Malgré la prédominance du néolithique dans les sites et stations préhistoriques de Zarzis, il y a plusieurs endroits où les bifaces de l'homo Erectus, Néanderthalensis, Sapiens, ....et certainement, avec des intermittences, des retards et avances, ... les Mechta, les Atériens, Capsiens, Garamantes..., est disponible. Dans tout le Sud-Est, et spécialement à l'Oasis de Maydher, Oued Souitir, Oued Bouhamed, Bogra, Hnich, Gtoo Essaaf, Choucha, Allouane, Felta, Drablia...., ces traces incontestables de notre ancêtre commun, sont encore à découvert à même le sol. Dans la région de Bogra, il y a des endroits où des pierres calcaire plates sont excavés ou même trouées en forme de cercle ou en triangle. De tailles différentes, elles ont été toutes trouvés face au sol. Pour l’île de Djerba, malgré que j'ai trouvé quelques silex taillé aux alentours des sites classés...il y a très peu de Bifaces, mais j'ai pu dégoté un bout d'écailles d'oeuf d'autruche sur les traces d'un labour à la proximité de Mininx ainsi que des broyons sur le même site et Aghir.
N'ayant pas encore prospecté la profondeur de Bengardane, je reste sur ma faim et compte m'y mettre dés ma retraite très prochaine, mais pour ça il va falloir que m'impose des freins, pour ne pas me laisser perdre dans le Sahara. Bien sur, si la situation le permettrait, je ne manquerais pas de regarder le littoral Libyen, qui est le prolongement naturel de l'histoire humaine dans la Djeffara.
Monsieur Ridha Boussoffara, remarquable chercheur Tunisien et responsable de la préhistoire, avait promis, lors du séminaire organisé par l'Association de la sauvegarde du patrimoine de la presqu'ile de Zarzis, de programmer la prospection de la région. Bien sur, je resterai disponible pour faciliter son travail et confirmer mes constats. Toutefois, Djerba-Zarzis-Anthropopolis, ce n'est pas seulement des bifaces, du silex....c'est du béton.
dimanche 1 juillet 2012
lundi 18 juin 2012
Le papillon de Wilhi, Djerba Zarzis, Anthropopolis.
Le
papillon de Wilhi, Djerba-Zarzis Anthropopolis
Comme j’étais heureux de tomber sur cet endroit perdu,
éloigné, oublié, par la grâce de Dieu pour sauver cette Mosquée de la main
maladroite de l’homme destructis. Sonné par la beauté et la piété de cet
endroit, j’étais reçu par trois faucons superbes et pu apprécier l’architecture
modeste, locale, typique, profondément Djerbienne, humblement musulmane,
globalement contestataire et autonome dans sa relation transcendantale et
périphérique. En effet, construite sur un monticule légèrement dégradée, loin
de toutes habitations, avec un paysage magnifique, la mosquée Ibadite de Wilhi,
au centre ouest de l’Île de Djerba, est un petit complexe de dévotion, de culte
et de mystique ancestrale. Composée de trois constructions distinctes, dont la
mosquée proprement dite, avec deux « Mihrab » pour l’Imam, plusieurs
arcades et des sourates inscrites en relief sur le toit des dômes dormantes et oblongues.
Le deuxième édifice est ouvert d’un coté avec de belles arcades en pierres
taillées et des inscriptions coraniques sur les parties du toit. Plusieurs
citernes pour la collecte de l’eau de pluie, parsème la mosquée et lui aurait
donné certainement une autosuffisance et un caractère écologique et humain. Tout
autour de cet endroit, j’ai constaté des blocs de pierres ornés de rayures
artistiques très particulières et très belles. De l’autre coté le pavillon des
ablutions et du domicile probablement, était composé d’une première salle
aménagée savamment pour la collecte et la bonne gestion de l’eau pour le rituel
directement d’un puits situé à l’intérieur de la construction. La deuxième
chambre est sans fenêtres et ses arcades autour du lit construit en pierre, serait
la demeure du Meddeb. L’autre chambre a aussi des estrades en pierre en guise
de lits pour enfants et une fenêtre du coté Est, lui donnant un caractère de
salle de séjour et de convivialité. Au centre, une belle cour et quelques
palmiers. Juste derrière la mosquée, à
quelques mètres, une descente raide mène vers une grotte transformée en mosquée
souterraine par les premiers musulmans contestataires de l’île. Récemment
restaurée, la mosquée de Wilhi, est l’une des plus belles de Djerba et inspire
beaucoup de sagesse et de mystique.
Un kilomètre plus haut, la mosquée de Sidi Aych, encore
détruite mais simple et belle, comporte aussi une construction souterraine. Quelques
bouts de vêtements multicolores ont attiré mon attention pour comprendre tout
de suite leur caractère « quémandeur » quand j’ai lu les inscriptions
en charbon sur les murs. En effet, plusieurs phrases animent les parois, les
couloirs et les toits dont on peut lire des cris de détresses, des vœux de bonne santé, d’un bon mari, d’une progéniture
pieuse, une bonne pluie pour les champs et le bétail….le tout dans un langage
magique de bonheur et de résignation sublime envers Allah, le créateur.
Ainsi, comme j’étais reçu à l’arrivée par trois faucons,
maitres incontestables des lieux….un joli papillon, butterfly, schmetterling, posa longuement devant moi,
fixé par un vent assez fort, pour compléter ce tableau mystique et cette fusion
multidirectionnelle et multidimensionnelle. Faucons, hommes et papillons, bonne
continuation.
Lihidheb mohsen éco artiste 10.06.2012
Djerba Zarzis Anthropopolis.
dimanche 27 mai 2012
Khédache Béni, Khédache
Khédache béni, Khédache.
Très tôt le matin, j’ai fait le plein d’essence et
d’impatience pour monter la montagne vers le plateau, là-haut, foyer, des Béni Khédache, des Zammouri, des
Mhadha, des Hwaya, des Bérbéres, des Hilaliens,… des Ksars fortifiés et
dominants. Crispé sur mon volant, à cause de l’escalade raide et le vertige qui
hante l’équilibre de mes huiles… Parvenant au plateau de « Aïn El Inba »,
célèbre pour les accidents, faut faire attention et l’immense caserne militaire
qui chapeaute la falaise monumentale, j’ai commencé à récolter mes silex sur un
terrain vague épargné par le grattage des hommes et des machines. En une heure,
j’ai trouvé suffisamment d’objets pour classer l’endroit au paléolithique
supérieur, à cause de la qualité du travail sur les pierres en silex brun
beige. Quelques lamelles édentées, plusieurs grattoirs, deux bifaces, une
feuille de laurier et un bout de meule jaune. J’étais très fier de ces
trouvailles et du fait de démontrer que cette région a été le foyer de nos ancêtres
primitifs. La qualité du silex était homogène ce qui dénote du peu d’échanges
et de communications avec d’autres espaces…
En escaladeur conquistador, pionnier, Tartarin de tarasconien,
Livingstone, Magellanien, Ibn Batoutique…Christopher Colombien,…j’ai continué
mon escalade vers la ville de Khédache béni Khédache… où j’étais surpris par le
manque de voitures et le peu de mouvement comme dans un village du Western
pendant la sieste. Pourtant, les hommes sont très sympas, calmes et
hospitaliers. J’ai acheté quelques trucs dont je n’ai nullement besoin, mais
pour communiquer avec les gens et consommer local en bon citoyen faisant du
tourisme intérieur.
J’ai visité le Kar des Mhadha et le relais touristique de
Ksar Jouamaa, où, guidé par le gérant, j’ai pu apprécier la grandeur, la
hauteur et la valeur historique de cet endroit merveilleux. De belles chambres
bien aménagées dans les rochers ou surplombant un immense paysage avec de rares
traces de l’homme. L’odeur de la cuisine traditionnelle, avait réveillé mon appétit,
mais ma voiture était au dessous de la montagne et il faut que je me dépêche et
quitter Khédache Béni Khédache.
J’ai aimé cet endroit, je vais y revenir, m’investir dans la
grandeur de mon passé, de mon futur, mon devenir.
Lihidheb mohsen
dimanche 13 mai 2012
Deuxième journée "Zien" Ziza, Zita
Deuxième
journée 13.05.2012
Les travaux des journées « Zian » à Zarzis, ont
repris ce jour à 09H30, sous la présidence de Monsieur Sami Ben Tahar. Le
public était moins nombreux qu’hier mais de qualité avec de nouvelles « têtes »
comme : Jamel Zouagha, Mohamed Chibani, Mohamed Ayer, Ridha Hammouda,
Taoufik Khnissi, Hassen el Ghoul, Zouagha Béchir, Dhaou ben Dhaou, Ahmed
Ouercheffani, Tahar Anfar, Abdallah Attia, Mohamed Aissa, Jahouach Tarzan,
Nejib télécom, Hafedh Benamor…
Première
intervention : Ridha Boussoffara, La région de Zarzis, à
travers la préhistoire.
Il a commencé par initier les participants aux connaissances
de base relatives à la préhistoire qui commence à partir de l’australopithèque
jusqu’à la découverte de l’écriture au quatrième millénaire AJC et la position
de la Tunisie dans la carte anthropologique mondiale. Acheuléen, Moustérien,
Mechta, Atérien, Capsien, Ibéromaurisien…des dénominations pour situer des
humains dans des périodes et endroits précis de l’Afrique du Nord. Des
recherches qui nécessitent de plus en plus de techniques, de disciplines et de
spécialités, comme la physique, la chimie, la géomorphologie, la stratigraphie…mais,
dans le sud où la terre est meuble, sensible aux vents, et les érosions de
toutes sortes, au point que les sites et stations sont visibles au raz du sol à
travers les pierres brulés, le murex, les coquillages et le silex. Monsieur
Boussoffara, a déclaré que la région est encore vierge et n’a pas jouis de
recherches dans le domaine, au point les rares renseignements ont été pris grâce
aux travaux dans d’autres disciplines effectués par des chercheurs comme Perthuisot
et autres. Il a aussi parlé de la domestication de l’homme des animaux, des
plantes, des grains, des techniques de survie, pour enfin constituer des
provisions dans de la poterie et s’installer en société dans des petits groupes
sociaux. Zarzis et Sebkhet el Maleh, qu’il promet de revenir avec un groupe de
chercheurs et l’explorer de « fond en comble », parait être un foyer
majeur du néolithique et de l’activité humaine des ses stades intelligents. Il
compte aussi sur l’assistance du musée mémoire de la mer et de l’homme Zarzis
qui possède une collection lithique, pour faciliter les constats et reconnaitre
les stations autour de la ville Zarzis « Anthropopolis ».
Deuxième
intervention : Ammar Othman, l’anatomie du Ksar Beni Barka.
Un réel prototype des Ksars qui s’étendent en chaine sur la
Djeffara, de Zarzis, Bengardane, Medenine, Tataouine, Bénikhedache, Nalout,
Sinaouen…perché sur ses cinq cents mètres d’altitude, formant une forteresse de
défence, de sécurité, de provisions et de convivialité. En effet, il parait qu’il
contenait des cordonniers, des huileries, des tisserands, une mosquée et même
une synagogue pour les israélites. Un bel exemple d’architecture ksourienne et
une coexistence sociale précoce.
Troisième
intervention : Yassine Bellakhal. Le sud-est pendant la période
médiévale.
Un bel exposé sur le mouvement des hommes, des idées et des
courants réligieurs dans le sud et les relations constantes entre le chef lieu
de Gabes, la centrale du pouvoir d’un coté et avec le Djebel Demer de l’autre. La
communication avec les Ibadites de Djerba était intense et réglait en quelques
sortes les allégeances et les alliances. Il a aussi bien abordé les dénominations
de lieux et des tribus et des villes.
Quatrième
intervention : Houda Maatoug. La gestion du patrimoine
au début de l’indépendance. Sous prétexte de rénover la ville, élargir les
avenues et les routes, débarrasser la population des anciennes constructions en
ruines et répondre aux protestations de certains pour les insectes et serpents
qui y pullulent, la nouvelle politique politico-urbanistique, a tout fait pour éradiquer
les symboles de l’authenticité, l’attachement tribal aux marabouts et casser l’ancien
paysage, ce que les colons n’ont pas fait pendant leur quatre vingt années de
protectorat. Avec l’accord du ministère de l’intérieur, l’abstention des conseillers
Karkara et Bouchhioua, le Borj El Hissar ou Borj Ali Bey, avec ses tours de
guet, son pont levis, ses tranchés et sa forteresse, a été éradiqué et rasé complètement.
Les Ksars Ouled Mhemed, Ouled Bouali, Ouled Said, Ksar Ezzaouia et une partie
du Ksar El Mouensa, ont été aussi détruit pitoyablement. Plus tard, le Souk
Edhlam a subit le même sort. Un bon exposé avec des détails et des
renseignements forts utiles.
Les discussions de toutes les interventions ont été riches
et ont complété et éclairé les assistants sur d’autres dimension.
L’après midi, Messieurs Ali Drine et Fayçal Haddad, nous ont
guidé devant les vitrines du musée de Zarzis et nous firent descendre au sous sol
de cette ancienne bâtisse ecclésiastique. Aussitôt, le convoi, s’est dirigé en
grand pompe vers l’huilerie Gauffretteau, où le groupe a visité la maison
coloniale de l’exploitant de l’ancienne ferme, la grotte restauré en 1902 et l’huilerie
du même nom susceptible de devenir un musée pour les machines et engins
agricoles anciens.
D’après moi, et en observateur lucide malgré ma qualité de
membre actif, ces journées ont réussi et peuvent prétendre à 88% de notre pour
une première grande manifestation pour l’association
de sauvegarde du patrimoine de la presqu’île de Zarzis.
Lihidheb
mohsen.
http://zarziszitazarzis.blogspot.com
samedi 12 mai 2012
Journées « Zian »
pour le patrimoine, à Zarzis
Avant de se faire nommé Zarzis, Jerjis, Gergis, Xerxes….cette
ville avait d’autres noms comme Zian, Zien, Zita, Zitha, Ponte de Zita, Ziza….bref
on va y revenir.
En effet, aujourd’hui le 12 Mai 2012, dans l’amphi de la
Mairie, en présence de Messieurs, Ali Drine, Slah Mzalouat, Faiçal Haddad, Sami
Ben Tahar, Ridha Boussoffara, Houcine Lahoual, Abdeldrim Kaouach, Karim Mejay,
Chaala Mejai, Bechir Zellouz, Noureddine Mnaffakh, Lassaad Syayha, Kamel
Lihidheb, Said Lichihib, Ridha Labiadh, Ridha Labiadh « bis »,
Mohamed Zran, Ali Ben Amor, Abdesslem Khouildi, Mohamed Baaroun, Jamel Zran,
Mohamed Jalouali, Hassen Bouzoumita, Tahar Zran, Hechmi Bouzoumita, Hedi
Charrad, ….et plusieurs autres citoyens respectables…, Monsieur le Directeur de
la maison de culture Zarzis, a présenté le séminaire et passa la présidence à
Si Ali Drine, cet imminent chercheur et docteur en archéologie. Aussitôt Si
Slah Mzalouat, sécrétaire général de l’association du patrimoine de la presqu’île
de Zarzis, a présenté l’historique de l’association et la liste des premiers
constituants dont la majorité est décédé. Il a aussi souligné la résistance
contre la mainmise de l’ancien régime et surtout sa détermination à œuvrer pour
sauvegarder le patrimoine de Zarzis, en donnant la possibilité aux jeunes pour
participer et prendre la relève.
Première intervention :
Mondher Brahmi, sur les routes Romaines et les villes anciennes en
reprenant le parcours de la table de Peutinger et l’itinéraire d’Antonin, en
soulevant l’ambiguité des dénomination Zitha, Zita, Ziza, ponte de Zitha, Zian,
et le nom qui reviendrait définitivement et irrévocablement à « Zien »
et Sidi Chammakh. Il a réussi à nous donner une idée et des perspectives assez
claires sur le positionnement et les dimensions de ces villes Romaines et surtout
le rôle important de ce site qui était le pole agricole, économique et social
de la région. Bien sur, ce ne serait que les fouilles et recherches qui
pourraient trancher sur les doutes et les incertitudes.
Deuxième
intervention :
Sami Ben Tahar, sur la pêche à Djerba pendant la protohistoire. Suite
aux fouilles organisées sur le site de Ghizen, plusieurs étapes de l’histoire
humaine ont été constatées et confirmées par les trouvailles sur place
concernant les techniques de pêche, les ustensiles et l’habitat. Sur la base de
croquis, dessins et photos, il nous a montré les coupes de fouilles et les
objets trouvés à coté des foyers de brulis, ainsi que les constructions en bois
et en dur ultérieurement. Ce site serait aussi un site exclusivement habité par
les pêcheurs et les hameçons en os de poisson étaient trouvés sur place. Si
Sami, a déclaré que ces recherches ne sont qu’à leurs débuts et il
faudrait envisager d’autres fouilles sur
les sites du littoral.
Troisième
intervention :
Houda Lichibeb, a
abordé l’historique de l’architecture de la Mosquée « El Hissar » du
centre ville de Zarzis. Elle a exposé une reconstitution virtuelle en montrant
les diverses extensions à travers le temps. Elle a aussi montré les
correspondances adressées aux instances coloniales pour les restaurations et la
construction de minaret.
Quatrième
intervention : Mounir
Ben Jamaa, La région du sud –est Tunisien sous l’administration coloniale.
Il a décrit la situation et la répression qu’ont subit les citoyens dans cette
zone militaire. Zarzis a été le terrain de plusieurs anecdotes qu’il a raconté
avec moult précisions. Toutefois, les
chevaliers qui seraient venus pour assister la résistance des Akkara face aux
colons français, au nombre de mille parait il, était plutôt une représentation
de la confédération des Ourghemma et non d’une tribu quelconque comme il l’a
prétendu. Il a aussi souligné le role de la région de Zarzis pour l’indépendance
à travers le détour et l’opposition yousséfiste.
Discussions : Les débats étaient très fructueux
et plusieurs personnes ont soulevé des questions complémentaires, et
enrichissantes. Les participants aux
discussions étaient : Ridha Boussoffara, Fayçal Haddad, Slah Mzalouat,
Mohamed Jalouali, ….et les conférenciers et conférencières ont très bien répondu
aux questions avec des plus.
A la fin
hors de la salle, Monsieur Lassaad Syayha,
a manifesté son mécontentement sur la négligence de son rôle dans la préparation
et l’encadrement du séminaire. Alors voila, il est remercié et congratulé pour
ses efforts.
Lihidheb
mohsen, membre de l’association du
patrimoine de Zarzis
jeudi 3 mai 2012
Déclaration de collection de Silex
Traduction
Musée mémoire de la mer et de l’homme Zarzis
A Monsieur le Ministre de la culture et qui de droit.
Objet : Déclaration de collection de silex
Après les devoirs de salutations et de respect, et à
l’occasion du mois du patrimoine et la récupération du citoyen de ses droits et
sa souveraineté sur son histoire et sa réalité, j’informe votre excellence,
ainsi que touts les chercheurs et intéressés à la préhistoire…, que dans le
cadre de mon activité écologique, j’ai collecté une quantité importante de
silex et de bifaces revenant au paléolithique et au néolithique…et ce,
d’endroits divers du sud-est Tunisien, entre les champs d’oliviers et les dunes
de sable. Et comme ces pièces sont insignifiantes prises une à une et
importantes en collection pour la possibilité de leur lecture et comparaison,
j’étais dans l’impossibilité de les déclarer par pièce et me suis contenté de
plusieurs annonces dans les journaux, le net et à Radio Tataouine. Sur ce, et
sur la base de la crédibilité intellectuelle, la responsabilité et la fidélité
à l’histoire commune de l’humanité, et en attendant la possibilité d’aménager
mon musée au public, je partage mes découvertes avec les chercheurs et
anthropologues à travers le blog ci-dessus mentionné, et reste à leur disposition
pour d’éventuelles questions ou détails supplémentaires. Sachant, qu’autant
cette collection a été ramassée dans de conditions difficiles et quelques fois
acheté de justesse, sauvée des charrues, bulldozers, curieux et des marchands,
elle appartient au patrimoine de l’humanité et veillerais à ce qu’il en soit
ainsi. Cette action parallèle à mon activité écologique, depuis dix ans, a été
une opération de sauvetage visionnaire, lucide, réussie et Dieu merci, exécutée.
Zarzis le 12 Avril 2012
Mohsen Lihidheb artiste écologique
Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis
mercredi 2 mai 2012
Zarzis Zorro
Sur un terrain vague, entre les sillons du labour, entre des oliviers asséchés par le Sirocco et l'impact du lac salé tout proche, non loin d'un petit site préhistorique, sur ma route à travers mon vagabondage anthropo-écologique, j'ai trouvé ce tesson de poterie rouge. La décoration en relief qu'il comporte est faite de l'intérieur de l’ustensile et consiste en un personnage, qui ressemblerait à Zorro, Zapata, Spiderman, Rocombole, le Gladiateur, Atos, Aramis, d'Artagnan, Cyrano de Bergerac, Arsin Lupin, Goïst von Berlichengen, Saint Antonio, Rouletabile, Popeye the Sailor, Boughmiga le néandertalien, ......avec sa cape de vampire et un look de bravoure et d'héroïsme. En effet, autant le personnage était net et clair, son activité était incomplète et les motifs qui se trouvent devant lui n'ont pas été élucidé. Sur ce, et sur la base des deux figures, prises à l'aide d'une loupe grossissante...., j'invite les amateurs et les pro, à contribuer à la lecture de cette image artistique. D’après moi, elle serait entre le Punique et le Romain....
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