dimanche 18 septembre 2016
Portraits et sagesse 57
Hassen Filali
Originaire de Chammakh, Hassen Filali, était un inspecteur des écoles primaires et un grand pédagogue dans le gouvernorat de Medenine. Trés sérieux dans l'enseignement et l'accompagnement des jeunes, il était aussi pour un long moment trés actif dans l'association "Tarbia wal Ossra" enseignement et famille en collaboration avec si Hédi Lihidheb. Ami de Si ElAyer et Tahar Abichou, ils furent la génération de l'éducation modérne et la pédagogie contemporaine. C'était lui, avec Mounir El Abed, qui avaient admis Boughmiga dans les activités culturelles et pédagogiques de l'enseignement à cause de ses centaines de poémes et sa déscente en force sur le terrain éducatif et éthique. Toutefois, Si Hassen Filali, était toujours présent pour répondre aux activités, associations, pétitions, sit-in et autres initiatives extra officielles et souvent contestataires. Toujours dans le même domaine éducatif, même pendant la retraite, reconnaissance et respect, à Si Hassen Filali, le prince du savoir et le facteur de l'éducationnel.
samedi 17 septembre 2016
Portraits et sagesse 56
Jilani Hafiene
En voyant sa photo, on le croit toujours vivant, présent, lucide, contenmplatif et décidé. Né en 1937, il fit une carriére d'instituteur et de directeur d'école dans plusieurs régions, à Korbous, à Zarzis,...où, en étant syndicaliste intégre et responsable, il croisa les événements de 1978, quand le régime s'était attaqué à la centrale syndicle de Achour et voulait que les adhérents lui retiraient leur confiance par tout les moyens. Si Jilani Hafiene, résista jusqu'au bout et réfusa de dénigrer les élus de sa corporation. Il fut même arrêté pour la cause, ce qui le poussa encore plus à résister et travailler clandestinement contre les syndicats jaunes, alors intonisés par le pouvoir. Avec plusieurs figures importantes, ils se réunissaient en secret, dans la maison de l'un ou de l'autre et constituérent l'ossature durable et légitime de l'ugtt. Depuis, il resta dans le paysage cultural et militant de la région et participait souvent à toutes les manifestations. L'ayant connu d'assés prés dans ses derniéres années, je l'imagine encore, avec sa bicyclette d'écoligiste, sa calvicie de philosophe et son look de sage, en train de commenter les événements et péripéties, tout en souhaitant une participation directe dans les affaires des gens et du pays. Ce que le régime d'alors, niait à toute personne de l'oppostion et toute personne n'appartenant pas à ses structures. Comme j'aurais aimé qu'il vécu les mois de la révolution et le sentiment de liberté, aussi court soit il, qui avait embaumé l'air de Zarzis. Si Jilani Hafien, paix à ton âme et que Dieu t'accepte dans tes paradis.
jeudi 15 septembre 2016
Portraits et sagesse 55
Mokhtar Oueriemmi
Né en 1912, d'une famille de lettrés et d'érudits en culture réligieuse et par conséquent arabe, il fit ses études dans les kouttebs et termina jusqu'à Tunis où en tant que militant destourien, il fut chargé en 1937 par le bureau politique, de représenter le parti et animer sa lutte pour l'indépendance dans la zone militaire de Zarzis. Il était alosr sécrétaire adjoint de la cellule destourienne de la Goulette Tunis et prit cette décision comme un ordre qu'il se hata à accomplir dans le sud Tunisien. Il avait plusieurs correspondance avec le leader Bourguiba et la résistance relativement organisée, comptait beaucoup sur cette personne forte et décidée. Un travail de sensibilisation et de mobilisation, fut alors engagé par le contact direct, le mouvement des nomades et des marins jusqu'aux iles Kerkennah et la participation directe dans la conjoncture militaire. Il avait une bonne relation avec les militants et les ouriemma de Lybie et du nord du pays, qui lui labouraient sa part de terrain et de recolte à chaque saison pour subvenir aux besoins de la lutte pour l'indépendance. Cette relation permit une grande contribution dans la guerre de résistance Algérienne et le passage des armes et des militants de et pour le Caire. Dans le conflit avec Ben Youssef ou "El amana el amma", il perdit en représailles un parent Si Ali ben Aissa Jahouach tué pendant qu'il moissonnait à Wahmiya. Dés épreuves, qui malgré tout, le laissérent propre et patriote fidéle à la tendance destourienne cummulative des acquis. Pendant l'une des visites de Bourguiba à Zarzis, certains avaient voulus occulter la femme de Belhiba ex caid et l'empécher de rencontrer le président, il intervint avec force et annonça hautement qu'elle est la mére de Mabrouka morte sur le front à Remada avec son mari le martyr Béchir Nébhani. Une personnalité qui n'hésitait pas à rendre justice et se comporter juste tout en laissant une distance avec les affaires douteuses. Aussitôt l'indépendance, il fût félicité par le Bey, par un télégramme de félicitations et tout le monde avait reconnu le rôle important de Si Mokhatar Oueriemmi. A cause de sa culture uniquement arabe ou pour d'autres causes de nettoyage de la scéne, il fut nommé dans l'administration puis délégué dans plusieurs régions. Il était trés juste et l'un de ses voisins de plusieurs années, avaient confimé l'éxtréme rigueur morale et la grande droiture de Si Mokhtar.
Aprés sa retraite, qu'il passa à cultiver ses palmiers et ses oliviers, il assista en spéctateur aux péripéties du sept novembre et la distitution de son leader Bourguiba et sans hésiter, aprés quelques semaines, il alla directement au siége de la délégation et reclama à haute voix le sort de Bourguiba et s'il est en bonne conditions. Un geste de fidélité et de courage sous une dictature naissante et dans de circonstances suspectes. Depuis, vers la fin de sa vie, Boughmiga allait souvent chez lui pour discuter de la période de résistance pendant que Si Mokhtar taillait ses palmiers.
Lors de son décé, en pleine dictature, Boughmiga avec l'accord de Majda, avait voulu faire son "Taabin" sorte de texte compassionnel et biographique, mais ce qu'avait appri Boughmiga plustard, les autorités n'étaient pas d'accord. Toutefois, il écrivit un long texte de soutien et de reconnaissance sous le titre de "le militant est mort, vive le militant" qui passa de la censure et publié dans le journal Al Jazira de Djerba.
En effet, on peut toujours dire, le militant est mort, vive le militant, car il y a encore beaucoup de travail et le pays a encore besoin de braves et de visionnaires. Respect et reconnaissance à Si Mokhtar Oueriemmi, que Dieu l'accepte dans ses paradis.
mardi 13 septembre 2016
Portraits et sagesse 54
Abid Briki
Un enfant du peuple, d'une famille fort pauvre et simple, d'un père décédé trés tôt moaddeb et quelques fois scribe chez un cheikh de Zarzis, Si Abid fit son chemin à la force de ses efforts et son ambition légitime et décidée à s'en sortir. Dés son jeune âge, il avait un caractére juste et revendicatif au point de mettre en pratique des initiatives difficiles quand il rassembla avec les jeunes des livres pour une bibliothéque populaire s'appropria avec eux le savoir, pour un monde meilleur. A partir de Béja, où il enseigna l'arabe en tant que professeur de Lycée, il s'était fait connaitre pour sa ferveur syndicale et son attachement aux valeur de la classe ouvriére. En paralléle avec une activité politique opposante, de gauche et souvent clandestine, il gagna la confiance de ses collégues et la confiance des syndicalistes pour les représenter au niveau régional, puis central. Une réussite, une reconnaissance et une confiance générale, résultant des ses activités dans la lutte estudientines dans le suniversités et sa proximité directe avec l'action politique opposée au régime. Dans un parcours naturel et cumulatif, il acquit sur le terrain une grande expérience en droit syndical et parvint à assurer le poste de sécrétaire adjoint de l'ugtt, dans de conditions trés difficiles et sévéres. Pendant toute cette période, il était en plein dans l'oppositon organique au pouvoir en place et constitua le noyau dur de la centrale, qui composait quelques fois pour amadouer la dictature. Il avait la chance et l'opportunité de défendre des centaines de personnes harcelés ou emprisonnés et parvint à faire employer au moins cinq cents personnes dans le cadre de la marge d'emploi acquise par la centrale. Une marge enlevée à la politique, l'affairisme et le favoritisme d'autrefois, au profit du bon peuple et les démunis. Une orientation que Si Abid Briki, avait assuré parfaitement et selon la crédibilité intellectuel d'un militant syndical, patriote et humaniste. C'était bien lui, qui ramena l'ugtt à son parcours naturel de parrainage et de protection des jeunes diplomés en revolte et les chomeurs du pays. Une lucidité et une lecture, justiciére, responsable et engageante pour touts les syndiqués. Il ne manqua jamais de porter secours aux pauvres, aux démunis, aux cas litigeux et justes, aux prétendants au pélérinage, aux victimes des iniquités... Invité par l'organisation internationale du travail à Beyrouth en 1912, il assura à la perfection l'encadrement du travail syndical dans les pays du golfe et les pays arabes. Une éxpérience supra nationale d'envergure de haute importance, réussie. Ainsi, juste un témoiniage, pour rendre justice à une personne juste, d'un milieu populaire et juste...et lancer un appel de soutien au travail et à la mobilisation générale pour les interrets de la patrie.
Portraits et sagesse 53
Noureddine Labiadh
Ils sont plusieurs, avec ce nom, des amis, mais ici, c'est Noureddine d'El Hichem, une personne de l'enseignement, directeur de l'école des handicappés moteur de Mouensa, qui héberge une cinquantaine de jeunes collectés par un bus de toute la région de Zarzis. Une prise en charge trés convenable qui remplace un rôle que les familles ne sont pas toujours capables de fournir à ses enfants malformés génétiquement. Plusieurs personnes encadrent et assistent cette école et des touristes participent à des visites annuelles. Si Noureddine avait bien travailler à la construction et la mise en marche de cet édifice humanitaire et plusieurs partenaires nippons et allemands avaient fait une sorte de jumelage et parrainage importants. Le petit minibus de l'école fait le tour de Zarzis pour rassembler chaque jour des handicappés que l'ouverture sur leur milieu, leur promixouité entre jeunes et leur assistance sont de rigueur. Avec une nette régression de l'assistance étrangére, l'école tient et fonctionne grâce à l'Etat et la tendance humaniste irrévocable. Grâce aux démarches de Si Noureddine Labiadh, au nom des handicappés moteur de Zarzis, le "Houch Khouildi" a été acheté et reste à sa disposition. C'est une maison tradionnelle à l'achitecture typiquement locale et son propiétaire initial, puisqu'au centre ville, l'utilisait comme bureau de scribe public. Un édifice capable d'abriter un atelier général des traditions de la région, en laine, tapis, feuilles de palmiers...et la dicision de Si Nourddine reste à préciser, malgré sa lassitude aprés plusieurs tentatives d'exploitation rationnelle de cet endroit. Toutefois, on ne peut que dire merci à Si Noureddine Labiadh, au nom de touts les mals lotis génétiquement de Zarzis et pour sa prédisposition humanitaire générale et engagée.
Portraits et sagesse 52
Tahar Zran
Un instituteur connu dans les écoles de Zarzis, d'une famille de lettrés arabo-linéaires, c'est à dire qu'ils n'avaient rien à voir avec les colons, avec cinq fréres tous réussis dont le célébre cinéaste, le journaliste et l'universitaire... Si Taher ou Béchir dans la famille, était particulier et affichait à chaque occasion une différence choquante pour quelques uns mais aussi visionnaire et prématurés pour d'autres. Fonciérememnt rébelle, il se limitait toujours à souligner son désaccord sans entrer d'aucune façon dans le militantisme ou le sectarisme partisan. Depuis sa retraite, il s'installa prés du site historique de Ziane, pour proposer un petit café culturel et une série de tableau déjà éxistante, sur l'histoire contemporaine de Zarzis. Une collection de textes à la main et de photos sur les Accara et les diverses étapes de la région. Il a de belles idées éducatives et culturelles en perspectives et son rôle est trés social et respectueux du local et ses richesses. Il avait aussi joué un grand rôle dans le film de Si Mohamed, vivre ici, et longuement applaudi dans les amphitéatre du Maroc, lors d'une projection. Malgré que la différence reste relative dans touts les sens, et quelques fois nocives pour certains conformistes, bon courage et bonne contunuation culturelle.
lundi 12 septembre 2016
Portraits et sagesse 51
Abderrahman Souei
Plus connu sous le nom de Rahman, il grandit en plein dans la population traditonnelle de la région de Chkirbane, Zarzis, où il s'est fondu dans sa mer, son oasis, ses gens, ses coutumes, ses valeurs, ses rêves et sa sagesse collective. Aprés ses études, il milita dans le parti communiste, puis Ettajdid et enfin El massar avec son ami le regretté Ahmed Brahim. Il était trés actif et en paralléle avec son travail en tant que coiffeur, prefesseur de coiffure, pêcheur, guetteur de Ouzeff, pêcheur à l'épervier...il s'occupait des manifestations politiques et le travail bureautique. Il était et il le reste toujours, un homme de terrain, un homme d'action, que Boughmiga rencontrait dans les endroits déserts et lointains où seuls les highlanders se rencontraient. Malgré ses diverses maladies, il les surmontaient toutes et travillait comme un fou, dans une sorte de thérapise par l'action de terrain et la possession de l'ambiant. Quand il devait aller faire sa chimiothérapie trimestrielle, à Tunis, il reprenait aussitot le travail le lendemain de bonheur comme si de rien n'était. Malgré son option politique suggestive, il fit son pélérinage à la Mecque et jouit d'une grand quiétude morale et intellectuelle. Respect et gratitude, pour son surpassement du soi, son abnégation et son devouement à sa patrie.
Rahman, le Viking de Zarzis.
Il faisait encore noir, quand je me suis arrêté devant le café-boulangerie-épicerie de Chkerbane sur la route vers Bengardane…pour acheter les provisions nécessaires pour un long périple d’une journée de vagabondage dans la région d’El Ketf. De l’eau, du pain, du fromage et un café emporté….mais en descendant de la voiture, j’ai trouvé mon ami Rahman, à me dévisager de ses yeux noirs scintillants au dessus de sa barbe Guivaro-Salafiste et sous son béret de résistant à la Chokri Belaid…visiblement désemparé par le manque de transport vers le lac El Bibane, où il exploite avec un associé, une unité de pêche intra-lagunaire autorisée. Malgré mon intention d’aller vers El Ketf, du coté de la Choucha j’ai répondu aux mouvements de la providence, en accompagnant un ami organiquement militant que je connais depuis très longtemps sur le terrain du combat citoyen et l’action anti fasciste. En effet, notre relation est très ancienne, quand il avait un salon de coiffure, où on jouait aux échecs et discutait politique quand celle-ci était tabou et répréhensible. Notre parcours s’est un peu éloigné quand il avait adhéré aux partis de gauche pendant que je suis resté penseur libre, DonQuichottien et activiste humanitaire et écologique indépendant. Quelques fois, on se rencontrait lors des manifestations culturelles et autres en ville, mais on se croisait surtout sur les plages désertes de Lemsa, là où rares qui se risquaient à se hasarder seuls…comme deux monstres indescriptibles, qui se saluaient de loin…Salut Boughmigaaaaa…..Salut Rahmaaannn… sans s’arrêter, car, chacun de nous était encastré, incrusté, dans son parcours de mouvement et d’action. Avec un effort sur humain, il avait résisté à plusieurs accidents très sérieux de maladies….et brilla de sagesse quand il avait supporté l’accident mortel de son fils, par le sourire stoïque, sa passion de vivre et la foi indéfectible en Dieu. J’étais chaque fois, admiratif, devant sa force et sa détermination à surpasser toutes les difficultés, au point de le voir, se réveiller à trois heures du matin, pour aller se battre avec la mer à Ras Ettrab, à retirer ses filets de pêches, pendant les tempêtes et les intempéries, sur sa petite embarcation de fortune.
Cette fois, quelques années après, pendant que tout le monde vieillit, voilà encore Rahman actif et débordant de vie. Il insista pour m’acheter un café emporté et nous nous dirigeâmes vers le lac El Bibane…pour sauter dans la « Kanouta » à moteur. Bien sur, dans ces conditions de flottaison, de vagues, de retraits des filets, de récolte du poisson, de navigation par les avirons….je n’avais pas beaucoup d’expérience et je ne servis qu’à assurer l’équilibre de l’embarcation par mon poids respectable et quelques fois ramer un peu quand mes deux compagnons étaient submergés par les algues et les crabes dans les filets. Debout, Rahman restait trois heures à déposer ou retirer les filets et chaque fois qu’il voyait un poisson de pris….il chantonnait en guise de signal à son matelot… Terbahhh……et l’autre répondait…..Terbahhh wa Tisssaaadd…dans un air qui correspondait avec le mouvement des vagues et le balancement de la « Kanouta ». Bien sur, le ton et la hauteur de la voix, montaient en fonction de la taille du poisson et l’importance de la prise. De temps en temps, il jetait les poissons dédommagés par les crabes, aux oiseaux marins qui nous entouraient dans l’attente de ces offrandes qu’ils se disputaient longuement dans des vols poursuites amusants. J’en avais compté une quarantaine qui nous survolaient et surveillaient nos mouvements qu’ils connaissaient par instinct et souvent réagissaient à la fraction de seconde au jet de poisson et s’en abstenaient quand le jet est une algue. D’ailleurs, les oiseaux étaient capables de savoir à distance si le poisson jeté était comestible pour eux ou bien impropre à leur consommation et le négligeaient le laissant s’enfoncer dans la mer. J’avais aussi pour tâche de frapper sur les planches à l’aide d’une pierre, pour faire du tapage et envoyer les poissons effrayés dans les filets, ce qui a confirmé son utilité quand on trouvait tout de suite des poissons encore frétillants dans les filets. J’étais toujours surpris par l’endurance de Rahman, qui restait en équilibre pendant quatre heures à travailler dur malgré sa maladie grave, une leucémie qu’il est entrain de traiter par la chimiothérapie et le soir même il devrait aller à Tunis pour une séance à l’hôpital.
En effet, le lendemain, après deux nuits de voyages entre Zarzis Tunis Zarzis et une journée de traitement, Rahman, le superman, le fantôme de la mer, m’avait téléphoné pour un raccompagnement au même endroit pour la même tache, mais cette fois, il avait engagé un autre marin car le premier avait un empêchement familial. Cette fois, la mer du lac était houleuse et les vagues poussées par un vent d’ouest fort, ne ménageaient guère l’embarcation ni ses occupants et je devais faire un grand effort, accroché aux planches, pour maintenir mon équilibre. J’étais encore surpris de la force de mon ami, surtout après un aussi long voyage exténuant et une séance de chimiothérapie…sans dormir, ni se reposer. Cette fois, j’ai du aider en ramant contre les vents, les vagues et les courants pendant que mes amis retiraient les filets et une fois j’ai failli envoyer Rahman dans la mer froide, par un coup de rame brusque, ce qui m’avait valu un coup de gueule de marin. C’était des conditions de tempête et les cotes de Bengardane et d’Ejdaria étaient peu visibles et il nous a fallu beaucoup d’efforts pour localiser les flotteurs indiquant les emplacements des filets au point de les confondre avec celles des autres pêcheurs. A un moment le moteur est tombé en panne et Rahman mis un temps pour le réparer avec des outils de fortune, soit, une pierre utilisée normalement pour le tapage, en guise d’enclume, un clou qu’il fallait casser en deux, un morceau de fer en guise de marteau et le tout sur une embarcation dansante sur une mer houleuse et des mouvements violents.
A terre, après quatre heures de navigation, je sentais encore la terre se balancer autour de moi, mais, avec toujours dans l’esprit, beaucoup, d’admiration, de respect et de solidarité, à mon ami, le véritable surhomme de la mer, Abderrahman Souei, le Viking de Zarzis.
Tirbaaah…..Tirbaaah wa Tissaaad, Si Abderrahman.
« Récompensé par la Baraka, Oui…et tu en es heureux. »
Lihidheb mohsen éco artiste
Zarzis 19.11.2014
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