Borhen Abichou.
Monsieur Boran, pour de bon, à le temps et vogue sa voile avec le vent…surtout quand, il fait parti des gens, qui eurent leur éducation dans la capitale, laissant, nous autres, enfants des paysans, sans perspectives ni plans. Borhen Abichou, Boran le sage, Boran le choux, un homme insolite, différend, dans le bon sens, artiste, rêveur, militant politique, contestataire organique, ne rate jamais une occasion, pour afficher sa position, gauchisant avec un brin d’humanité manifeste. Il passa un bon moment à Zarzis et Djerba à s’escrimer avec les circonstances, à s’accrocher sur les événements, à participer à toutes les manifestations politiques de gauche, à essayer des pratiques artistiques diverses. A un moment, il fit du bon travail de calligraphie scarabesque sur les galets ramassés de la plage de Sidi Kbir. Il avait fait de très belles pièces qui impressionnèrent Boughmiga pour qui il avait offert quelques pièces d’art. Au moment des réfugiés venant de Lybie, Borhen s’activa auprès des organisations de secours et s’engagea pleinement pendant quelques années. Sans vie familiale contraignante, il était totalement libre et comme un bourdon, il vaquait entre Zarzis, Bengardane, Djerba et Tunis, selon l’état de sa santé et ses sauts d’humeur. Cette liberté, le lançait un peu trop et disproportionnellement dans des orientations aussi militantes soient elles, au point de nuire à sa condition d’artiste distrait et créatif. Actuellement, il parait qu’il s’est enfin stabilisé à Tunis, et surtout sur son activité de dessins artistiques sur les galets polis par les vagues de la mer qu’il travaille désormais, sérieusement. Voilà, une identité, un Boran saisissable, une personne créatrice et un artiste né. Bon courage, Si Borhen Abichou.
Lihidheb Mohsen 27.03.18
mardi 27 mars 2018
Portraits et sagesse 138
Borhen Abichou.
Monsieur Boran, pour de bon, à le temps et vogue sa voile avec le vent…surtout quand, il fait parti des gens, qui eurent leur éducation dans la capitale, laissant, nous autres, enfants des paysans, sans perspectives ni plans. Borhen Abichou, Boran le sage, Boran le choux, un homme insolite, différend, dans le bon sens, artiste, rêveur, militant politique, contestataire organique, ne rate jamais une occasion, pour afficher sa position, gauchisant avec un brin d’humanité manifeste. Il passa un bon moment à Zarzis et Djerba à s’escrimer avec les circonstances, à s’accrocher sur les événements, à participer à toutes les manifestations politiques de gauche, à essayer des pratiques artistiques diverses. A un moment, il fit du bon travail de calligraphie scarabesque sur les galets ramassés de la plage de Sidi Kbir. Il avait fait de très belles pièces qui impressionnèrent Boughmiga pour qui il avait offert quelques pièces d’art. Au moment des réfugiés venant de Lybie, Borhen s’activa auprès des organisations de secours et s’engagea pleinement pendant quelques années. Sans vie familiale contraignante, il était totalement libre et comme un bourdon, il vaquait entre Zarzis, Bengardane, Djerba et Tunis, selon l’état de sa santé et ses sauts d’humeur. Cette liberté, le lançait un peu trop et disproportionnellement dans des orientations aussi militantes soient elles, au point de nuire à sa condition d’artiste distrait et créatif. Actuellement, il parait qu’il s’est enfin stabilisé à Tunis, et surtout sur son activité de dessins artistiques sur les galets polis par les vagues de la mer qu’il travaille désormais, sérieusement. Voilà, une identité, un Boran saisissable, une personne créatrice et un artiste né. Bon courage, Si Borhen Abichou.
Lihidheb Mohsen 27.03.18
Portraits et sagesse 137
Portraits et sagesse 136
Le repos fixe, du guerrier.
mercredi 21 mars 2018
Portraits et sagesse 135
Portraits et sagesse 134
lundi 12 mars 2018
Portraits et sagesse 133
Ridha Bourguiba : De la région Errajaa de Zarzis, Si Ridha Bourguiba était un professeur d’arabe, mais vu sa compétence en droit administratif et en législation associative, il fut détaché auprès du siège de gouvernorat de Médenine, où il s’acquitta de sa tâche à merveille. De prime abord, le poste était politique, ce qui ne pouvait être contesté par liberté d’opinion, mais, en réalité, l’attitude de Si Ridha était très sérieuse, tolérante et assista plusieurs associations d’opposition et des partis politiques de gauche aussi, dans leurs recherches de la légalité. Il avait aidé les démocrates socialistes, les pans arabes et les divers partis d’opposition de Bengardane, Zarzis, Djerba, Médenine et Tataouine, aussi de façade étaient ils, afin d’obtenir la légalité de l’action politique. D’ailleurs, c’était dans ce contexte que Boughmiga fit sa connaissance, quand il lui téléphonait chaque quinzaine demandant des agréments impossibles pour ses demandes de syndicat d’initiative, d’association pour la mémoire de la mer et de l’homme ou une association de prévention du suicide « SOS personnes en dangers ». A chaque fois, Si Ridha même s’il savait qu’il avait affaire à l’opposant le plus radical et têtu, il garda un professionnalisme rigoureux et une amabilité humaine. Même s’il savait que Boughmiga n’avait pas froid aux yeux et ne se comportait pas du tout comme locataire dans ce bled, il garda toujours une retenu de rigueur et afficha une amabilité effective. Il parait qu’il avait traité plusieurs dossiers d’assistance aux sans emplois et postulants aux petits projets, mais aussitôt la dite révolution de 1911, plusieurs d’entre eux le harcelèrent étroitement sur le lieu de son travail. Une animosité de groupe, qui affecta irrémédiablement la santé physique et morale de Si Ridha Bourguiba, au point de le voir défaillir progressivement et finir auprès de son créateur. Que Dieu te rende justice, paix à ton âme, Si Ridha.
Lihidheb Mohsen 12.03.18
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