mardi 1 mars 2016
Djerba, mosaïques.
Oui Djerba mosaïques, mais elle reste une Île mosaïque, au singulier, tant la diversité, ethnique, culturelle, conceptuelle et historique, sont encore disponibles à vu d'œil, à la surface de notre curiosité et sur le plateau offert par les civilisations antérieures et la sagesse humaine. Avec des restes préhistoriques insignifiants, les périodes Puniques, Romaines et Islamiques, avaient laissé de belles empreintes et de beaux tremplins pour un monde meilleur. Autour des grands sites historiques, comme Meninx, Aghir, Bourgou, Ghizen, Guellala... il y a encore les restes des villas bourgeoises et militaires, construites sur des monticules à une proximité relative de la mer et dont les différentes sortes de mosaïques, les morceaux de murailles peintes dans toutes les couleurs organiques et ferrugineuses d'autrefois, les restes des murs travaillés et à l'architecture artistique...témoignent de ces périodes importantes. Avec une numismatique assez faible en surface allant en dégradant de Meninx, Ghizen, Guellala..., l'art de la mosaïque, à prédominance blanche, y est aussi retraçable dans toutes ses étapes, voir, grossier, moyen, avec de la pate de verre pour arriver au stade de la perfection.
Encore une fois, Boughmiga, en tourbillon de constat et de préservation, avant les labourages, l'asphaltage et les constructions,témoigne de la valeur historique de cette Île, qui reste un musée ouvert et accueillant pour tous.
Lihidheb Mohsen é





co artiste 25.01.2016
samedi 23 janvier 2016
El Gastill, l'isoloir.
jeudi 7 janvier 2016
Sur les traces de Boughmiga.
vendredi 6 novembre 2015
Tataouine, reconquista.
mercredi 30 septembre 2015
Sur le porte avion culturel. Djerba.
Cette fois, profitant du jour de marché du mardi à Cedouikech, pour acheté du poisson frais, péché dans des régions relativement protégée par le manque des courants véhiculant les contestables dépouilles humaines de l'émigration clandestine...qui malgré la solidarité humaine, avaient provoqué une réserve et une prémonition gastronomique des produits de la mer au sud de la Sicile et la région de Zarzis, j'ai donc fait le coté sud de l'île à la trace de mes ancêtres primitifs, dont leur passage reste rare malgré les quelques silex trouvés par Boughmiga. Tôt le matin, pour faire ma randonnée et faire mes achats juste au début du marché et éviter la chaleur torride, j'ai prospecté l'une des villas romaines entourant les site de Meninx, là où on pouvait constaté les restes de constructions, du carrelage en mozaique en blanc et peu colorée,des restes de murs en vert, rouge, jaune, marron, bleu...souvent sur de petits monticule en relief. Prenant le coté le nord ouest, j'ai revu un endroit que j'avais fait autrefois sommairement et plusieurs m'avaient confirmé l'existence de constructions sous terrains imposantes. Toutefois, il n y avait pas grand chose et l'endroit, vu son légère surélévation, aurait été occupé par les premiers romains, sur les traces des phéniciens et des rares primitifs anxieux de la claustration et le piège naturel dans un endroit sans eaux. Il n y avait pas grand chose, surtout que je me limitais toujours à prospecter la surface sans atteinte aux ruines et ne pus constaté que quelques morceaux de verre ancienne, de la poterie peinte en vert naturel et très ancien ainsi que plusieurs morceaux de pierres travaillées et quelques pylônes en marbre qui auraient servis dans les vérandas des officiers et grands commerçants de vin, d'huile d'olive de teinture et de garum.
Passant prés d'une belle mosquée sans minaret, très ancienne, avec un petit jardin de palmiers, une citerne d'eau de pluie, plusieurs chambrettes pour l'ablution et l'école coranique, quelques signes de l'influence hébraïque, avec des aménagements aux alentours ouest...j'ai rejoint la route principale à travers un village naissant.
Dans le village, pour un souk suivant le fête du sacrifice, il n y avait grand monde, le marchant de livres usagés que j'ai trouvé une fois n y était pas et seuls les marchands de dattes "Lemsa" le proposaient à bon prix. En tant que diabétique dans ses débuts, je devais faire attention, mais ne pus résister au "Rtob" dattes mures, qui donnèrent l'occasion à touts mes parents de contester mon appétit suicidaire. Devant l'affluence des riches Djerbiens, j'ai pu acheter quelques gros poissons...qui firent la joie de toute la famille...saturée de viande.
Sans faire la guerre, ni chevaucher les grandes idées, les héritiers des anciens, sont paisibles, aimables, travailleurs et équilibres et même les mosquées qui servaient aussi comme points de mobilisation et de défense commune, sont revenues à leur vocation naturelle et cultuelle de piété et de sagesse.
Lihidheb Mohsen éco artiste




Zarzis 29.09.2015
jeudi 27 août 2015
La Baraka de la mer.
C’est ancien, quelques part au sud de Zarzis, aux portes des lacs salés, dans nulle part, juste pendant l’installation des colons, lors de la division définitive des parts entre riches et pauvres, quand le bon peuple eu droit au néant et ne put survivre qu’à force de ses mains. Tout le monde connaissait tout le monde et comme maintenant, l’origine de la richesse était visible et le parcours de ce pompage possible. Certains étaient amis amis avec le protecteur… d’autres avec les colons, quelques uns faisaient les gardiens, des familles ont été scolarisées à desseins, des personnes furent des têtes de pont pour repêcher d’autres vers de meilleurs avenirs, des scribes et notables s’approprièrent des terrains avec l’aval des éternels théologiens… et seul le paysan, le manœuvre, l’ouvrier, le marin, le travailleur agricole…furent enclin à subir la pauvreté et les caprices du destin.
C’était ma mère qui m’en parla, quand je lui racontais mes randonnées sauvages vers le sud et se rappela comment sa propre mère lui raconta la baraka de la mer avec un vieux qui était acculé à vivre en marge de la ville et des citadins et faire des petits travaux ça et là pour survivre. Il avait quand même une petite maison et une citerne d’eau de pluie, sans quoi il ne pouvait vivre dans cette région « Meninx » sans eau. Bien sur, la vie était dure, en plus de l’injustice des chances et des partages, la nature ne favorisait pas les pauvres et certaines années, sans pluie, étaient invivables au point de devoir vendre ses biens et ses propriétés, s’il y en avait, contre une bouchée de pain. Naturellement, quelques uns étaient toujours en bonne position pour sauter sur ce moment opportun et profiter de ce troc fructueux. En plus de l’entité ethnique spécifique à ce genre d’usufruit, il y avait aussi des féodaux locaux prédisposés à cueillir les gains de la disette et la famine.
Notre homme, vieux et pauvre, avec quelques moutons souffrants et en marge de la solidarité tribale, relativement réconfortante, restait souvent sans nourriture et la farine d’orge « Zoumita » lui faisait défaut surtout quand elle nécessité un peu d’huile d’olive, produit rare et monopolisé de fait par les riches propriétaires. Dans ces conditions, rabattus naturellement vers la plage, il savait déjà que la baraka de la mer ne trahit jamais l’être vivant et il y aura toujours un don de l’autre, de la providence ou du divin. Alors, chaque fois qu’il y allait, il ne revenait jamais bredouille et trouvait des fonds de bouteilles encore avec un peu de beurre, un peu de miel, de confiture, de l’huile d’olive, des dattes de mer, des tortus piégés, des pêcheurs généreux… ce qui lui permettait de surmonter des moments difficiles. Ça ne résolvait sa situation qu’en partie, mais lui permettait de vivoter et avoir foi en l’au-delà.
Dans le même ordre d’idées, Boughmiga avait aussi à la fin du dernier siècle, concurrencé des loups pour les devancer et récolter les quelques poulpes rejetés par la dernière tempête, dans une course de survie et de d’existence. Cette fois, aujourd’hui même, ce ne sont plus les mêmes concurrents, car ce sont les oiseaux, qui me devançaient et picoraient les tomates, oignons, pommes… rejetés par les marins que je trouvais ça et là sur la plage. Tant mieux, ils avaient peut être plus besoin de cette pitance…mais une bonne salade de la providence, est désormais recommandée pour rafraichir les têtes des humains et les remémorer de leur devoir de coexister et composer. Un peu de Baraka chez les hommes, serait 






un idéal.
Lihidheb Mohsen éco artiste
Zarzis 27.08.2015
mercredi 26 août 2015
Le poisson et les ânes.
Il était très gros, le poisson, une montagne de graisse et de viande, s’enlisa sur la plage, encore soufflante, fumante, frétillante, … une bonne pitance collective dans ses années de disette. Selon le mythe, de braves pêcheurs avaient accosté sur le dos d’un poisson monstre le prenant pour une Île salvatrice…et quand ils commencèrent à faire du feu pour le thé rituel…l’animal avait bougé, laissant les hommes pataugeant dans l’eau… Bien sur, c’était une offrande du ciel cette fois et les Spahi ordonnèrent aux paysans une mobilisation générale pour trainer cette masse de chair jusqu’à la terre. Pour cet effet, des chameaux et des ânes furent attelés et attachés au grand poisson pour le trainer avec l’aide Inchallah de la marée montante. L’endroit grouillait de monde et tout les gens s’affairaient à filer des cordes, apporter les bêtes, organiser l’action et attendre la montée de l’eau. Sur leurs chevaux fumants, écumants de salives, les soldats du Bordj, incitaient à la force commune, le bon usage des cordes et la force de traction. Quelques femmes désœuvrées, principalement de vieilles pleureuses et jaseuses ou de petites filles, vinrent voir cette cohue et prendre part éventuellement au partage de graisse. L’aveugle du village et le Meddeb, participaient aussi à l’enthousiasme général pour avoir aussi un droit à la pitance.
Entretemps, la mer montait, montait et le cordes se tendaient de plus en plus, attachés sur les corps des animaux, qui trainaient, trainaient, le poisson somnolant dans son corps géant, comme si rien ne se passait depuis longtemps. Les vagues commencèrent à se suivre venant du large pour assister les humains meurtris de faim et déterminés à dompter la nature.
Soudain, le poisson remua, éternua, se réveilla parait il, un frisson, deux frissons, un geyser d’eau et d’air, sous les regards surpris et hagards et d’un coup de queue…il forma un petit tsunami, une vague qui mouilla les paysans et les bêtes partirent, attachées au poisson vers les profondeurs de la mer bleu… Vive la liberté.
Lihidheb Mohsen éco artiste
Zarzis 26.08.2015




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