mercredi 5 février 2014
Rsifett...toujours en fête.
lundi 23 décembre 2013
Boughmiga à Rjim Maatoug
Pendant que l’oasis de Douz se réveillait lentement, caressé par les rayons du soleil levant et les palmes dansantes, Sonia, Ahmed et moi, étions déjà sur la route vers Rjim Maatoug, profitant d’une journée consacrée à l’excursion des participants aux DDD vers les troglo de Matmata, pour aller de l’autre coté sur les traces des caravanes et connaitre notre frontière saharienne. Ahmed en tunique bleue de Touareg avec un ample pantalon, une chemise brodée et un turban de derviche savant, connaissait Sonia depuis sa visite de l’année dernière et aurait travaillé ensemble sur des sujets culturels et sociaux. Ainsi, bloquant le volant sur l’ouest, en donnant du lest à la vitesse de ma voiture qui avalait la route interminable à travers les lacs salés et les dunes, nous avions eu la chance d’avoir un climat agréable pendant la matinée. Sur plusieurs dizaines de kilomètres, rien, nada, nichts, nothing, welou…pas d’âme qui vive, seuls quelques voitures de routards enturbannés en blanc, en bons Mrazig, nous croisaient en trombe. Quelques fois des contrebandiers de carburant provenant de l’Algérie proche, faisaient le guet par des éclaireurs de part et d’autre pour assurer les passassions de bidons en livraison d’une voiture à l’autre. A un moment, j’ai invité mes compagnons à sortir de la route pour aller vérifier un endroit qu’on m’avait signalé pour le silex, mais nous n’avions trouvé que les traces douloureuses des bulldozers des compagnies pétrolières, qui avaient pelé la surface de la terre sans vergogne et sans laisser aucune chance à la faune et la flore souffrantes de ces contrées.
Bien sur, cette randonnée était effective, ce n’était pas dans un film ou une fiction, mais du réel, palpable, assommant et une légère angoisse commençait à naitre, envahissante à travers le sentiment du vide, la solitude, l’absence totale de végétation et toute verticalité. Quand une enseigne indiqua Rjim Maatoug et un fil vert de palmiers pointa à l’horizon derrière les vagues de sable, la préoccupation du vide et du néant a été remplacé par celle aussi pesante des caprices des hommes, surtout quand cet endroit était réputé comme une sorte de bagne, lieu de déportation, un goulag, pour les néo-fellagas de la Tunisie des années soixante dix, des militants clandestins de « Perspectives » et « El Amel Ettounsi » y participèrent courageusement à la création de cette région, malgré l’oppression et la dureté du climat.
Il n y avait pas beaucoup de bâtiments, une ou deux boutiques, un café, des casernements militaires et de la garde nationale, des lots bien tracés de maisonnettes à coté de chaque grand carré de palmiers pour les ouvriers-propriétaires-volontaires… Ces carrés de verdure de quelques centaines d’hectares chacune, étaient étendues sur vingt trois kilomètres avec des séparations en espaces vides de trois à quatre kilomètres. J’étais curieux de connaitre l’état des lieux sur le plan de la propreté, surtout quand c’est une nouvelle cité, sans héritage comportemental influant, j’ai pu constater que l’endroit était relativement propre, si ce n’était la petite déchèterie à coté de la lagune sur la route. Curieux d’aller jusqu’au bout de ces bulles de vie et voir ce qu’aurait été le fameux bagne de certains de mes amis, quand nous nous sommes trouvés nez à nez devant un barrage sécuritaire, gardés par des militaires armées et entouré de barbelées. En faisant des manœuvres pour rebrousser chemin, la sentinelle me somma de m’arrêter et pendant que nos papiers, mon appareil photo se faisaient vérifier, ma voiture fut fouiller de fond en comble et je fus dégouter quand l’agent m’interpella par le bout du canon de sa machine de la mort pour vérifier le contenu d’un sac plein d’outils en fer. Malgré mon respect à nos soldats, ma solidarité et ma compréhension de ce qu’ils endurent, je suis toujours dégouté par les armes et la violence en général et c’était pour cela que je me suis éloigné de la voiture pendant cette fouille qui ne m’est jamais arrivée.
Au retour, vers Rjim Maatoug cité centre, nous fîmes une pause dans l’unique café, où tout le monde nous regardait avec curiosité surtout la belle Sonia, blanche, fraiche, belle, dynamique et qui peut valoir quelques millions de dollars chez nos voisins Touareg et Peuls du Hoggar. Toutefois, c’était agréable et quand j’ai donné un petit pourboire au serveur, il était très heureux. Tant mieux. Naturellement, en bon Boughmiga le néandertalien, qui se respecte, je n’étais pas accro à la consommation des dattes, ni branché sur les possibilités d’investissements ou la génération de profits quelconques….mais bien sur, mordu, malade, possédé, dépendant, passionné par ma préhistoire, et dare dare, sur tout le parcours de ce territoire et le fond du tiroir, je n’ai rien trouvé à mettre sous la dent, car toute la terre était couverte de sable. Ce n’était qu’à dix kilomètres en direction du retour, que j’ai arrêté la voiture net sous les regards interrogatifs des mes compagnons, quand j’ai remarqué aux abords de la route quelques étranges mottes de terre découvertes par le vent et un petit courant d’eau ayant servi pendant les années cinquante peut être. A l’assaut, avec Sonia et Ahmed, nous avons pu constater effectivement que l’endroit portait des traces préhistoriques de silex, bris d’œufs d’autruches et tessons de poterie primitive. J’étais aux anges par cette découverte en plein dans le but car quand on trouve des restes de passage humain sur le seul endroit découvert du sable, ça veut dire que toute la région est un grand site préhistorique à raison de cent pour cent. Bien sur les objets furent livrés à l’asso de Douz avec les détails et les données relatives.
Plus loin, j’ai pris une piste au hasard, mais l’ensablement progressif de la route m’avait dissuadé et du revenir pour prendre une autre à gauche qui était plus sur le dur, une sorte de gypse granulé. Arrivé à une colline nous nous sommes dispersés pour prospecter le terrain, mais il n y avait rien et seul un monticule de sable en bas, avait attiré notre attention. C’était un petit forage, de trois mètres de profondeur avec assez d’eau pour créer un nouvel oasis et nous avons pensé que c’était pour cet effet, la vie dans le désert inhospitalier. Dans le monticule de sable, mordu de la terre par un tracteur à pelle, Ahmed et moi, avions recueillis de belles roses de sables en souvenir. Lors d’une troisième sortie hors de la route principale, dans une sorte de vallon entre des collines, nous avons rencontré un troupeau de chameaux, qui nous avaient accompagnés dans nos trois quart d’heure de marche agréable et éco amicale. Le vent commençait à former des tourbillons au dessus des dunes autour des lacs salés et juste avant El Faouar, nous sommes descendus de voiture pour aller vers une haie artificielle de palmes à quelques centaines de mètres de la route, pour admirer les trombes de sable pompées par le vent à volonté, dans un paysage de son, de sensation et de mouvement. Il fallait crier pour s’entendre et nous primes quelques photos de cette manifestation de la nature, qui ignore certainement l’existence des hommes aussi bien intentionnés soient ils.
Deux semaines plus tard, je suis tombé en panne de roue sur la plage d’Ejdaria à Zarzis, et personne n’avait réussi à faire sortir la roue de secours de ma voiture, mon crique était rouillé, mes clés aussi, et tout était défectueux, mais pendant que tout le monde s’inquiétait et s’affairait, je rigolais, je rigolais, devant la chance inouïe, que cette panne ne m’est pas arrivé à Rjim Maatoug, surtout quand j’avais Sonia et Ahmed avec moi. Dieu merci, Hamdoulillah.
Lihidheb Mohsen Eco artiste 15.11.2013
lundi 16 décembre 2013
Douz, El Faouar et les autres.
mercredi 20 novembre 2013
Douz Boughmiga days Open
Douz plage…de l’histoire.
Juste en face de la foire, sur Douz plage, de cette mer de dunes de sable, aux vagues soyeuses, berceuses et confortables, navigable à dos de chameaux écumants de vie, d’endurance et de patience, je pédalais seul, après que mon ami Hédi m’avait indiqué vaguement la direction d’éventuels foyers préhistoriques. Avec mon bâton de berger, je m’enfonçais entre les monticules pendant que des mastodontes d’engins sportifs sautaient presque au dessus de moi, dans un vacarme assourdissant. Des motards casqués et masqués, avec des yeux de cyclopes au dessus de la tête pour surveiller le parcours et retracer l’itinéraire, pétaradaient en rejetant un nuage de sable derrière eux comme des jets skis marins. De petites caravanes de touristes chameliers, me croisaient de temps à autres entre les dunes, se balançant en avant et en arrière, au gré du mouvement des dromadaires. Des aéroplanes piquaient sur moi me prenant pour un Rommel ou Montgomery surpris sans escorte… Malgré le vacarme ponctuel et sans effet quelconque sur la faune et la flore, puisqu’il n y a que du sable, tant que cette animation se fait sur une aire délimitée et sans effet majeur de pollution…c’était agréable et charmant, dans une sorte de convivialité entre le consistant et le néant, entre le calme et le turbulent, entre la lumière et l’éblouissement. Plus loin, en navigateur solitaire, borné et quelques fois suicidaire, j’ai quand même trouvé quelques débitoires de silex, qui confirmèrent l’existence humaine pendant la préhistoire dans cette région. Heureux de ma découverte, aux limites de mes forces et mes provisions en eau, j’ai rebroussé chemin pour revenir un autre jour et m’enfoncer plus loin dans le Sahara.
En effet, le lendemain, accompagné par une jeune et jolie Romaine, Sonia, membre du Jury des DDD13, nous avons piqué droit sur mon dernier point répertorié pour en partir vers l’intérieur du désert. Il n y avait pas beaucoup d’affluence humaine ce jour là, à part quelques cinéphiles qui nous survolaient grisés par les couleurs, les espaces, les formes et la fraîcheur de l’altitude au dessus d’un oasis respirant la vie, la paix et la quiétude.
Sur une terre de sable et de sable et encore du sable à vue d’œil, sans végétation ni verdure, j'ai constaté soudain, un papillon blanc étalé sur le dos, entrain de se faire agresser par une grosse fourmi qui le piquait au bas de l'abdomen. Mais après une longue observation, nous avons constaté, Sonia et moi, que le papillon se laissait chatouiller par la fourmi et ne bougeait que quand elle s'y mette, dans une sorte de jeu érogène fort sympathique.
A trois kilomètres de Douz, nous avons trouvé l’endroit indiqué et entreprîmes de le prospecter tout en indiquant à ma compagne la façon de s y prendre selon Boughmiga le Néanderthalien. Elle a progressivement pris de l’efficacité et surtout la passion des trouvailles et me suis dit, voilà encore quelqu’un de mordu pour son histoire et celle de ses ancêtres primitifs, innocents, peu agressifs, et admirablement intégrés dans leur milieu. C’était en majorité des lames et lamelles et des bris de débitage passager, avec des techniques revenant aux paléolithiques inférieur et moyen. J’ai aussi constaté des ossements découverts par le vent, sur une place qui j’ai signalé plus tard sur une carte improvisée, ainsi que deux endroits très intéressants, fraichement dénudés par les sables et contenant des indices hétérogènes de silex, de bris d’œufs d’autruche, de tessons et de pierres brulées. A ce stade, devant l’émotion et le devoir de déclaration et partage, nous avons appelé au secours et Ahmed, de l’association, nous rejoigna, motorisé, avec la caméra pour constater et repérer les endroits. Aussitôt fait, et puisque il commence à faire très chaud, j’ai eu l’idée d’épargner à Sonia la marche et rentrer avec Ahmed sur la mobylette modifiée pour les dunes, mais à deux ce n’était pas possible. D’ailleurs, effectivement, elle avait trouvé le chemin de retour beaucoup plus long que l’allée, malgré l’euphorie et la joie de cette expédition Don Quichotienne d’un Boughmiga et une Romaine.
Plus tard, à Douz, j’ai livré mes trouvailles sélectives à l’asso, à coups de mesures et photos, et une carte approximative du topo, avec la promesse de revenir, me baigner et m’investir dans les dunes de mes ancêtres et les espaces de ce bien être.
Ainsi en parallèle avec le Douz Doc Days 13, commencèrent le Douz Boughmiga Days Open.
Lihidheb mohsen éco artiste Zarzis 08.11.2013
lundi 7 octobre 2013
De Metameur à Rass Marmour
De Metameur à Rass Marmour.
Comme chaque Dimanche ou presque, selon mon humeur, ma prédisposition et la jonction de mon mouvement vers plusieurs endroits à la fois, je suis allé faire un bain de foule dans le souk de Medenine, à fouiner dans la brocante de Paris, les pacotilles de Tripoli et les ustensiles anciens du patrimoine local….C’était la période du retour des émigrés en Europe et qui se débarrassaient de leurs « marchandises » minables à des prix raisonnables pour une clientèle crédule et impressionnable. Les préparatifs à la rentrée scolaire battaient son plein et les gens s’affairaient sérieusement autours des dizaines de vendeurs de livres scolaires usagés. En tant que lecteur assidu en quatre langues et président de l’association des amis du livre, j’étais très ému par cette récupération et cette solidarité populaire et intelligente entre les pauvres pour le savoir et l’épanouissement. Juste à coté d’une « Nasba », j’ai remarqué une jeune garçon de sept ans, seul accroupis sous la carcasse d’un palmier, portant un chapeau de paille et tenant dans la main un sac en plastique laissant paraitre quelques livres et cahiers. J’étais hypnotisé par cette image merveilleuse, que j’ai prise discrètement en photo, pour éterniser cette prophétie et cet investissement social multilatéral. D’ailleurs, j’ai souvent trouvé de bons livres dans ce marché, de Rousseau, Joyce, Kafka…dont plusieurs étaient en Allemand et Anglais, langues que je pratique normalement.
Plus loin, attiré par deux récipients cylindriques très anciens en papier mâché, qui auraient servi pendant la deuxiéme guerre mondiale et pendant que je les examinais et demandais le prix, j’étais surpris de constater un petit hérisson à l’intérieur de l’un des deux petits futs et le vendeur m’expliqua que la bestiole est aussi à vendre malgré qu’il a été commandé par quelqu’un pour des médications traditionnelles. La petite bête s’agrippait inlassablement à la paroi et cherchait à se libérer. Avec son museau en l’air, ses petits yeux noirs et deux points de « beauté » en parallèle sur le front blanc de duvet, il était très joli et agréable à voir. J’ai tout de suite pensé au sort qui lui serait réservé à mijoter dans une marmite pour une potion médicinale abracadabrante et décida de l’acheter et le sauver à tout prix.
Ainsi, l’hérisson « Gnifid », et moi, sommes rentrés cahin caha, vers Zarzis, dans l’hilarité et la joie, accompagnés quelques fois de musique douce et de ma part des crises de rire et brouhahas pour fêter la liberté et vivre le moment comme il se doit. J’ai l’habitude de « trimbaler » des petites bêtes entre les régions pour encourager la diversité et ouvrir d’autres horizons. Un caméléon de Rsifett a été convoyé à Ejderia, des araignées vers l’Île de Djerba, des chiens dans toutes les directions et les régions, des noyaux de dates au gré de ma consommation, des semences et pollens dans mes babouches et haillons…
J’ai aussitôt annoncé mon compagnon aux faceboukeurs, qui réagirent favorablement et certains même lui proposèrent l’accueil et l’adoption. C’était très gentil de leur part, mais la liberté n’a pas de prix et changer un destin par un autre réducteur et incertain serait inconcevable. En attendant, j’ai donné au « Gnifid » un fruit de figue de barbarie épluché, un peu d’eau et quelques petits poissons séchés, mais seul le fruit avait disparu le lendemain. Ma femme avec son oreille de félin, était intrigué tard dans la nuit par un bruit discontinue, que je n’ai pu confirmer à cause de ma surdité naissante avec l’âge, mais quand tôt le matin je suis allé voir mon ami, il lançait encore des cris stridents, une sorte de sifflements intermittents d’un arbitre excédé et catégorique devant autant de « Leeb Selbi » jeu collectif négatif.
Sur une colline broussailleuse en face d’une mer bleue azur et des bouquets de palmiers majestueux, j’ai déposé mon ami, à même le sol tout pré d’un arbuste épineux qui pourrait lui servir d’abri en cas d’attaque en piqué d’hibou ou d’aigle pendant qu’il est encore recroquevillé. Je suis resté longtemps à observer ses battements de cœur à travers le mouvement des ses épines jusqu’au moment où il commença à montrer son petit museau noir étrangement mouillé et renifleur, sortant de son hibernation précoce et forcé. Sur la colline les passants et les touristes regardaient cet homme seul en train de fixer le sol, sans qu’ils aient le courage ou la curiosité de venir demander, peut être à cause de ma corpulence dissuasive. Quand l’hérisson « Gnifid » s’est remis sur les pieds, j’ai commencé par l’encourager à partir dans les broussailles, ce qu’il fit, paresseusement, me laissant, le temps de le photographier et le filmer à mon aise.
Au revoir mon ami Temri « de Métameur », bienvenu dans cette oasis maritime de Souihel, là où tu trouveras certainement une taupière à la dimension de tes espoirs et la dimension de la liberté et du bien être.
Lihidheb mohsen 05.10.13



vendredi 20 septembre 2013
Charba al Khwa
Charba-Al-Khwa
Cette collation traditionnelledans le sud Tunisien, se prend le matin ou pendant le « gouté » de l’après midi. Composé de farine de Helba (blé + fenugrec) diluée dans l’eau ou le jus de palmier et assaisonner d’un peu d’huile d’olives. La Charba se fait aussi avec la farine de Sorgho et dans les deux cas peut être adoucie avec du sucre ou du miel. Dans les familles, on offre souvent ce met aux visiteurs qui arrivent entre les heures de repas…ce qui lui donne une valeur importante effective. Il y a aussi plusieurs anegdotes, boutades, blagues au sujet de la Charba. « Visage de Charba » pour les gens qui portent les traces du pots sur le front qui sont restés lors de l’ingurgitation, ou encore pour la couleur fade et délavée de certains visages couleur « Charba ». La mère de famille qui en allant à une Jehfa sur la charrette ou la camionnette, en train de crier à son fils « La Helba est dans le Jrab, faites vous une Charba, toi et ton pére ». « Oumma dirili charba walla sfifaa bizzit » « Wlidi mahnech el helba mak taw kif etghadditt ».
Pour le pedigree et l’historicité du parcours de cette collation intégrée, locale, générale, sociale et à la porté de presque toutes les couches sociales et qui peut être un recours pour les pauvres, elle est plutôt liée aux paysans et agriculteurs sémi sédentaires. Toutefois, elle ne peut égaler la Zoumita, qui peut être un met complet et adopter par tout le monde et surtout les actifs sur les champs de travail en mer et sur terre. « Zid il mi, Zid edguig » ajoute de l’eau ajoute de la farine….Zid de l’eau, ajoute de la Helba…
Lihidheb mohsen 20.09.13
jeudi 5 septembre 2013
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