vendredi 7 janvier 2022

Les enfants face au temps.

 

 





Ils avaient commémoré, l’arbre du Ténéré,

De la grande forêt du désert, le dernier,

Qui marquait la piste aux randonneurs,

Aux caravanes de bétail et dromadaires.

Devant cette triste finitude,

Les enfants après leurs études,

Participèrent à l’installation,

Mettant les mains dans la formation.

Avec les objets récupérés de la mer,

Des bouées et des bouteilles en verre,

Pour des couleurs pour les feuilles vertes,

Et le tronc sur une terre déserte.

Un symbole qui les poussa à s’engager,

A replanter des arbres partout,

Les irriguer et les suivre jusqu’au bout,

Pour rendre à la nature sa santé.

Ainsi, comme on le voit, en face,

Des milliers de jeunes se déplacent,

A cause du réchauffement climatique,

De la faim, des conflits tragiques,

Et les conditions pauvres et iniques,

Vers le mirage du nord magnifique.

Ils passent des années, d’étapes en étapes,

Pour arriver à la cote et traverser,

Sur des embarcations vétustes, la méditerranée,

Dans des conditions de périls, et risques d’arnaque.

Comme l’arbre du Ténéré, a droit à la vie,

Les migrants aussi, ont droit au bien être, sans haine,

Pour peupler la terre, de paysages fleuris,

Et participer ainsi, à la civilisation humaine.

Que vivent les jeunes et les vieux, militants,

Soucieux de la nature et de l’ambiant,

Ceux qui se préoccupent des migrants,

Solidaires, compréhensifs et humains.

 

Lihidheb Mohsen éco artiste 07.01.2022

mercredi 5 janvier 2022

Zarzis, le sentier des âges....

 




 Comme ils doivent se tortiller,

Dans leurs tombes recroquevillés,

Les esclaves Romains par centaines,

Qui vers l’immense tripolitaine,

Bâtirent des sentiers de communications,

Entre les peuples colonisés d’antan.

Il est encore visible à Alouane,

Ce chemin aussi grand que l’actuel,

Servait surement au cheval,

Et aux traits des vaches et des ânes.

Voilà-t-il, depuis, on n’a pas fait grand-chose,

Stoïques, béats et moroses,

On continue notre bout de chemin,

Vers un prédéfini destin.

Il aurait été injuste d’exiger maintenant,

De grandes pyramides et des théâtres géants,

Des murs de chine qui renaissent encore,

Ou des esclaves révoltés et gladiateurs….

Mais il aurait suffi, d’avoir une paix durable,

De développer la sagesse humaine,

D’éradiquer maladie et pauvreté pérennes,

Pour permettre à tous, une vie agréable.

Alors, voilà, la piste que firent les géants d’autrefois,

Que certains détruisent tout au long du lac salé,

Laissant notre mémoire faillible en émoi,

Et notre devoir et apports, nettement incomplets.

 

Lihidheb Mohsen éco artiste

Mémoire de la mer et de l’homme 05.01.2022

mardi 28 décembre 2021

Djerba la douce....

 Nul ne peut imaginer ce que va être dit, dans cet écrit, et lors de cet évènement, long, sur plusieurs années, quand une Autrichienne, intellectuelle et écrivaine, vint à plusieurs reprises, à Zarzis et Djerba, et accompagna à plusieurs reprises Boughmiga, dans ses sorties vers la mer et souvent vers le désert. Elle vient de lui 


envoyer un mail puis deux livres par la poste, qu'elle avait publié dernièrement. Dans "Djerba la douce", Boughmiga avait accompagné le conte réel, ainsi que le fond spirituel de "Rommel, Stille" soit Rommel, Silence". En plus de ces écrits, fruits de cette amitié fraternelle entre une nordique et homme du désert, Boughmiga avait aussi écrits quelques textes littéraires au sujet d'un assemblage étrange, entre deux personnes aux références humanistes écologiques, activistes d'un coté et littéraire, historiciste du médiéval de Malte, ecclésiastique...de l'autre, assis dans un café de Hara Sghira, et parlant de l'histoire universelle dans la langue de Goethe et de Nietzsche. Des extrêmes en mouvement, dans les esprits d'individus, mures et réfléchis sur la cause commune. 

dimanche 26 décembre 2021

La question...tardive.

 

               


  


Il a fallu attendre vingt ans, pour qu’une fillette de dix ans, la pose, la question, lors d’une pose, dans l’espace écologique mémoire de la mer et de l’homme. C’était un groupe d’enfants, amené par Si Anis Mtimet, de la région Sahbi et Oukheyatt, pour les remercier de leurs efforts de nettoyage la matinée dans la périphérie de ces régions. De son coté, Zineb et son groupe, leur avait rendu visite sur place, pour les supporter et participer à cette action civique. Il en était ainsi dans un climat de bénévolat et d’engagement, des enfants et des activistes. Sans prévenir, ils firent la visite dudit musée, cet après-midi, des filles et des garçons, d’âges différents et de motivation commune. Ils avaient posé énormément de questions à Boughmiga, au point de remarquer et dire, que cette énergie, n’avait pas été constaté auparavant parmi les visiteurs. Ils avaient tenu bon de prendre des ampoules géantes provenant de la mer, pour les entreposer dans leurs écoles. Trois d’entre elles avaient été donné à trois enfants de trois écoles différentes. Un très bon souvenir, un beau passage, mais la question que Boughmiga attendait depuis vingt ans, avait été posé par une petite fille dans savoir la dimension de son effet sur lui. Il se fait qu’au début du millénaire, la télévision nationale à travers son antenne de Tataouine, avait fait un reportage filmé sur l’action et le musée qu’il avait transmis lors du journal télévisé de sept heures du soir. Bien sûr, la plupart des citoyens Tunisiens l’avait vu et leur a plu énormément. L’année suivante, lors d’une pluie diluvienne, avec de la grêle, Boughmiga était surpris que personne ne s’était inquiété sur le sort des bouteilles en verres et les ampoules espérant recevoir un coup de fil à ce sujet. Mais voilà, l’inquiétude dura vingt ans, pour qu’aujourd’hui, ladite fille, demanda « qu’arrivera-t-il aux objets en verre quand il pleuve fort et surtout qu’il y a la grêle ». Voilà, Boughmiga lui affirma que les objets résistent, bien, aux intempéries, tout en souhaitant, que la résistance des esprits pour les causes écologiques et humaines, le soit bien moins.

vendredi 24 décembre 2021

Discussions, sur la migration à Zarzis.





 "Horga" un film documentaire avait été projeté dans l'amphithéâtre de la maison de culture de Zarzis, avec la participation active de les associations Tunibless, les médecins du monde et la coopération Allemande GIZ... avec la présence d'un bon nombre de jeunes et des activistes dans la société civile. Après la vision d'une partie du drame de la migration clandestine, le débats était vivant et plusieurs témoignages douloureux furent relatés. L'un des jeunes du film, était présent et son témoignage résume tout le drame. Il était parti vers l'Europe où il fut mis dans un cadre de formation en Allemagne, mais la conjoncture et les fréquentations l'avaient rapidement marginalisé de sa formation et sa carrière. Revenu au bled il recommença encore une fois la, qui  tentation à partir de la Turquie, qui ne réussi pas encore. Meurtris par le souvenir d'une nuit passée à la frontière Bosniaque, il ne veut plus de l'occident et décida de s'intégrer en Tunisie par touts les moyens. Dans ce sens, grâce à sa formation initiale en Allemagne, il constitua un dossier afin d'avoir une aide pour son projet agricole, mais quand il s'attendait à recevoir des fonds offerts à cet effet par un organisme Germanique, un membre de la comité régionale, refusa son dossier, du fait, qu'il appartient à un gouvernorat limitrophe et non de celle organise la distribution des aides financières aux projets. Une situation grave, qui explique en elle même les raisons de la migrations clandestine, qui se répètent dans la résolution même de ce drame. Un cas grave d'inconséquence et d'abus, lors de l'affectation des fonds offerts par les amis occidentaux. 

C'était grâce à ce documentaire, que les problèmes avaient été soulevé dans les discussions, vers une prise de conscience collective

lundi 15 novembre 2021

Mémorial pour l'arbre du Ténéré.

 



                  





Il a fallu que la mémoire de la mer et de l’homme, dans son volet artistique, s’attela à représenter l’arbre du Ténéré, dans un grand assemblage d’objets provenant de la mer, et ce, au milieu de l’espace du musée écologique. Un arbre qui vient de disparaitre, effassant ainsi la dernière trace d’une végétation sauvage couvrant autrefois, le désert du Sahara. Pour ne pas pleurer le dernier humain de l’espèce, ou le dernier arbre de la forêt, ou encore l’extinction de n’importe quel vivant sur terre, il faudrait dénoncer dés le début, les agressions contre la nature et le vivant. Laissant l’approche dans le symbolique, la disparition de cette forme de vie dans un milieu immense de sécheresse et de vide, est en train d’arriver dans toutes les régions de la terre et comme le monde commence par chez nous, la régression et la déchéance sont visibles à l’œil nu. Ne citant que notre ville, Zarzis, qui aurait perdu une quarantaine de milliers de palmiers, à cause de l’urbanisation anarchique, quatre cent km linéaires de haies de cactus et d’agaves, à cause des murs en bétons et l’asphaltage des routes, des dizaines d’hectares de terres réservés à la culture irriguée des sorgos, des carottes, des luzernes et des légumes, à cause de la fermeture des puits artésiens et la transformation de la vocation sociale vers le consumérise, la canalisation machiavélique des milliers d’ouvriers jeunes et robustes vers la reconstruction de l’Europe, alors qu’ils devaient participer à l’essor du bled…. Avec bien d’autres éléments, la situation se répercuta essentiellement sur la nature, sans les moindres possibilités de redressement ou même de limitation des dégâts. Hélas, le souvenir d’une vie intégrée dans son milieu naturel, le souvenir du dernier arbre du désert, ont poussé à faire ce mémorial, de prise de conscience et d’engagement, pour le reboisement, la reconstruction des éléments de la vie et la lutte contre tout ce qui pourrait nuire à la nature. De ce fait, les enfants mêmes qui avaient assisté l’artiste Boughmiga à finir la configuration, les voilà encore, lors de la journée de l’arbre, entrain de planter des arbres sur la colline du village. Un précédent, qui d’après les partenaires comme la mairie et l’association du développement global de Souihel, serait hebdomadaire et chaque dimanche matin, des actions de reboisement et de nettoyage seraient entreprises.

                    Ainsi, comme on le sait, ou plutôt on ne le sait pas, l’oubli est la principale tare de l’être humain et pour cela, l’action mémoire de la mer et de l’homme n’oublie pas et dresse ce mémorial, d’art de la terre, pour la terre des hommes et du vivant.

                          Lihidheb Mohsen éco artiste 14.11.2021

mercredi 10 novembre 2021

Portraits et sagesse 157

                   


Qui ne connait pas Sayah Badar, Sahmimi, Sidi Saad Souihel, un citoyen des plus modestes, des plus sages et des plus convivial. Avec sa petite gargote comme la grotte des philosophes d'antan, il servait ses semblables à très petit prix, avec une bonne qualité et un soin méticuleux. Un peu mal entendant, il avait toujours le sourire sur la bouche et dans les yeux. Heureux comme il est, satisfait, stoïque, contemplatif, se limitait toujours à vendre quelques baguettes garnis pour les quelques clients, sans vouloir agrandir et s'enrichir par son petit projet de paysan honnête. Comme on peut le voir,  pour un aussi grand casse croute, il se contentait d'un dinars, soit 0,33 Euro et beaucoup de baraka. Il y avait du thon, de l'harissa, des olives, du piment conservé et une bonne saveur biologique à cent pour cent. D'ailleurs sur les murs de sa boutique, plusieurs photos d'une équipe de football favorite et celles de témoignages en Allemand, d'une famille qui louait sa sagesse et son intégrité. Ainsi, du bon peuple au bon peuple, sans intelligence artificielle ni félonie. Allez y, doucement, à son rythme et sa satisfaction....des hommes biens.