte d’échanges équitables formidables. Je lui ai donc acheté un bon paquet pour quelques dinars il était heureux, car dans les temps qui courent, rares sont les polyglottes et passionnés de lecture. Un petit dictionnaire, Hugo, Corneille, Racine, Tahaa Hcine, Anthropogéographie en Allemand, une dissertation sur la poésie arabe…je ne pouvais trouver mieux.
Tout en évitant les égorgeurs de poules grasses et sur alimentées…j’ai visité le marché de la volaille, des lapins, des pigeons, des Goundis… proposés par des paysannes endurcies par le soleil et la dureté de la vie…j’ai félicité certaines d’entre elles qui fournissaient de l’eau pour leurs animaux dans les petites cages et incita les autres à plus d’humanité surtout dans un climat aussi chaud et torride. Comme pour hérisson que j’avais acheté de ce même Souk pour le libérer, j’ai symboliquement marchandé avec un jeune sourd-muet pour l’acquisition de trois tortues qu’il étalait par terre au milieu d’enfants curieux…dont l’un m’avait aidé à les transporter jusqu’à ma voiture. Une autre migration animale amicale vers le littoral, ce que j’avais fait aussi pour des coqs et des poules sans le moindre sentiment de gain ou de profits, si ce n’est un accompagnement et une relation de partage des c




hoses de la vie.
Puisque à dix heures, il fallait que j’assiste au congrès de la LTDH locale, dont je suis un nouveau membre, malgré ma longue histoire avec le militantisme humanitaire et autre, je suis allé dans les ruelles ascendantes de l’immense Ksar, entre les étalages de légumes, de fruits, de produits utilitaires traditionnels, à la recherche d’un cordonnier pour remettre en acceptabilité mes chaussures achetées aux fripes il y a dix mois. Taciturne, mais cordial, l’artisan me fit asseoir sur un grand filtre à huile qui aurait servi à un très grand engin…et commença à coudre à la main les endroits usés et badigeonna la paire avec un produit revigorant au cuir. En redescendant la vieille ville, j’ai passé voir un ancien ami vendeur de charbon, qui me fit une dissertation sur les avantages et les inconvénients des différents bois utilisés pour faire du charbon et que le bois d’olivier, reste le meilleur malgré les retombés de déboisage que cet arbre sacré risque.
Au congrès, comme toujours, au milieu des segmentations usuelles et durables, le corporatisme des partis politiques, des corps de métiers et des régions…je suis passé presque inaperçu malgré ma chéchia rouge et ma corpulence…sans que ça ne me dérange le moins du monde, à cause de mon positionnement en franc tireur, impartial et militant global insaisissable. Toutefois, la nouvelle équipe d’humanitaires, aura certainement, du pain sur la planche, du grain pour le moulin et des rivières de problèmes à gérer sur les frontières.
A cause de la chaleur que mes petites bêtes, mes nouvelles amies, les tortues, subissaient dans le coffre de ma voiture, j’ai dû écourter ma participation malgré le désir de participer aux discussions et repartis vers Zarzis, sur un fond de musique et de jubilation pour mes compagnons amphibies.
Lihidheb mohsen éco artiste
Médenine le 20.04.2014
mardi 25 mars 2014
El Ghrabate,
Ghrabatt …entre Boughrara et Guerguebia
Tout en traquant une information selon laquelle l’une des écoles de la région aurait une collection de silex recueilli aux environs, une traque sans succès et sans la moindre piste, c’était des gens que je prenais en stop, en allant aux marchés traditionnels de Médenine le dimanche et Hassi amor le mardi, qui m’avaient signalé l’existence de Hinchir Ghrabatt, à quelques kilomètres au sud ouest de la bourgade du même nom et ce malgré mes maintes sorties autour de cette région dont je connais la plupart de ses sites préhistoriques, Drablia, Ariguett, Oued Bouhamed, Maydher, Nabch edhib, Hassi soltane, Guerguebia… J’ai foncé donc dans cette direction sur une piste brouillée, ensablée, rocailleuse quelques fois, en spirale, traversant les oliveraies, les terres laissées pour le pâturage, montant et remontant des dunes de sable abordables pour ma petite voiture grâce à une pluie gracieuse survenue il y a deux jours. Sous les yeux intrigués des bergères, à qui je ne pouvais demander de renseignement à cause de la difficulté de leur approche et leur opacité vestimentaire, pour se protéger du soleil et des intempéries, dans un paysage aussi découvert. Ce qui me poussa à aller encore plus en avant malgré la hauteur des dunes qui faisaient barrage à la piste et la perte graduelle de celle-ci dans les champs d’oliviers infinis. Après trente minutes de volant, chahutant mais aussi amusé par le calme et l’espoir de la découverte…sans parvenir à situer le Hinchir Ghrabatt…je me suis arrêté pour monter au dessus d’une très grande dune pour prospecter les alentours et me situer…mais le paysage était uniforme et il n y avait que des oliviers à perte de vue et sans le moindre sailli de terre qui ressemble à un Hinchir. J’ai alors décidé de rebrousser chemin mais comme je ne rentre jamais sur le même parcours, j’ai pris un semblant de piste se dirigeant vers le nord et qui s’est avérée très longue et difficile. A un moment il m’a fallu traverser un oued encore en cru, ce qui est très rare dans ces régions, et dus manœuvrer soigneusement pour remonter vers l’autre berge de l’un des alluvions de Oued Bouhamed. Là, sachant par expérience que les abords des oued, avaient été des lieux de repos et d’activité humaine préhistorique, j’ai prospecté immédiatement ce endroit, sous les aboiements des chiens d’une « Nezla » lointaine…et pu constaté qu’effectivement mon premier ancêtre est passé par là, pendant le paléolithique inférieur à cause des éclats de silex, les pierres taillées et le peu de brulis…pendant

que la stratigraphie de surface n’a révélé qu’un cumul insignifiant de passages à travers deux lamelles et un trapèze manifestement laissés par des néolithiques en déplacement. Toutefois, je devrais encore revenir pour élargir mon espace d’investigation et terminer la lecture de cette zone qui m’a échappé durant mes années de liaison intime avec la région de El Ghrabatte et sa région.
Comme pour toutes les stations et sites préhistoriques du sud, j’ai réussi à tresser des relations vivantes et fructueuses grâce à « l’humanité » de mon approche et l’intégration de mes mouvements et chaque fois que je rentrais d’un périple vers Médenine, je ménageais le temps pour passer et caresser du regard, les restes sonnants et trébuchants de mes aïeux. Une fois, juste au début, quand je commençais à évaluer la qualité de l’endroit, j’ai arrêté ma voiture sur la route vers Zarzis, et alla en ligne droite perpendiculairement vers le sud, à travers les oliviers et dans les labours, daga daga, regardant seulement devant moi, daga daga, dans un appel irrésistible et une attraction magnétique et télépathique…jusqu’au moment où je me suis penché et cueilli un grand et long silex d’une dizaine de centimètres en forme à la fois de lame, poignard, grattoir, …et revint sur mes pas vers la voiture avec cette offrande et cette victoire sur le conditionnement des instincts et des réflexes et comblé par ce rendez-vous historique à travers les âges et les brassages.
Toutefois, je peux confirmer que toute la région de Ghrabatt est très riche en restes paléolithiques et quelques stations néolithiques vers l’embouchure d’Oued Bouhamed et sur le lagon de Khallfallah. Par la même occasion un hommage particulier est adressé aux habitants de cette ville naissante et sa région, qui n’avaient pas hésité à participer par l’information et l’encouragement.
Lihidheb mohsen éco artiste Zarzis 25.03.2014
mercredi 5 février 2014
Rsifett...toujours en fête.
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