Cette fois, c'est Si Said Ben Chouika, résistant connu et trés apprécié par ses positions courgeuses dans toutes les étapes de la vie dans la région. Depuis la période de la colonisation, il avait fait de la prison pour des actes de résistance et d'insoumission, ce qui lui permis une personnalité trés forte, qui domine son environnement. Il avait un compement "Nezla" en plein nature au milieu de la région Choucha, où nous l'avons visité en 2004, Willy et moi, juste aprés les instabilités relatives aux terres collectives. Voici, le texte qui avait été écrit autrefois
Nous pénétrâmes lentement
dans cette grande cabane de palmes et de tiges de sorgho tressées. "ça m'a
pris 12 jours pour construire seule cette Nouwala" dit la femme de notre
ami, tout en nous guidant à l'interieur. Trois petits chatons jouaient sous un
lit dans un coin. Quelques ustensiles en terre cuite sont rangés sur un étalage
en bois. L'attirail du thé traditionnel entourait le Kanoun au milieu de
l'espace. Des couffins ça et là pour les provisions et l'une d'entre elles
pendait au milieu du toit par un fil."C'est mon réfrigérateur" a dit fièrement
la dame,"regardez, il y a du poisson encore frais, du lait caillé, du
beurre".
Elle avait la soixantaine,
de taille moyenne et une beauté simple comme la vie, et une présence totale
comme le monde. Elle emplissait l'endroit par son activité, son accueil parfait
sans manières, son verbe juste et son mouvement correspondant avec le temps et
l'espace. Rapidement, elle nous servit des œufs de poules et de dindons, du
lait fermenté, du beurre, des dattes séchées, du fromage de chèvre…et du thé,
le tout sous les exclamations de respect et de plaisir de mon ami Allemand.
"Qu'il soit le bienvenu lui aussi" a-t-elle dit à son sujet "je
reçois souvent des passants dont des Mézigri et je fais de mon mieux pour les nourrir
et aider".
Elle nous raconta, comment elle passe ses
journées à faire paître le troupeau, dans les environs, subvenir aux besoins
des poulaillers et les chiens. La semaine dernière, ils ont organisé la tonte
de moutons, et une fête eu lieu pour laquelle toute la famille est venue de
Zarzis. Elle nous raconta aussi comment elle était déçue de l'incapacité des
nouvelles générations de filles et de femmes, à faire la cuisine avec un feu de
bois, carder la laine, tresser une natte ou assister la naissance d’une brebis.
Elle nous a gentiment
demandé de ne pas la prendre en photo que quand son mari y est aussi. Elle nous
offrit des œufs frais de dinde et de poules, du fromage et du lait fermenté et
nous partîmes avec regret.
Un grand Dindon male avec
son harem, nous barra la route de retour, et il a fallut des klaxons et
vrombissements de moteurs pour dégager la route.
Beaucoup de respect à ces deux personnages de Zarzis, pleins de vie et de sagesse.
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