dimanche 12 janvier 2020

Gabès. Economie bleue.

Du dix au treize janvier 2020, le fond mondial pour la nature Tunisie, organisa un forum pour l’économie bleue, dans les immenses locaux de la foire internationale de Gabès. Une cinquantaine de participants avaient meublé les stands, sur les techniques de pêche, les produits locaux, les diverses associations et leurs activités, les artisans des produits naturels, les protecteurs des tortus marines et des oiseaux…dans une ambiance dynamique qui avait intégré les interventions, conférences et projections dans ce climat festif de foire. Son excellence Monsieur le gouverneur de Gabès, avait visité touts les stands avec un groupe motivés à la cause environnementale. Trois films importants avaient été projeté sur l’écran géant et le public était visiblement très sensible aux thèmes de pollution et de l’invasion du plastique. Des discussions de « Panda talk », avaient eu lieu avec succès. Sur invitation, l’action mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, avait participé par un stand de photos relatant les péripéties, les thèmes et les combats écologiques et humains depuis vingt six ans. Un effort colossal que Boughmiga avait fait, en déplaçant les supports de son « musée » espace écologique. Toutefois, il avait aussi recommandé ses films documentaires écologiques sur la mer, disponibles sur le YouTube, pour d’éventuelles projections. Un public nombreux, avait honoré ce forum sur l’économie bleu, visant à des activités propres, intégrées et durables avec la mer, et en particulier, le golfe de Gabés de Mahdia à Zarzis. Lihidheb Mohsen 11.01.20

lundi 23 décembre 2019

L'élan citoyen de Zarzis

Depuis ladite révolution, le citoyen Tunisien, tergiversa de droite à gauche, pour se voir dans un comportemental populaire de gestion collective de la cause commune, où chacun faisait de son mieux sans condition ni restriction, limité seulement par la convivialité et le devoir communautaire qui est la base des espaces humains plus grands. En effet, tout le monde s’attela à ce qu’il fallait faire, sans attendre l’intervention paternaliste de l’Etat, ni le dictat des organismes. Des mois et des mois passèrent sur cette solidarité naturelle au point de voir combien les structures dites « officielles » étaient en vérité une entrave fixiste du devenir et de la gestion commune. Boughmiga, devant l’avance des forces politiciennes de gauche et de droite sur la place publique, dénonça cette hégémonie traditionnelle dans touts les pays et indigne à une révolution percutante comme celle de notre pays. Comme il avait prévenu des dictats de la droite et de la gauche, il avait aussi dénoncé l’éventualité du partisanat politique, qui se concrétisa, malheureusement progressivement, hypothéquant la cause commune dans des dizaines de partis politiques séniles et rétrogrades. De ce bain de foule, de ce brain storming social, de cet élan saboté par les arrivistes de tout bord, resta au moins au fond du cumul comportemental, un embryon d’élan citoyen qui ne cesse de se manifester ça et là. Des associations et festivals à Chkerbane, à El Hichem, à Hammam Msaddak, à El Mouensa, à Rsiffet, à Hassi Jerbi, à Chammakh, à Bennana, à Beni Ftaiel, à Souihel 1 rondpoint Sonia, à Alouane et Makhkhadha « depuis des années » … qui font leur petit chemin d’édification de la mémoire collective contemporaine et le devenir moderne commun. Lihidheb Mohsen éco artiste 22.12.19

vendredi 20 décembre 2019

Au pays des records.

Au pays des chimères, des rêves irréalisables, des cauchemars redondants, de la répétition des déchéances à bout portant, de la promptitude paradoxale, du laxisme maladif, du corporatisme ilotier, de l’inexistence de l’autre…et de l’incohérence comportementale caractérisée…il a fallut que je stationne ma tire pour quelques minutes avant de monter au dentiste sur rendez-vous, pour que les autorités municipales lui mettent des sabots pour cette contravention exagérée. Une rapidité de l’action, qui avait été dédoubler quand j’avais trouvé le numéro du le billet de la pénalité de trente dinars sur le parebrise, et il avait fallut juste trois minutes pour voir l’arrivé des agents et le déverrouillage de la roue contre le payement. Quelle merveille, quel professionnalisme, quelle célérité, quel service exemplaire…. Mais en contrepartie, au pays des chimères, des cauchemars redondants…malgré mes contestations, mes écrits, mes dénonciations sur le net…le levé de la poubelle qui devrait se faire chaque jour, se fait attendre depuis trois semaines…. Ainsi, devant ces exemples de compétences déplacées, de ce laxisme caractérisé là où il ne fallait pas, on ne peut qu’inviter nos concitoyens, à la lucidité, à la tempérance, à la conséquence et au comportement citoyen…durable. Lihidheb Mohsen 20.12.19

mardi 17 décembre 2019

Cri d'alerte à l'éducation

Cette fois, juste en face de la ville de Zarzis, c’était sur le bord des canaux marins qui desservaient les salines en eau de mer, que j’ai constaté une camionnette frigo en train de vider une grande quantité de plastique industriel, en plein dans le lac salé. Le chauffeur, pollueur, était bien fringué et paraissait un fonctionnaire irresponsable sur le plan écologique. Je n’ai pu prendre le numéro de l’engin ni de photo, mais à travers les rejets il serait facile de reconnaitre les auteurs de cet incident et faire en sorte pour que les dépôts des déchets se fassent dans les endroits appropriés et fixés par la mairie. « Inchallah ». Au bout de l’autre canal de déversement des eaux dans la mer, un monticule important était déposé aussi au hasard, comportant des vêtements et des objets divers, y compris, les cahiers, les livres, les tests, les ardoises et les dossiers éducatifs d’un écolier avec son nom et le nom de son cousin. Ayant avisé le lendemain, soit aujourd’hui, la police de l’environnement, elle avait pris la chose en charge et me conseilla de l’aviser à chaque remarque de ce genre de comportements peu citoyens. Un véritable cri d’alerte en face des éducateurs, des élèves, du corps enseignant, des parents, des pédagogues, des auteurs des livres, des élus, des autorités locales et de la conscience collective, qui se prétend vainement, citoyenne et responsable. Pour Une éducation meilleure et un environnement propre. Lihidheb Mohsen 16.12.19 Action mémoire de la mer et de l’homme.

mardi 10 décembre 2019

Djerba Zarzis, prix Nobel de la paix.

Depuis quelques temps, plusieurs personnalités importantes parlent du prix Nobel pour certaines personnes de Zarzis et de la Tunisie. Malgré le fait que le comportement des individus et des groupes, ne sont pas facilement appréciables et évaluables, il y a bien un élan durable de paix et d’humanité, confirmés dans le comportement collectif. Sur ce, de son coté Boughmiga le néandertalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, envisagea cette éventualité ainsi que celle de la candidature inachevée aux élections, juste pour la sensibilisation de l’opinion publique locale et mondiale, aux problèmes de l’heure. En effet, la région du sud, était toujours un havre de paix, un foyer d’hospitalité et un exemple de convivialité et de respect de la différence. Il suffirait de lire dans l’histoire contemporaine pour voir les ruées de réfugiés partant de la Libye en 1911, les années trente et 2011, accueillis comme il se doit, dans un climat d’acceptation et de vivre ensemble. Pour Djerba, on ne peut oublier la diversité ethnique et culturelle, entre Arabes, Amazighes, Juifs, Ibadites, Chrétiens, Grecs, Maltais…et une affluence touristique de partout le monde. Une quiétude sociale, qui fit de l’Île, inéluctablement, un grand musée ouvert mettant en relief toutes les périodes de l’évolution humaine. Il faut aussi admettre, que Djerba, cultiva, avec les oliviers, les dattiers, les pommiers, les techniques de poterie, l’adresse au tissage et l’exploitation de la mer…une sagesse acquise et confirmée. Partant du fait, que c’est toujours l’homme qui est souvent actif, dirigeant et influent sur son environnement ou au moins la lecture de la tendance, on ne peut oublier les actes de bravoure et d’humanité que firent les pêcheurs de Zarzis envers les migrants en difficultés en mer. Des gestes naturels de secours sur toute la période et par toutes leurs embarcations. De son coté, Chams Eddine Marzouk, qui travaillait quelques fois en tant que pêcheur, chauffeur de Taxi, volontaire à la croissant rouge Tunisienne, avait aussi vécu toute la période du camp des réfugiés la Choucha. Une amitié avec les déplacés, qui l’avait touché profondément surtout quand il travaillait et dormait dans le camp, au point de partager les valeurs culturelles avec les Africains, dans leurs fêtes, manifestations, traditions et valeurs. Cet apport qualitatif, influa sa personnalité et resta toujours enclin à aider et accompagner la migration clandestine. D’ailleurs sa participation à l’enterrement des victimes des traversées de la mer, avec les braves agents de la municipalité, la protection civile et la couverture active de la croissant rouge, était très sincère et humaine. Quant à Lihidheb Mohsen ou Boughmiga le néanderthalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, artiste, poète, écrivain, intellectuel organique, écologue, écrivain, polyglotte, président de l’association des amis du livre, blogueur…, avait aussi accompagné le problème de la migration clandestine depuis 1995, quand il commença à trouver les objets et les corps des victimes rejetés par la mer. Malgré le fait que son action était globale et environnementale, l’écologie humaine fît désormais partie de ses préoccupations et dénonça très fort ce drame dans sa poésie, ses assemblages artistiques, ses textes, ses photos, à la radio, dans les écoles et dans plusieurs films documentaires. Quand il avait demandé aux autorités de savoir comment on enterrait les corps qu’il leur annonçait, pour voir si on leur prenait des photos, des identifiants, de l’Adn, une datation…on avait refusé sèchement en le menaçant très fort. Toutefois, quand il trouvait des membres humains disloqués, que les instances ne venaient pas prendre, Boughmiga pris l’initiative de choisir un bel endroit sur une colline au bord de la mer et les enterra dignement, comme il se doit, avec un témoin, une prière universelle et un respect inconditionnel à leurs croyances. Bien sûr, dans son espace écologique « musée », les milliers d’objets des migrants victimes, avaient pris progressivement de la place, pour devenir un grand mémorial de respect de la dignité humaine. Le grand tas de six milles chaussures, comme autrefois à Auschwitz, invite impérativement encore, à réfléchir sur la violence en vigueur. Ce comportemental individuel et collectif, était certainement le fruit de l’élan de la région, vers l’humilité, le combat pour la survie et la prédisposition à la convivialité et le partage. Il suffit de voir comment le Djerbien, pour diversifier les ressources, avait investi une partie du monde, par son commerce équitable et ses bonnes relations sociales. Pendant que le Akkeri, habitant de Zarzis, transformait sur des décennies, les éponges des îles Kerkennah en oliveraie verdoyant dans sa presqu’île. Un prix, qui pourrait sensibiliser les preneurs de décisions et les autres, contre le mépris et la violence envers les pauvres, la nature et le vivant. Lihidheb Mohsen 10.12.19

jeudi 21 novembre 2019

Journée de l'enfant de Zarzis et du monde.

Célébrant la journée de l’enfant, du 20 Novembre, en plus d’autres activités culturelles et éducatives, les élèves de l’école primaire de Souihel, Zarzis, avaient organisé une visite en masse, à l’espace écologique Mémoire de la mer et de l’homme, pour commémorer l’évènement et joindre enfance et environnement, pour un monde meilleur. Ils étaient nombreux, une bonne centaine, pleins d’énergie, rayonnants d’activité et de dynamisme et Si Mohamed Baaroun, leur instituteur, seul encadreur sur place, faisait son mieux, pour les diriger et protéger des dangers de la route. Des filles, des garçons, se busculaient à l’entrée du « musée » écologique, pour aller se placer autours de la configuration géante de l’espace tout en portant des écriteaux portant des slogans divers. « Je laisse ma classe propre », « nettoyer son environnement est la base de la bonne vie », « nous avons droit à une école propre », « A chaque enfant son droit à l’école », « il faut garder une école propre », « un environnement propre veut dire une belle vie », « On veut des toilettes propres SVP. », « une bonne éducation assure une réussite dans la visociale. », « La protection de l’environnement est notre devoir commun. », « Droit à l’éducation. », « Nous sommes les enfants, génération de demain. », « droit aux enfants des refugiés à l’abri et la scolarité. », « chaque personne a le droit de vivre dans un environnement propre. »… Aussitôt un bon débat avait été échangé sur l’événement de la journée et la condition des enfants en général. Plusieurs avaient poser des questions pertinentes qui avaient surpris même leur instituteur. Boughmiga avait expliqué la configuration artistique géante assemblée à même la terre, que certains d’entre eux, avaient aidé à la construire, lors de leur dernière visite, à l’occasion de la journée du réchauffement climatique. Il leur avait demandé de trouver parmi les objets entreposés autours de l’espace, de trouver des additifs, qui pourraient donner encore plus une signification supplémentaire. Après de longues discussions, on opta pour mettre des casques de travailleurs pétroliers en offshore, autours de l’équateur pour simuler la ceinture de la soldatesque économique défendant outrageusement les pays du nord. Bien sûr, tout en évitant de parler de détails, sur cette inégalité, il suffisait de la souligner sans amertume ni animosité vis-à-vis de quiconque. Il avait été dit que si l’envie ou la nécessité invitait à partir vers l’occident, que se serait dans le cadre légal et un aboutissement scolaire ou une réussite sociale. Après plusieurs questions réponses, il leur avait été dit, que leurs droits sont garantis, que leur engagement pour la justice et l’environnement sont appréciables et que le monde leur appartient, il suffirait de le traiter convenablement pour réussir avec. Dans l’espace couvert du « musée », il fallait les recevoir en groupes, pour pouvoir répondre à leurs questionnements tout en évitant de parler de certaines cotés de la migration clandestine et ses drames. Qu’ils soient les bienvenus quand ils le veulent, avec un grand merci à leur école, leur instituteur…pour un beau pays et monde meilleur. Lihidheb Mohsen « Boughmiga le néandertalien » 20.11.19

samedi 2 novembre 2019

Portraits et sagesse 150

Madame Abla Briki Lihidheb, fille d’une famille modeste et intègre de la région de Zarzis, était fonctionnaire à la poste Tunisienne depuis 1981, où elle avait fait trente-neuf ans de service non-stop, dans des conditions quelques fois très difficiles, vue la conjoncture politique et les stupides contraintes humaines. En effet, mariée au collègue Lihidheb Mohsen, « Boughmiga », opposant politique, activiste écologique, journaliste d’investigation et élément insaisissable et dénonciateur de tous les dépassements des anciens régimes, elle en eut plusieurs répercussions fâcheuses juste du fait qu’elle soit sa compagne. Ainsi, elle entra dans une famille nombreuse et des conditions difficiles armée par son élan de bonne éducation familiale et l'intégration. Il faut dire aussi, que son application au travail, sa rapidité et le respect des clients que ce soit à Chammakh, Souihel et Zarzis, lui avaient fait aussi des mécontents. Il faut aussi, reconnaitre que seul cet en engagement au travail, avait permis au couple de s’en sortir et de passer outre les persécutions, le lynchage et les machinations administratives et politiques. Ayant fait une vingtaine d’années aux guichets de la poste de Zarzis, Abla était toujours très loin devant les autres agents des autres postes de travail avec la clientèle, par le nombre d’opérations et le minimum d’erreurs. Mais quand elle a un déficit par exemple ou un problème professionnel mineur, elle passe toute la nuit suivante à penser et à se morfondre, tant son esprit consciencieux était en alerte. Quand elle avait pris en charge l'agence des colis postaux de Zarzis, elle assura le service pendant presque une quinzaine d’années toute seule, faisant le travail de trois personnes au moins, au point de se trouver occupé par les activités sans avoir le temps de boire de l’eau de la bouteille qu’elle amenait avec elle. Elle faisait en même temps, le guichetier, le comptable, le manutentionnaire et le chef centre au point que lors de ses sorties en congé, elle devait retravailler toute la période de son absence, les documents cumulés à cause de la quantité de travail pour les remplaçants non habitués au rythme. Pour Abla toutes les périodes étaient difficiles, supporter un mari comportementalement extravagant, opposant notoire, pauvre et organiquement entêté, intellectuel marginal, libre penseur et foncièrement contestataire, avec des parents et beaucoup de frères et sœurs, une activité écologique parallèle extra sociale et avant gardiste…en plus, elle devait se lever chaque jour à cinq heures du matin, pour lire le coran, faire ses prières et s’occuper de la maison, des enfants, de la cuisine, aller au travail, revenir s’occuper de la maison, aller au travail, faire la cuisine pour tout le monde, aider les enfants dans leurs révisions….pour dormir à dix heures du soir. Mais comme elle était exemplaire en tant que mère de famille, dans son travail, dans la grande famille…elle avait bien accompagné la vieillesse et la maladie de sa propre Maman Kemla, comme elle l’avait fait avec sa belle-mère Mabrouka, la maman de Boughmiga. Il faut dire, que dans le tumulte, la recherche de l’équilibre des extrémités, elle et Boughmiga avaient réussi à donner aux enfants, Youssef, Nadia et Dhaou, une éducation suffisante et surtout les contours de la personnalité intègre, lucide, humaine et serviable. Une carrière réussie, lucide, responsable, avec ses problèmes, ses vicissitudes sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali. Il faut rappeler qu’elle subissait des harcèlements parce qu’elle avait un mari contestataire, un frère syndicaliste et une droiture totale. Après ladite révolution, elle endura toujours l’exploitation au travail à outrance, pendant que d’autres partisans politiques étaient honorés en tant que des fonctionnaires soi-disant exemplaires proches de certains partis. Elle était bien touchée par cette partialité flagrante, sans se laisser déranger par ce comportemental médiocre. Boughmiga le néanderthalien, son conjoint, qu’elle avait aidé indirectement mais fondamentalement à réussir son action écologique mémoire de la mer et de l’homme depuis vingt-six ans, et malgré sa sévérité rigoureuse pour faire le profil des personnes, ne peut que remercier Madame Abla, pour ce qu’elle était. Par la même occasion, il ne peut que souligner la bonne éducation qu’elle avait reçu de son père Si Belgacem grand Meddeb, ses frères Ali, Habib et Abid, ainsi que l’apport incontestable de culture locale de la part de sa tante Slima, une merveilleuse personne d’après Abla, pleine de contes, d’optimisme et d’amour à la vie. Lihidheb Mohsen 02.11.19